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samedi 8 novembre 2014

Drag King : -12 / Miss J’Me Laisse Pas Faire : 1

A la table d'à côté est assis un peut-être futur couple au devenir incertain.

Lui, m’a abordée quelques minutes plus tôt pensant que j’étais celle qui l’attendait. Il m’a parlé de Mystic, le site de rencontre sur lequel nous aurions fait connaissance trois jours avant, du rendez-vous pris dans la foulée, de son retard calculé parce qu’il ne supporte pas d’attendre, de mes cheveux plus longs que sur la photo et de mes yeux pas bleus (forcément…), de son travail de consultant en… je n’ai pas très bien compris il mange la moitié de ses mots, de sa superbe allemande (portant le nom d’un bagne de Guyane) mal garée, de ses chaussures italiennes fabriquées par le chausseur de, entre autre, George Clooney… Bref, tout ce que j’aime chez un homme pingouin qui, en plus, ne me laisse pas en placer une !

Elle, que ni lui ni moi n’avions remarquée, se tient un peu à l’écart, tout au bout de la terrasse. Après un certain temps elle se décide enfin à nous rejoindre, explique la méprise (il comprend vite mais il faut lui expliquer longtemps) et me sauve la mise. J’ai rarement rencontré pareil énergumène, j’aurais juré qu’il était commercial chez Bling-bling.

Il s’excuse, propose de m’offrir un café tout de suite ou la semaine prochaine (non merci, j’ai eu ma dose pour aujourd’hui et la semaine prochaine j’ai piscine tous les jours), elle me sourit et tous les deux s’assoient à la table d’à-côté.
Mon amie de café/sport arrive, je lui raconte "l’aventure", elle se moque, me dit qu’elle aurait bien fait un tour dans la Porscherie de Piniouf 1er et tant pis pour le cerveau sans turbo.
Le couple papote tranquillement, enfin c’est plutôt monsieur qui a pris la parole et mademoiselle qui prend… son mal en patience. Il lui sert le couplet du super boulot, belle auto et chers godillots, puis, alors qu'il lui montre des photos de lui remontant sans doute au berceau, c’est le drame :
    - Tu sais que tu étais très mignon quand tu étais petit
    - Je sais oui. Ça t étonne ?
    - Un peu... Je me demande ce qui s'est passé depuis

Paf dans les dents ! Alors ça, c'est presque pire qu'un mawashi-geri coup de pied circulaire. Je jubile... discrètement. George Cloonesque, dont le premier réflexe fut de sonder les alentours pour constater l’étendue de la blessure infligée à son amour-propre, resta sans voix. 
Comme quoi, il y a une justice… divine !

Je me demande si, comme le permet le droit de rétractation à toute personne faisant son petit marché sur un site de e-commerce, il est possible de renvoyer l’objet de notre déception dans un délai maximum de quatorze jours...

Tiendra-t-elle seulement deux heures ?

vendredi 17 octobre 2014

Je Ne Mange Pas De Ce Pain-Là

Qui a eu cette idée saugrenue un jour de commercialiser du pain de mie… sans croûte ? 
Mais qui donc ? 
Les têtes (censées être) bien pensantes du Marketing des grandes marques, je suppose. On a certainement dû se casser les quelques dents, fracasser sa grosse tirelire chez Harris, Jacquet et compagnie pour en venir à bout de ces soi-disant moches croûtes. D’ailleurs qui pense à se plaindre de la croûte du pain ?
Que les industriels n’évoquent pas une main tendue aux petits vieux édentés ou aux pauvres "sans dents" de tous âges, bien en peine de pouvoir s’en payer une tranche... Non, non ce n’est qu’une histoire de gros sous, de pain bénit, de gagne-pain et de pain blanc. 

mardi 23 septembre 2014

Arrête Ton Char Ben-Hur

Depuis quelques jours, mon (venu de nulle part... ou probablement d'ailleurs, en tout cas inconnu jusqu'à ce matin) compteur de commentaires spams, semble s'être affolé, il enfle de façon spectaculaire et cela ne m’enchante guère. 

