(Internet en ce temps là…)
En feuilletant mon agenda de l’année 2000, j’ai retrouvé mes
login et mot de passe de l’époque Oreka. J’avais souscrit à l’offre
gratuite de 6 h/mois qui venait en complément de mon abonnement. En 1999 je surfais depuis chez moi avec un forfait tout compris de 30 h/mois
pour la modique somme de 155 fr.
30 h… Dire que j’ai pu un jour m’en satisfaire. Qui donc peut bien se souvenir d'Oreka aujourd’hui ?
30 h… Dire que j’ai pu un jour m’en satisfaire. Qui donc peut bien se souvenir d'Oreka aujourd’hui ?
C’était le bon temps ou pour avoir une connexion Internet bas débit (56 k) merdique/merdeuse, peu stable de surcroît, il était indispensable de ne pas avoir la flemme olympique, de pédaler d’arrache-pied ou d’être proche d’un Lance Armstrong encore inconnu au bataillon du Tour de France, et qu’il accepte de s’entraîner dans le sous-sol pour doper la connexion Internet. Soit…
En 2001 les premiers abonnements illimités arrivèrent sur le marché. J’avais connu ce fournisseur d’accès aux Etats-Unis et j’en étais plutôt satisfaite, dans ce cas pourquoi changer une équipe qui gagne ? Et même si Bidule France était bien moins performant que Bidule US, qu’importe, je surfais tout de même sur la vague de l’illimité.
Ces forfaits furent les bienvenus, attendus comme le messie par les abonnés et ce malgré un débit riquiqui pas du tout maousse costaud puisqu’il fallait deux bonnes minutes pour ouvrir une page contenant plus de quatre images. Les 30 heures par mois fondaient comme neige au soleil. Je ne vous parle même pas de l’incommensurable galère quotidienne pour se connecter. Trouver LE serveur relevait du parcours du combattant et demandait une patience à toute épreuve, le succès de l’offre dépassant largement les espérances du FAI, il était constamment occupé.
In fine, c’était une offre illimitée plus que limitée,
hormis pour les problèmes techniques qui eux, battaient tous les records. Et quand,
par chance, la connexion s’établissait enfin il fallait veiller à ne pas rester
inactif plus de cinq minutes (apparition des pauses
pipi TGV et du sandwich SNCF gobé à la vitesse grand v) sous peine
de coupure immédiate. Astuce fourbe mise en place par le FAI afin que tous les abonnés
puissent avoir une chance d’accéder à la connexion. Ceux échappant à un
Parkinson stade 3, finissaient chauves et/ou atteints du syndrome du cogner-fort-du-poing-sur-le-bureau.
La parade ne tarda pas à arriver. CyberZorro, un ingénieur informaticien
(un très fort maticien, d’ailleurs), surgissant
d’on ne sait où de la nuit e-toilée et chevauchant fièrement sa monture
TornadoNet, nous proposa un logiciel salvateur. Il était fringant, beau comme
un freeware, surtout très efficace dans le rôle du simulateur d’activité permanente. IP
IP IP houra !
La galère commença alors pour les correspondants qui tentaient de joindre l’abonné d’une ligne téléphonique constamment occupée.
La galère commença alors pour les correspondants qui tentaient de joindre l’abonné d’une ligne téléphonique constamment occupée.
Quelle époque...

