mardi 30 avril 2013

Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître...

(Internet en ce temps là…)

En feuilletant mon agenda de l’année 2000, j’ai retrouvé mes login et mot de passe de l’époque OrekaJ’avais souscrit à l’offre gratuite de 6 h/mois qui venait en complément de mon abonnement. En 1999 je surfais depuis chez moi avec un forfait tout compris de 30 h/mois pour la modique somme de 155 fr.
30 h… Dire que j’ai pu un jour m’en satisfaire. 
Qui donc peut bien se souvenir d'Oreka aujourd’hui ?

C’était le bon temps ou pour avoir une connexion Internet bas débit (56 k) merdique/merdeuse, peu stable de surcroît, il était indispensable de ne pas avoir la flemme olympique, de pédaler d’arrache-pied ou d’être proche d’un Lance Armstrong encore inconnu au bataillon du Tour de France, et qu’il accepte de s’entraîner dans le sous-sol pour doper la connexion Internet. Soit…

En 2001 les premiers abonnements illimités arrivèrent sur le marché. J’avais connu ce fournisseur d’accès aux Etats-Unis et j’en étais plutôt satisfaite, dans ce cas pourquoi changer une équipe qui gagne ?  Et même si Bidule France était bien moins performant que Bidule US, qu’importe, je surfais tout de même sur la vague de l’illimité.
Ces forfaits furent les bienvenus, attendus comme le messie par les abonnés et ce malgré un débit riquiqui pas du tout maousse costaud puisqu’il fallait deux bonnes minutes pour ouvrir une page contenant plus de quatre images. Les 30 heures par mois fondaient comme neige au soleil. Je ne vous parle même pas de l’incommensurable galère quotidienne pour se connecter. Trouver LE serveur relevait du parcours du combattant et demandait une patience à toute épreuve, le succès de l’offre dépassant largement les espérances du FAI, il était constamment occupé.
In fine, c’était une offre illimitée plus que limitée, hormis pour les problèmes techniques qui eux, battaient tous les records. Et quand, par chance, la connexion s’établissait enfin il fallait veiller à ne pas rester inactif plus de cinq minutes (apparition des pauses pipi TGV et du sandwich SNCF gobé à la vitesse grand v) sous peine de coupure immédiate. Astuce fourbe mise en place par le FAI afin que tous les abonnés puissent avoir une chance d’accéder à la connexion. Ceux échappant à un Parkinson stade 3, finissaient chauves et/ou atteints du syndrome du cogner-fort-du-poing-sur-le-bureau.

La parade ne tarda pas à arriver. CyberZorro, un ingénieur informaticien (un très fort maticien, d’ailleurs), surgissant d’on ne sait où de la nuit e-toilée et chevauchant fièrement sa monture TornadoNet, nous proposa un logiciel salvateur. Il était fringant, beau comme un freeware, surtout très efficace dans le rôle du simulateur d’activité permanente. IP IP IP houra !

La galère commença alors pour les correspondants qui tentaient de joindre l’abonné d’une ligne téléphonique constamment occupée.

Quelle époque... 




Atmosphère : Bendiou ma pauvre Ginette,  je viens de prendre 12 ans dans les gencives en moins d’deux !



lundi 29 avril 2013

Logique manifeste


"45 000 participants selon la préfecture de police, 270 000 selon les organisateurs"

Pour mon prochain job je négocierai donc mon salaire avec les organisateurs et non avec la préfecture de police !




dimanche 28 avril 2013

Sceptique ascendant sceptique… C’est un signe !


Mafalda sceptique
Voilà deux mois que j’ai repris, "très mollo", une activité bloguesque. D’un tempérament un peu perfectionniste et tenace, j’ai la pensée turlupinée qui bascule illico en mode idée fixe lorsque quelque chose ne marche pas comme je le souhaiterais. Je peux passer des heures à tenter de comprendre le fonctionnement d’un appareil high-tech et une autre à l’optimiser…
Mais là, ma patience a atteint ses limites,  j’ai beau faire, bidouiller, chercher, bricoler, je fais inévitablement chou blanc. Même si la plateforme Blogger a des atouts, elle n’est pas aussi flexible que je l’imaginais.
Par exemple, il est impossible d’intégrer un morceau de musique, j’ai bien essayé l’astuce Dewplayer, sans succès. Ok, j’ai des goûts musicaux de chiotte mais ce n’est pas une raison pour m’empêcher de les étaler.
Les widgets Commentaires récents et Notes récentes existent (Youpi !) mais ne fonctionnent pas (Ah…), complètement out depuis... le début. Et puis comment trouver d’autres blogs Blogger à part en cliquant sur Blogs suivants dans la barre d’outils, blogs la plupart du temps désertés depuis 3 ans… ?