Aucune popularité subite acquise après une participation à Blog Factor ou à The Blog, ni  le passage fortuit d’un groupe 
transnational de réfugiés cherchant désespérément un abri antiradiations, anti-explosions, anti-enlèvements, anti-etc, au cas où les terrorisants mettraient leurs menaces à exécution. 
Nullement l’ombre d’une communauté de plus ou moins grands fêlés, maîtres dans l’art du hameçonnage, espérant trouver refuge dans un petit coin sans trop d’allées et venues, le temps de ferrer quelque alevin aussi frétillant que manipulable.
 
Bien lui en prit, il ne s’agit pas non plus d’un banc... de sardines désorientées venues s’échouer sur ma p(l)age et en aucun cas d’une batterie de psys avides désirant se pencher attentivement sur mon cas tourmenté.
 

samedi 6 septembre 2014

La Déconfiture Des Fraises

J’ai passé des heures à rédiger lettres et mails à faire parvenir illico presto subito (ou presque) à divers services de la mairie, du cadastre, au notaire et enfin à l’assureur chercheur de poux. En espérant que cette fois, aucune attestation ni copie d’actes de tout et n’importe quoi ne manquera et que nous pourrons enfin en finir avec la gestion de ce sinistre, vieux de huit mois. Vive la garantie Catastrophes naturelles qui fait durer le déplaisir. Mon père n’aurait jamais pu se sortir de ce brouillamini tout seul… Et ça me met la mine graphite ! 

En fin d'après-midi se pointent donc le petit coup de mou cérébral ainsi que la baisse de régime physique de la journée : la vitalité a pris la poudre d’escampette, se bronze actuellement sous le soleil de Bodega, les idées fleuries et odoriférantes, elles, taillent la Route 66 avec M… Et dans les placards, pas le plus petit morceau de chocolat psycho stimulant, pas le moindre macaron revigorant. Juste des fraises Tagada et des crocodiles gélatineux que mes filles adorent, c'est-à-dire pas de quoi exciter mon hypothalamus (encore moins ce fainéant d’hypophyse) ni susciter une sécrétion de dopamine et d'endorphines de masse.
Pourtant… "Haribobo c'est beau la vie pour les grands et les petits", non ? 
C’est exactement ce dont j’ai besoin.

mardi 1 juillet 2014

Sens Dessus Dessous

Depuis hier soir je n’ai qu’une idée en tête : retrouver à tout prix le "prolongement", que dis-je le "complément" indispensable au bon fonctionnement de mon cerveau mono-neuroné. Il n'est plus dans mon sac, pas dans la maison, ni dans la voiture, ni nulle part ailleurs.
Au voleur, que personne ne sorte ! 


J'ai perdu mon Moleskine en cours, celui sur lequel je note… tout ou presque. Ces petits calepins, témoins des instantanés d'un quotidien, me suivent partout, chacun leur tour, depuis février 2000. Comment vous expliquer l'intérêt que je leur porte, leur utilité, leur nécessité, leur praticité ?
Ils sont un méli-mélo de tout, un pêle-mêle de n'importe quoi, une sorte de mémento entre recueil poético-artistique et brèves de comptoir... mais pas au comptoir. 



mercredi 4 juin 2014

Obsolescence Programmée... Ou Pas

Charlotte Rampling est-elle iconique ?
Nicole Kidman a-t-elle abusé du botox pour atteindre la zénitude ?
Benoît Poelvoorde a-t-il cessé de psychoter ?
Et Francis Huster est-il un fervent adepte du vapotage ?
Quant à Mark Zuckerberg, sa réussite est-elle due au véganisme ou à des cours intensifs de Zumba ?

Que de bien étranges et inutiles questions, me direz-vous… Il s’agit d’un petit aperçu des nouveaux mots et noms propres qui figurent dans l’édition 2015 du Larousse, à paraitre demain (Source : Le Figaro).

vendredi 23 mai 2014

Nom De Zeus !

Elle avait fait le premier pas, est arrivée sur mon blog grâce à celui de Gilsoub, je pense.
Elle a laissé un premier commentaire, puis un second et encore de nombreux autres... J'ai apprécié la lire régulièrement, partager avec elle idées, impressions et points de vues.

Perplexe de constater qu'elle n'a plus publié de note depuis un certain temps, j'ai fait une incursion sur son blog pensant que mon flux RSS prenait peut-être des libertés printanières, qu'il ne me remontait pas correctement les mises à jour. Hélas je suis tombée sur une page Wordpress annonçant la suppression du site par son auteur.

Hélène est partie comme elle était venue, sur la pointe des pieds, en douceur et pleine de délicatesse. Je ne sais pas pourquoi ce départ me rend aussi triste ni pourquoi il me touche autant... 



samedi 12 avril 2014

Vos G…... Les Piafs !

Je l’ai écrit ici à plusieurs reprises et j'ai l'immense regret de vous informer que mes affirmations se confirment : Je suis bien une tueuse refoulée.
N’en déplaise à la LPO, à Allain Bougrain-Dubourg, Brigitte Bardot, 30 millions d'amis ainsi qu'à la PETA, ce matin j'avoue avoir eu de sacrés instincts de meurtre.
J'ai froidement songé à faire, de manière lâche et cruelle, la peau
(les plumes) de cet oiseau de malheur quand il s'est mis à pépier joyeusement et à faire le joli cœur sans discontinuer dès 5 heures 30, plombant au passage notre grasse matinée. 
J'ai d'autant plus regretté de ne pas l'avoir occis quand, cinq minutes après m'être levée, il s'en est allé gaiement pousser la chansonnette ailleurs.
Deux heures de parade amoureuse, j'ose espérer qu'il est parti comblé le pépère !

vendredi 4 avril 2014

Großen Katastrophen !

C’est malin ! J’ai renversé la totalité du contenu de mon mug de café sur le bureau.
Tellement affairée à catapulter, d’un coup de poignet ultra caféine, le clavier en dehors du périmètre cataclysmique que j’en ai oublié de secourir les dossiers de mon mari.

J’ai devant moi une pile de documents - qui, soit dit en passant, ne devaient pas se trouver là - tellement imbibés qu’ils en sont devenus quasiment illisibles.
Ouille ! Il va me falloir être très diplomate, extrêmement rusée et fine négociatrice...

Je ne suis pas contrariée pour autant, c’était de toute façon du très mauvais café.

jeudi 19 décembre 2013

Le Père-Noël C’est Vraiment Que Pour Les Enfants

Chaque année, la semaine précédant Noël voit la chimie de mon cerveau se modifier au point de déclencher, entre autre, une étrange frénésie pâtissière. Cette année, outre la fabrication de truffes, de fruits déguisés, de biscuits suédois et autres sablés, j’ai eu envie de faire les bûches qui viendront clore le repas de Noël. Juste pour le plaisir de les faire et d’annoncer : "C’est moi qui les ai faites !".

Pour une belle réalisation il est essentiel de réussir la génoise ou, dans mon cas, son frère jumeau, le biscuit joconde. Il doit rester souple afin d’éviter qu’il ne se brise au roulage.
Rien de bien ardu pensais-je, j’en ai vu d’autres, j’ai fait des dizaines de gâteaux roulés et ce biscuit, je vais le faire les yeux fermés, j’en suis certaine !
Je trouve deux recettes de chefs pâtissiers, demande quelques avis de-ci de-là et forte des différentes astuces de chacun, je passe en mode création. La recette de la bûche de Nicolas Bernardé me parait plutôt pas mal, elle semble simple à réaliser et, ce qui ne gâche rien, elle a une belle tête. Tout du moins sur le papier…
Banco ! Ce sera donc celle-là, quitte à varier les arômes pour la rendre plus digeste après un long et copieux repas.