Il n’y a pas de quoi en faire une jaunisse, rien de sérieux non plus qui m’empêche de vivre ou de dormir sur mes deux oreilles - hormis les périodes d’insomnies - mais ces petits couacs me gênent, ils suffisent à me titiller et finissent par me donner sérieusement envie de changer de crèmerie.
Oui mais… changer pour aller où ? Je n’ai pas suffisamment la flamme blog pour partir ailleurs et  à nouveau tout recommencer : conception, mise en page, paramétrages, etc…

Alors si par le plus grand des hasards vous veniez à atterrir ici, déroutés de votre trajectoire par un message SOS reçu inopinément via une radio extra-TFM d’un petit homme vert, par l’intermédiaire du signal d'un satellite en vol géostationnaire, voire d’un relais déréglé de station orbitale en perdition… Et si par chance vous êtes en mesure de me venir en aide…
D'avance mille mercis ! 



samedi 27 avril 2013

La vérité sur le mensonge


  Une étude menée en Europe (j'adore ces âneries, elles me détendent), sur un panel de 2000 personnes, révèle qu'un homme ment en moyenne 6 fois par jour à sa femme/compagne/bichette/maîtresse ainsi qu’à son patron, ses amis et collègues, alors que la femme, elle, merveille de la nature par excellence, ne ment que 3 fois ! Tout de même… deux contre un ! L'eusses-tu cru ?
  Bien entendu rien ne prouve que les uns et les autres aient dit la vérité, toute la vérité, rien que la vérité lors du sondage. Sans compter que certains hommes ont aussi mal à la tête (...) et que quelques femmes tombent souvent en rade de batterie, passent sous un tunnel ou sont hors réseau. Alors, les hommes sont-ils tout simplement aussi francs que les femmes sont perfides ? Ou bien est-ce encore une de nos différences biologiques, au même titre que la voix, la barbe et la moustache, entre autre ?

  Voici donc, listé ci-dessous, le top ten de vos mensonges, messieurs. Il ne fut pas facile de choisir, vous vous en doutez, parmi la longue liste existante.
  1. Désolé chérie, ma secrétaire (la blonde !) a encore oublié de me transmettre ton message
  2. Je ne te dissimule rien, tout va bien. Je n'ai jamais disposé d'un compte en Suisse, ni ailleurs à l'étranger. Jamais ! (Arrête de me prendre la tête comme ça)
  3. Puisque je te dis que ce n'est pas moi ! Je n’ai pas mal visé la cuvette des toilettes et j’ai bien rabattu la lunette
  4. Mais non, ce jean ne te fait pas de grosses fesses
  5. Je suis tombé en rade de batterie/Je n’avais pas de réseau/J’ai oublié de rallumer mon téléphone
  6. Que vas-tu chercher là, c’était une idée de Raoul
  7. Impossible de te répondre, mon amour, j’étais avec mon patron
  8. Je ne peux pas récupérer les enfants ce soir, j'ai une lonnnnngue réunion chiante
  9. Comment ça je sens le parfum pour femme-mais-pas-le-tien ? Pfff ! C'est mon nouveau désodorisant voiture 
  10. Je suis bloqué dans les embouteillages
Voici le top ten de nos petites mesquineries, mesdames, il n’a pas été facile d’en trouver 10 !
  1. Non Mamour... pas maintenant, j'ai mal à la tête 
  2. Je ne boude pas parce que tu as invité la totalité de ton équipe à dîner, au dernier moment. Tout va bien. Je t’assure !
  3. Non, ces 12 paires de chaussures ne sont pas toutes neuves. Et cette robe ? Je l’ai depuis des lustres
  4. J’ai bossé comme une dingue, je n’ai pas eu le temps
  5. Oui, je raccroche tout de suite
  6. Je ne sais pas où tu l'as mis ton bidule, je ne suis même pas entrée dans ton bureau
  7. Je ne peux pas déjeuner avec ta mère mardi prochain, j’ai piscine
  8. Qui ? Lui ? Je ne le connais pas, c’est la première fois que je croise cet homme
  9. Je n'y suis pour rien, je l'ai retrouvée comme ça, toute cabossée sur le parking
  10. Hmmmm haaaaa ouiiiiiiiii haaaaa houu ouiiiiii hannnnn ! (Oh !)