Je prépare le biscuit, l’enfourne et le temps de sa cuisson je m’occupe de la crème au café ainsi que du concassage des noisettes préalablement torréfiées. Vingt minutes plus tard le biscuit est enfin cuit et le verdict tombe : tout comme la bûche sur la photo, il a une belle tête : Ni trop blanc, ni trop brun. À point. Certes, c’est une tête de pas-bien-terminé mais quoi de plus normal à ce stade de la recette ?
J’imbibe copieusement le biscuit de sirop, j’étale la crème sur le biscuit, la parsème des noisettes concassées… et je roule. Enfin ! La merveille (si, si, j'y tiens) n’a plus qu’à reposer quelques heures au réfrigérateur, gainée serré dans son papier sulfu pour éviter tout affaissement inconvenant. Viendra ensuite le moment du tartinage décoratif.
Cette ultime étape est rapide et le dessert-beau-comme-un-camion, s’étant tout de même légèrement avachi entre temps, repart illico presto au frais pour parfaire sa tenue. Pendant ce temps-là, fière de ma réalisation, je téléphone à la terre entière pour annoncer, un peu trop tôt, la bonne nouvelle : "Il est né le divin enfant et il est… presque parfait".

Préoccupée par le casse-tête des menus à élaborer, des listes de courses à faire et des cadeaux à terminer, la bûche m’était complètement sortie de l’esprit jusqu’à ce que parvienne, du fin fond de la cuisine, le bruit d’un remue-ménage inhabituel à l’ouverture du frigo du dimanche. Des éclats de rires fusent… ça glousse, ça piaille, ça chuchote et arrivent les mots qui tuent :
    - "Mais c’est kloug ! Regarde, maman a fait kloug !".

Amusée
Mortifiée, j’ai rajouté en gros et en rouge sur ma liste : Commander les bûches.

jeudi 28 novembre 2013

404 Not Found

"Rien n’est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir..." 


Il m'arrive de chercher un mot très longtemps, parfois même toute une journée. Autant que vous le sachiez : j’ai l’idée fixe. Et c’est peu dire…
Il m'agace, me démange, me chatouille et me gratouille. Où ça ? Et bien partout ! Plus je m'énerve et moins je le trouve, sans doute est-il adepte du "suis-moi je te fuis".
Je suis capable d’en perdre le sommeil juste parce que c'est ce mot là que je veux retrouver, lui et pas un autre, forcément moins bien. Je peux également asticoter ma famille durant des heures, tentant de la mettre sur la voie de mon mot via une tactique très spéciale élaborée par un comportementaliste influent, procédé panachant mime, contorsions et dandinements enthousiastes.

Pourtant je ne connais que lui, je l'ai utilisé un nombre incalculable de fois. Le sentant approcher à reculons, manœuvrer dans le but de me faire le coup de l'esquive alors que je le sens juste là sur le bout de ma langue, est encore plus rageant.
Il s’estompe, se dilue, ses contours sont devenus flous, un peu comme un visage que nous ne pourrions plus voir après une trop longue absence. Pour le mot c’est exactement pareil, il s’est fait bouffer par le vague et se cache, tapi au fin fond d’un recoin de mon neurone tout bonnement parce que la liaison neuronale bugge.

J'ai parfois le système d'exploitation faiblard, tout comme je peux multiplier les erreurs fatales mais il est inconcevable que ce soit lui qui puisse avoir le dernier… Mot.

Plus têtu que moi tu meurs ! 

jeudi 14 novembre 2013

Bien Dégagé Derrière Les Oreilles

Il fut un temps où il m’était impossible de vivre sans ma dose quotidienne de musique. J’étais capable d’en écouter partout et à tout moment : en travaillant, en écrivant, en préparant le repas, en dépoussiérant les meubles, en conduisant, en prenant ma douche ou en bullant, tout simplement. Selon les circonstances et les lieux d’écoute, le volume était plus ou moins fort, les écouteurs branchés ou pas.
Et aujourd’hui… aujourd’hui, le constat est simple : il y a trop de musique partout, de celle que je ne choisis pas : au restaurant, au supermarché et quasiment dans tous les magasins (de Félix Popotin à No sport, en passant par Yves Crocher, Les Galeries Farfouillette, Geneviève Laitue, etc). Mais aussi chez le coiffeur, dans la salle d’attente du dentiste ou du médecin, au téléphone lorsque je suis en attente, que ce soit avec une administration, une société Lambda ou mon opérateur téléphonique.
Partout on m'impose de la musique d’ascenseur. J’en ai tellement "bouffé", et à toutes les sauces, que j’en viens à saturer. Quand j'écoute de la musique je ne fais qu’écouter de la musique, parce que, comme l’affirme un célèbre slogan "elle le vaut bien".

Alors, s’il vous plait mesdames et messieurs, grands spécialistes du marketing auditif, mettez-là un peu en sourdine, ça nous fera des vacances. 
(Exit la journée de la gentillesse ;-))

vendredi 8 novembre 2013

Chronique D’une Mort Annoncée

Certaines choses sont, sous aucun prétexte, à remettre à demain voire à la prochaine heure, sous peine de s’en mordre les doigts jusqu’à la dernière phalange, de s'arracher l'ultime touffe de cheveux ou d’en bouffer clavier et souris, piles comprises.
Le disque dur de mon ordinateur a rendu l’âme la semaine dernière, il n’a visiblement pas digéré le menu Défragmentation, pourtant concocté avec amour par Bibi Grand Chef mini cheffesse e-toilée puisque dès le lendemain il donnait des signes de sidération stomacale, d'embarras gastrique et autres joyeusetés du genre, audibles jusque sur Saturne.
Patatras ! Crac ! Boom ! Ce qui devait arriver arriva et, je vous le donne en mille, avant que ne soit faite la plus petite sauvegarde (Tiens, tu me feras 500 lignes : "à bas la procrastination !").
                                              
                                                                    
R.I.P environnement personnalisé, bureau du tonnerre, favoris, fichiers musique, adresses mail enregistrés sur feu le logiciel de messagerie, documents divers et variés plus ou moins "précieux", photos, programmes et liens utiles, etc. etc.
Me voici donc sans repères, toute déboussolée, passée par la force des choses en mode domestication d’une nouvelle machine qui n’en fait, tout comme moi, qu’à sa tête. 

Je sens que nous allons bien nous entendre…

lundi 28 octobre 2013

Goodbye Lou !






Deux de mes titres préférés : 
      Sunday Morning
      Perfect Day


jeudi 10 octobre 2013

Pas Blonde, Ni Guide

Le prochain qui me chante massacre la chanson de Bécaud en apprenant mon prénom sera extradé manu militari (foi de Calamity Jane) en Sibérie centrale. 
Da svidániya tapis de neige sur la Place rouge, chocolat chaud au café Pouchkine et peut-être même zakouskis en catimini... Par contre, priv'ét stalactites qui défrisent la moustache, y compris en été. 
          Na zdorovje ! ;-)