Pour justifier leurs excuses fallacieuses, les hommes arguent qu’ils mentiraient moins si les femmes posaient moins de questions. Hum… Menteurs et de mauvaise foi en plus. Judas, à l’amende ! Sachez messieurs que nous ne sommes pas nées de la dernière pluie, votre forfait est quasi systématiquement découvert !
Quant à nos petites "blagounettes-sympathoches-à-nous", nous les utilisons uniquement pour vous rendre la monnaie de votre pièce…  elles sont plutôt gentillettes non ? ;-)



N.B : Note rédigée à la va comme j’te pousse dans la cuisine, au milieu des courgettes, des tomates, des oignons, des aubergines, etc. Il ne faut donc pas vous attendre à de l’exceptionnel, ni à du sensé, encore moins à du vécu ou vérifié
Et puis : Messieurs, ceci est une petite taquinerie à prendre au 28 ème degré, au moins.
Et puis, encore : Toute coïncidence ou ressemblance avec des personnages réels n'est ni fortuite ni involontaire.


jeudi 25 avril 2013

Bataille sur l’oreiller dès potron-minet


Une journée qui commence comme certains autres jours de semaine, lorsque la nuit a été bien trop courte : Duel au sommet.
Mon cher et tendre contre le réveille-matin, à l’aube :
  - Il (Gilbert*) sonne / Il marmonne et le tapote, par réflexe.
  - Il sonne à nouveau / Il râle et le frappe, de bon coeur.
  - Il vibre / Il lâche un nom d’oiseau ("Coucou de Tombouctou !" ? Pas tout à fait, non) et dans un sursaut, le sonne !

Fin de la bagarre.

Habituellement, le réveil remporte le combat, haut la main. Aujourd’hui ne fut pas une exception. Et demain sera un autre jour...



*En hommage au prénom du coq qui réveillait, il y a de nombreuses années, les habitants du village où vivaient mes grands-parents. Tous les réveille-matins de la famille se prénomment Gilbert.


mercredi 24 avril 2013

Bouffée sondomaniaque*

Les médias français ont, parait-il, un appétit immodéré pour les sondages en tous genres. Pas un jour ne passe sans que la presse, la radio et la télévision ne rendent compte d’une enquête d’opinion. On sonde sur tout et n’importe quoi.

On apprend ainsi que 82% des personnes interrogées se sont déclarées préoccupées par leur emploi ou l’emploi de leurs proches, que 72% des enfants entre 6 et 13 ans possèdent déjà au moins un produit high-tech, que 57% des français sont directement concernés par la pauvreté, que 60% des hommes draguent au travail, que 22% des femmes se maquillent au volant, que 8% des chiens répondent au doux nom de Médor, que 71% des parents estiment ne pas avoir d’autorité, qu’au bois de Boulogne 70% des femmes sont des hommes et que… 63% des sondés ne prennent pas les sondages au sérieux. Ah oui, tout de même…
Bref, des chiffres, des chiffres et encore des chiffres qui prolifèrent inexorablement. Je laisse à chacun le soin de décider de leur utilité.

Il arrive que certaines de ces enquêtes débouchent sur des "études" plus sérieuses : l’une d’entre elles, dénichée ce matin dans une salle d'attente, au sein d’un dino-magazine (périmé depuis bientôt deux ans), a particulièrement attiré mon attention :
Selon un article américain, les casse-pieds masculins internationaux, sont perçus comme plus compétents et bénéficient de salaires de 18% supérieurs à leurs collègues sympathiques.


       "La relation négative entre l’agréabilité et la rémunération est arbitrée par les objectifs d’avancement de carrière". 
Autrement dit, en Melmacien scientifique, je cite : "Les individus au niveau d’agréabilité bas sont susceptibles d’être considérés comme étant plus compétents en vertu même de leur manque de chaleur". Soit… Homo, hominilupus est.


Par contre, la différence n’est que de 5% pour nous mesdames !
Et oui, le trait de caractère désagréable étant plus habituel chez un individu de type masculin [ce n’est pas moi qui le dis  ;-)], davantage ancré dans les mœurs, il est plus facilement supporté. Les enquiquineuses, elles, ne sont que peu, voire pas appréciées du tout ; un comportement agressif n’étant pas considéré comme féminin. Pourtant...

Alors… Grogner plus pour gagner plus ?
Pensez-y la prochaine fois que vous offrirez un café gourmand à votre collègue ou à votre collaborateur.
Pensez-y encore lorsque votre supérieur vous demandera une énième faveur que vous accepterez sans broncher en râlant dans la barbe que vous n’avez pas.
Montrez les dents, les ongles s’il le faut…Soyez attachiante, il en va du bien-être de votre considération dans l’entreprise et accessoirement de celui de votre compte en banque.



            Titre de la note emprunté à J.M Helvig  

mardi 23 avril 2013

On a frôlé l’incident… grave et la rupture de nos bonnes relations diplomatiques

 […]

- C’est étonnant quand même, chaque fois que je suis avec toi et que l'on partage un café, j’ai envie de manger du chocolat
- … Tu m’en vois ravie. Et en plus tu me rassures
- Je te rassure ? Pourquoi donc ?
- Parce que j’aurais vraiment mal pris que tu me dises : "Chaque moment passé en ta compagnie me donne envie de manger du thon, même à l'heure du café !"
- Pourtant le thon c’est bon
- Heu… Oui ! Laisse tomber…

[…]


lundi 22 avril 2013

Pour ceux qui ont loupé la saint Parfait


Pour sortir du train-train quotidien en amour mais pas que, un site de rencontres extraconjugales lance la journée de l’infidélité, à l’occasion - je vous le donne en mille - de la saint Fidèle, le 24 avril. Après la journée sans pantalon, celles d'une célèbre pâte à tartiner, du compliment, du pied, de la tartiflette, du tricot, du biniou (j'en passe et des meilleures), en voilà une qui nous faisait cruellement défaut.
A quand la journée de l'inutilité de certaines de ces journées ?

Pour cette première édition, chacun est invité à agir différemment, à casser la routine, à se dévergonder, à se rebeller, au boulot comme dans le métro, au dodo comme dans son ciboulot ; c'est vous qui voyez.
Que vous fassiez de tout petits gestes anodins ou de grands changements, voire de réelles transmutations pour les plus intrépides, laissez place à l’audace !

Pour les timides ou les hésitants néanmoins créatifs, sachez que vous pouvez gagner 10 000 euros. Ça vaut peut-être le coup de... non ?





lundi 15 avril 2013

Souviens-toi de m’oublier


J'avoue... Moi aussi j’ai un compte en Suisse. Depuis huit ans.
Oui… Un compte chez le fournisseur officiel de café de Dgeorges C. et croyez bien que je le regrette. 
Mea culpa, mea maxima culpa !

Lorsque l’on m’a, un peu fermement tout de même, demandé d’adhérer au ClubN pour avoir le droit privilège d’acheter mes capsules, j’étais loin d’imaginer toute l’attention qui me serait très vite portée. Bien trop d’attention à mon goût… même pour un café que la grosse machine N, lancée dès lors à tout berzingue, prétend être parfait. Vous me direz, à plus de 70 euros le kilo, il se devrait d'être plus que parfait. Il devrait nous époustoufler !

Ce jour-là j’aurais mieux fait de changer de trottoir, d’aller refroidir mes ardeurs pour la caféine chez le glaçant père Häagen-D. ou de partir assouvir mon addiction Expresso chez le Gringo d’en face. Il ne se passe pas une quinzaine sans que je ne reçoive un mail me soufflant, sans en avoir l’air de le faire, de ne surtout pas oublier la marque qui me fait tant de bien. 
N. sait parler aux femmes…
Il ne se passe pas un mois sans que ma boite à lettres postale ne soit garnie de superbes et luxueuses brochures vantant les nouveaux crus, d’une rareté inouïe, à ne surtout pas louper. Sans oublier les courriers mémos rappelant qu’il est grand temps, au vu du nombre de capsules achetées, de détartrer la cafetière illico presto subito au risque de voir la figure du beau Dgeorges passer en mode ristretto, voire decafeinato. Au risque bien plus grave, si l'envie me prenait de traiter cet avertissement par-dessus la jambe, de réveiller le Vésuve, l'Etna et le Stromboli.  
Tout cela me pousserait dare-dare vers l'Irish coffee... si je supportais le whiskey. Je vais donc me contenter d'aller mettre au vert mon addiction au Costa-Rica. 