lundi 7 octobre 2013

Ma Parole, Y a De La Yole Dans Ces Chaussures Là

Je ne suis pas adepte du "je fais tout le temps tout comme tout le monde" bien qu’il me faille me soumettre comme tout le monde, aux divers compromis, obligations, règles, etc. régissant la société dans laquelle nous vivons. Ce qui ne me pose, d’ailleurs, aucun problème puisque cette individuation s’opère dans des domaines "accessoires" néanmoins essentiels pour moi, existentiels, intérieur,…
Je me suis souvent demandé d’où pouvait me venir cette manie de vouloir, dans la mesure du possible, ne pas suivre la meute, ne pas devenir un mouton de Panurge. Visiblement elle vient de loin, à ma naissance déjà je faisais de la résistance en me payant le luxe de n’apparaître que dix jours après le terme prévu. J’étais donc têtue et dotée d’un caractère bien affirmé in utero, ledit caractère ne m’empêchant pas pour autant de devenir plus tard ambivalente, énigmatique parfois incompréhensible, compliquée, pleine de doutes, etc, etc, etc. Mais… J’en reviens à mon mouton, là où devait me mener l’idée première de cette note, juste avant que je ne m’égare dans les méandres de ma vie in intéressante, in utero.

Surfant également sur la vague du je ne fais pas les choses comme tout le monde, la génétique s’en est aussi (em)mêlée : j’ai 3 reins et… je chausse du 36 et demi.
Pas 36, non.
Pas 37, évidemment que non, ça aurait été trop simple.
Je me trouve donc assez souvent confrontée à un problème de taille et généralement il est facilement résolu. Si la référence ne comprend pas de taille intermédiaire, j’adapte selon la saison : Pour les chaussures d’été le 36 va très bien puisque les modèles sont découpés, en hiver le 37 est un peu grand mais avec une semelle, c’est impeccable. Hélas trois fois hélas, parfois il m’arrive de tomber sur un os et voilà que l’entre deux (le drame de toute ma vie) se fait ennemi rapproché.

LE modèle était exactement celui que je m’obstinais à chercher depuis des semaines, LE coloris était juste parfait et la référence proposait même les demi pointures. Le pied ! Enfin presque puisque le 36,5 n’était plus disponible. Qu’importe, j’essaie le 37, il est un peu grand mais comme d’habitude la petite semelle devrait combler la demi pointure de trop. Et puis si ça ne va pas je ferai aller quand même en mettant de grosses chaussettes, il est hors de question de passer à côté de cette splendide paire de boots !
Heureuse de mon achat, je garde - oui… comme les enfants - ma nouvelle paire de chaussures aux pieds pour terminer les emplettes avant d’aller récupérer la voiture au parking. Le calvaire ! Le pied n’est pas suffisamment tenu, il y a un sacré tangage dans ces péniches là et je ne vous parle même pas du roulis. Malgré la semelle adéquate je nage dans mes merveilles à tel point que pour éviter tout risque de piqué incontrôlé sur le trottoir, je suis obligée de recroqueviller mes orteils afin qu’ils s’ancrent à la semelle. J’enrage.

J’aurais pu prétendre à une démarche chaloupée pour coller à la galère du moment, au lieu de ça je me suis vue (dans la vitrine du glacier) affublée d’une seyante démarche de danseuse étoile allure de canard boiteux.

lundi 23 septembre 2013

A Géographie Variable


- Quelqu'un connaît-il Dublin ?
- C'est en Allemagne ça non ?
- Ma foi non, mais bon...
- Non ? Je confonds peut-être avec une autre ville
- Oui, aucun doute, tu penses à Berlin
- Ah oui c'est ça, Berlin ! Feu le mur, les boules et tout le toutim
- Les boules ? Quelles boules ?
- Les beignets. C'est super bon les boules de Berlin
- ... Connais pas... je ne suis pas très beignets, je préfère les tartes. Et Dublin c'est en Irlande
- Mais qu'est ce que tu peux bien aller ficher en Irlande ?
- Je ne vais pas en Irlande puisque je pars à Oslo
- Hum... Tu vas encore flirter avec un Suédois toi
- Un Suédois ? Quelle drôle d'idée
- Ben oui, si tu vas à Oslo, autant joindre l’utile à l’agréable. Et puis, les Suédois sont beaux...
- Ben non ! Oslo c'est en Norvège. Stockholm, par contre, c'est en Suède !
- Oui, enfin, c'est du pareil au même
- Ah pas du tout ! Va donc dire à un Norvégien qu'il est Suédois toi...
- Tu as quelqu’un à voir... en... là bas ?
- A ton avis ? Oui. Dans le cas contraire je n’irais pas
- Effectivement. Et Dublin alors ?
- Quoi Dublin ?
- Ben pourquoi tu demandes si quelqu'un connaît Dublin ?
- Parce que… Ah bravo ! Tes inepties géographiques ont affolé ma boussole et ont fini par faire perdre le nord au fil de ma pensée
- Tu chipotes : Dublin, Berlin, Norvège, Suède, c’est du pareil au même tout ça.
- J’ai du mal à croire ce que j’entends. Dis-moi… Il était compétent beau ton prof de Géo ?
- M'en parle pas, il était vieux, moche et complètement à l'ouest
- Je veux bien te croire...