En fait, N. c’est un peu, clientèle et supports publicitaires différents, comme l’incontournable marque de pare-brises [qui nous les brise (les oreilles)] avec ces spots de pub dont on n’arrive plus à se dépêtrer. 

On se prend un dernier petit, moyen ou grand noir avant le boycott estival, histoire de faire passer le ras-le-bol caféino-publicitaire ? 


jeudi 11 avril 2013

Mot du jour : Lézard


Les rayons du soleil qui caressent délicatement - comme du bout des doigts - la peau, découverte pour la circonstance… qui réchauffent - comme du bout des lèvres - le visage abandonné et tendu vers le ciel.
Il y a la douceur de l'air après tous ces jours où il a fallu slalomer entre les gouttes, un sourire qui passe et un autre qui s’affiche, les pensées qui vagabondent, le regard qui s'anime.
Il y a une petite musique dans la tête : Ben Harper - She's only happy in the sun.

             C'était la pause déjeuner du jeudi, sous quelques bienvenus rayons de sourire.




samedi 6 avril 2013

Ma petite madeleine de Proust

Les Castagnoles
Les odeurs nous marquent de façon indélébile et il suffit de bien peu, d’un effluve venant gratouiller nos narines pour que la machine à remonter le temps se mette en route au quart de tour, sans même toussoter.
Un parfum familier, sorti illico presto subito d’un des placards à souvenirs, m’a fait retourner en enfance pas plus tard que tout à l’heure. Je dois ce double salto arrière, vers un passé pas si lointain que ça, à ma voisine qui m’a invitée à assister à la préparation puis à la fabrication d’une gourmandise niçoise que faisaient mes deux grands-mères.

Tradition ancienne, vraisemblablement venue d’Italie comme la plupart des "vieilles" familles niçoises - Le comté de Nice fut annexé à la France en 1860 -, les Castagnoles se dégustent au moment du Carnaval ; en dessert, comme au goûter. Ces petits beignets plus ou moins ronds selon le tour de main et le savoir-faire de chacun, aux arômes délicats de citron et de fleur d’oranger, sont servis tièdes, nappés de miel chaud.
Chaque année,  à la même saison, j'avais hâte d’être à l’heure du goûter. 

Pendant un instant, j’ai eu à nouveau 8 ans… même si nous ne sommes plus en période de défilés carnavalesques.
Nous avons tort de penser que le passé est loin derrière nous. Au contraire, il nous accompagne (ou nous poursuit), il est en nous, d’ailleurs nous sommes nous-mêmes le fruit de ce passé et pour moi il n’y a qu’un seul temps dans la conjugaison, c’est le présent : le présent du passé, le présent du présent et le présent du futur.



(Et il pleut encore. Je vais finir par avoir les doigts palmés !)


mercredi 3 avril 2013

C’est arrivé un Mardi après midi


Un tsunami politique majeur s’abat sur le gouvernement Français. Toutes les victimes n’ont, à ce jour, pas encore été dénombrées.
Jérôme Cahuzac, ex Ministre du budget, en charge de la lutte contre les fraude et évasion fiscales, tombe. Acculé, après quatre mois de dénégations il a avoué détenir un compte en Suisse depuis vingt ans.

L’aveu, tant redouté par certains et tant attendu par d’autres, a provoqué une onde de choc sans précédent. M. Cahuzac, soutenu jusque là par sa grande famille politique, est subitement lâché, lynché et devient l’homme à abattre. "Jérôme" est désormais "cet homme", "ce menteur", "ce traite"… Il est terriblement peu de chose aux yeux et dans le cœur de ceux qui se disaient être ses amis, ses partenaires, ses frères politiques... fidèles.
Ce que l’ancien ministre a fait est certes grave mais, à mon avis, cette affaire n'est malheureusement pas pire que tant d’autres, risquant d'être révélées si on faisait un grand nettoyage de printemps. D’ailleurs, en parlant ménage printanier, la Suisse (qui lave toujours plus blanc) avait dit un jour que la plupart des hommes politiques français se servaient sans complexe autant de sa lessive que de sa lessiveuse. Ils peuvent donc légitimement se permettre de nous parler rigueur, austérité et gros efforts à fournir pour sortir le pays de la crise. Ceci est un autre débat.