dimanche 30 juin 2013

Espèce de patate

Nous étions attablés au bord de l’eau, sous un soleil de plomb (mais non je ne suis pas Marseillaise), tous (dé)vêtus pour la circonstance, le nez au vent fleurant bon les effluves d’un début d’été décidément bien timide. Ce qui valut d’ailleurs à la discussion de s’axer puis de se focaliser sur ces débauchées de saisons qui n’en font qu’à leur tête et ne respectent plus rien. Elles non plus.

Bien décidés à profiter de l’agréable moment de détente après une semaine particulièrement éprouvante, c’est l’estomac dans les talons que nous attendions patiemment d’être servis, espérant l’imminence de la chose malgré la foule des grands jours.
Elle était assise à la table voisine, seule, dissimulée derrière une énorme paire de lunettes qui mangeait les trois quarts de son visage. La conversation téléphonique en cours était animée, elle gesticulait, parlait fort de ses trois kilos pris cet hiver, de ce con de Xavier qui venait de lui poser un lapin, de son boulot barbant, de sa mère capricieuse, des sacrifices qu’elle fait pour ses horribles enfants non reconnaissants, du barbecue ringard de la fête des pères chez l’ex belle-doche, de ses rides disgracieuses, de ses voisins bruyants et irrespectueux, etc…
Une kyrielle de lamentations à faire s’envoler la gaîté d’un pinson farci au Prozac© et, qui sait, peut-être même à donner au soleil un prétexte pour s’éclipser à nouveau jusqu’à la fin de l’été.

Complètement indifférente à l’agacement général du à son impolitesse, bien trop occupée à se triturer le nombril pour mieux se le nouer, elle ne prêtait aucune attention au voisinage immédiat et ruminait aussi élégamment qu’un cochon-vache atteint de mérycisme. Elle mâchouillait - d’un air dédaigneux et antipathiquement renfrogné - quelques feuilles d’endives mal braisées, une demi-douzaine de radis, trois ou quatre cornichons de son espèce, quelques tranches de tomates et des bâtonnets de concombre.
Peut-être comptait-elle sur ce repas frugal pour alimenter le pois chiche logé dans sa petite tête de chou qui tient absolument à retrouver la ligne haricot vert. Sans doute sera t-elle la Miss Asperge Pimbêche de l'été.
Si j’avais eu vent de son adresse, mon plaisir aurait été de lui faire parvenir un 38 tonnes de  féculents, de lipides et de glucides… bien mérités.

Oui, je sais, se moquer des infirmes du cœur et de l’esprit n’est pas charitable mais là, sincèrement j’ai des circonstances atténuantes. 


 

mardi 11 juin 2013

Comment ne pas s’arracher la énième touffe de cheveux ?

L’administration Française est absurdement compliquée, notre grammaire est, en comparaison, d’une facilité déconcertante. La complexité des services administratifs publics n’est un scoop pour personne mais j’avoue être à la limite de la sidération. Au bord de la satellisation. Les bras m’en tombent.

  • Deux allers-retours dans la matinée au bureau du service concerné de l’organisme adéquat,
  • Six appels téléphoniques (donc six fois plus de chance d’être bercée excitée par une musique d’attente horripilante et une voix synthétique exaspérante),
  • Autant de transferts vers les bureaux des chefs, du sur chef, du méga chef, du chef des chefs… bref, de personnes sensées détenir la bonne liste de documents à fournir,
  • Trois redirections et quelques renvois de balles entre les géants services de la mairie, de la Préfecture, du département, du Conseil général et toute petite moi, ont fini par avoir raison de ma bonne humeur ainsi que de ma patience.
Devant tant d’incompétence je baisse les bras… pour aujourd’hui, parce que jeudi j’y retourne et je les dégomme !

Bilan du jour : Je suis en possession de deux listes différentes, fournies sur place par l’administration mais toutes deux sont apparemment obsolètes (dixit le sur chef et le chef des chefs), de quatre autres contradictoires aux deux premières - et contradictoires entre elles - glanées au cours de mes nombreux appels téléphoniques à hue et à dia, de tous les vrais documents dûment complétés, signés, estampillés secret-défense-danger-radiations, demandés sur les fausses listes. Tout est là, sur mon bureau... 

Je suis à deux doigts d’aller me pendre à mon bonsaï.

mardi 21 mai 2013

Vade retro Méphisto !


Bien décidée à m’octroyer une heure de détente passive devant l’écran de mon ordinateur pro afin de venir à bout du courrier en attente dans ma boîte mails depuis... un temps certain, répondre aux deux commentaires laissés en mon absence et faire une visite à mes trois blogs de chevet (comment ça c'est la dèche ?!), je me préparais un mug de café bien corsé et quelques carrés de chocolat. Avec ça, j’avais de quoi tenir un siège, ou presque.

Mon enthousiasme fut de courte durée puisque mon clavier, malgré maintes caresses, prodiguées avec tendresse, dans le bon sens des touches et un nombre incalculable de mots doux (suivis de quelques rares noms d’oiseaux plus qu’exotiques, je dois bien l’avouer) susurrés au creux du pavé numérique, refusa d’obéir au moindre effleurement ni à la plus petite pression digitale.
- Zut, j’ai bien l’impression que mon clavier a un souci (J’explique à mon dépanneur préféré les manips déjà effectuées, en vain)
- J’arrive. Donne-moi juste quelques minutes, je mets un point final à mon article. Si tu es pressée essaie donc le clavier virtuel.


Le clavier virtuel ? J’ignorais son existence, c’est une excellente idée ! Hum… Comment dire ? Après avoir fait plus ample connaissance, je compris mieux son nom ; il a effectivement tout du virtuel, en plus virtuel encore, c’est dire. Une phrase transcrite via ce bidule va, à tous les coups, occire mon clic ! J’y pense et puis… j’oublie.

"Ma vieille, tu as, une nouvelle fois, le bonjour de la loi des séries !". 

Je suis dans la ligne de mire de Méphisto : Le nouveau nouvel aspirateur est en dépression cyclonique, la fuite d’eau on ne peut plus "fuyante" et insaisissable, joue à cache-cache avec le plombier qui commence sérieusement à douter de mes facultés mentales, le lecteur DVD de L. fige, le four micro-ondes ronronne bizarrement. Bref, les vapeurs de soufre commencent à titiller mes narines...

Et dire que les prévisions astrales pour l’année 2013 annonçaient : Toutes les planètes de la chance et du succès sont dans votre signe cette année. Attendez-vous donc à un grand cru, de ceux dont certains rêvent en vain toute leur vie. Pour vous le rêve devient réalité : Une année heureuse et riche. Vous serez entourée par vos amis, cernée par vos amours (!) et lâchée par vos emmerdes.

… Tout à coup, le doute m'assaille !