Je disais donc que l’affaire est évidemment sérieuse mais quel impact a-t-elle sur le quotidien des français comparée à l'inquiétude d'un pouvoir d’achat qui dégringole toujours plus, à celle des chômeurs toujours plus nombreux, des pauvres toujours plus pauvres, des sans-logement, des jeunes diplômés sans travail, des actifs qu'on va faire travailler jusqu'à soixante dix ans, etc ? Aucun ! Ce monsieur fait ce qu'il veut de son argent du moment qu'il l'a gagné autrement que sur le dos des contribuables. Alors, effectivement ça pèche un peu beaucoup puisque les attributions de Jérôme - oui, Jérôme c'est lui, non il n'a pas changé... - étaient de combattre  fraude fiscale et blanchiment d'argent. C'est comme si Dodo la saumure avait été en charge du ministère de la lutte contre le proxénétisme ou Al Capone, en d'autres lieux et temps, de celui de la prohibition.

Que de leçons de morale peut-on entendre de droite comme de gauche, venant de personnes - flouzophiles ? - pressées de pointer d’un doigt terriblement réprobateur celui qui s'est fait prendre et qui, peut-être, à la bonne heure, permettra de mieux dissimuler leurs propres tromperies. 
Je suis prêtre à parier mon compte aux îles Crocodiles que, quelque part du côté de son nouveau pays, le [frais émoulu] citoyen Russe Gérard s'en paie une bonne tranche, portant, avec son copain Vladimir, un toast à la fuite des capitaux capiteux Français. Peut-être même, les entend-on rire jusqu'à Matignon. Z
a vachè zdarovié !


     Non... Il ne sert à rien de piétiner un homme à terre. 



N. B : Cette note aurait été rédigée de la même façon si Jérôme Cahuzac avait été de droite, du milieu, du sol ou du plafond.
Cette note aurait été rédigée de la même façon s’il s’était agi d’un autre que M. Cahuzac.
 



mardi 2 avril 2013

J’ai la fièvre (de cacao) depuis samedi soir


Qui dit Pâques, dit chocolat et qui dit Chocolat dit fatalement envie irrépressible, perte totale de raison. Je suis capable de détecter une infime quantité de cacao même soigneusement emballée, même religieusement enfermée dans une armoire forte. Une fois le trésor localisé et débusqué, je craque et ne peux m’empêcher de croquer ! Si j’osais en rajouter une couche, je dirais : "Pas de pitié pour la moindre particule de chocolat, aussi microscopique soit-elle, se trouvant à moins de cinquante mètres de mes narines".
J’ai du être chien ou cochon truffier dans une vie antérieure. Éventuellement, avion renifleur.

Je n’ai plus aucun scrupules à céder à la tentation depuis que je sais que le chocolat est bon pour ma santé (pour la votre aussi), qu’il prend soin de notre petit cœur, dope notre moral, nous garde jeunes et pleins d’entrain, d’esprit en dopant nos neurones, qu’il nous stimule tout partout, réchauffe nos extrémités (entre autre), etc. etc.
Nous n'avons donc plus aucune raison d’être déprimés, de mauvais poil ou ramollo du bulbe. Je me suis laissée dire qu’une molécule, appelée "love chemical", contenue dans le chocolat, fait naître attraction (du faire par l’aimant ?), excitation (au meurtre ? A la débauche ? - oui oui, on dit "excitation" aussi) et euphorie. Parait-il que consommée en grande quantité, elle devient substance hallucinogène (Honey, tu peux ranger tes psilos et sortir tes tablettes de choco…).
À en croire les on-dit, les mangeurs de chocolat ne devraient donc retirer de leur addiction que bénéfices et capital bien-être. Moui… Et le foie dans tout ça ? Ma foi… nous verrons une autre fois.

Ce week-end a été placé, évidemment, sous le signe du chocolat comme s’il en pleuvait des pépites (de la pluie, hélas, aussi), consommé sans modération aucune. J'ai atteint le Climax et reviens donc dopée à fond et à l’insu de mon plein gré, bien sûr, prête pour reprendre le cours normal de… la vie.

Un p'tit bout ?