vendredi 29 mars 2013

Moue dubitative (Je m'comprends)


Il y a trois façons de faire les choses : la bonne, la mauvaise et… la mienne.
De même que…
Il y a trois façons de voir les choses : la mienne, la mienne et... la bonne. 

     Parfois, j’aimerais vraiment pouvoir me gratter l’intérieur de la tête.




mercredi 27 mars 2013

Entre sac & ressac


Rester des heures entières, assise là, à observer les vagues venir mourir sur la plage... À contempler et guetter leurs va-et-vient, là ou se mêlent le proche et le lointain, la mer et le ciel, l'accessible et l'intouchable. 
Me poser un moment, oublier l'obligatoire, ne penser qu'à l'instant. Respirer, fermer les yeux pour mieux entendre les frissons de l'onde et me laisser aller à la divagation.
Distinguer un battement de coeur, sentir ce souffle de vie évoluer au gré du sac et du ressac. 

Ne pas voir le temps passer, être bien (dans cet) entre parenthèses. Dans cet entre deux.





mardi 26 mars 2013

Morale stoïcienne*


"Pour libérer sa parole, le sujet est introduit, par la psychanalyse, au langage de son désir."  Jacques Lacan - Extrait des Écrits

Selon la psychanalyse, il serait primordial de suivre l’élan de son désir pour affirmer son humanité et son individualité.
Même textuel.
Même raisonnable.
Soit…

En lisant cette phrase (ai-je l’esprit mal orienté ou est-elle réellement comme je la ressens, à double entrée ?) de Lacan, le mien a été de… venir écrire quelque chose.
Sur le champ.
Aspiration on ne peut plus sage. Elle aurait pu être pire, ou mieux, tout dépend de l’angle de vue de chacun.

Voilà qui est fait…


(*Morale stoïcienne : Apprendre à désirer seulement ce que l'on peut atteindre, en restant dans les bornes du raisonnable.)



jeudi 21 mars 2013

Délire maniaco-paranoïaco-répressif

Fumer… nuit gravement à la santé.
Boire de l’alcool sans modération… nuit gravement à la santé.
Manger trop gras, trop sucré, trop salé… nuit gravement à la santé.
Ne pas manger 5 fruits et légumes par jour… nuit gravement à la santé. (Ne pas avoir de quoi se les payer, tue).
User de stupéfiants… nuit gravement à la santé.
Aimer... peut tuer.


Depuis quelques années un nouveau culte a vu le jour, celui de la peur où tout est subitement devenu cancérigène, pathogène et surtout anxiogène ; la grippe, la rougeole, le wi-fi, les ogm, les concombres en rondelles, le nucléaire, l'air, les sodas, le soleil, le bisphénol A, les pesticides, les moustiques, les poulets, l'amour, les volcans, l’aspartame, le paraben, etc.
Politique de prévention ?
Principe de précaution ?
Aujourd’hui on tremble, on nous bombarde d'infos toxiques tout azimut, on nous affole, on nous culpabilise, on nous infantilise. On nous moralise. Les utopies collectives ont laissé place nette aux trouilles collectives. Bilan : La moitié de la France est devenue hypocondriaque, l'autre dépressive.

Mais qui sont donc ces néo-gourous hypocrites annonciateurs d’apocalypseS qui nous rendent hypocondriaques-hyperanxieux et nous obligent à vivre "avec modération" - tout en nous poussant à la consommation - pour mourir en bonne santé ?

Parce que vivre peut nuire gravement à ma santé… ce matin, même pas peur
!



mardi 19 mars 2013

Code de mauvaise conduite

Illustration : Troud
Quand on vit dans une grande ville, il est peu probable de passer une demi-journée sans entendre insultes et coups de klaxon, sans voir frasques et gestes déplacés venant de conducteurs hargneux. Au moindre agacement les esprits s’échauffent, le ton monte et la personne la plus charmante se transforme en véritable psychopathe du bitume. Mal embouchée et sans gêne aucune, de surcroît.
Hier débutais la semaine internationale de la courtoisie sur la route. Les Français, selon un sondage LCI, se jugent bons conducteurs mais s'estiment tout de même agressifs au volant. Sur ce deuxième point, ils ont au moins le mérite de ne pas manquer de lucidité. Cela n’atténue pas pour autant leur mauvaise foi, en partie listée ci-dessous, rapidement et de façon non exhaustive  : 
"Parce qu’au stop tu stoppes toi ? Je suis pro du stop glissé, ça te pose un problème ?" - "La priorité ? Quelle priorité ?" - "Je klaxonne parce que j’ai une bonne raison : c’est lui le danger, pas moi" - "Qu’est-ce que ça peut faire si je téléphone, si je réponds à un sms en conduisant ?" - "Le slalom sur la Prom' c’est mon truc, ça gêne qui ?" - "Le clignotant c’est pas la peine, il voit bien que je tourne à gauche" - "Tu me colles ? Je freine !" - "Mais non, le feu était pas rouge, il était juste orange foncé" - "J’ai pas de patience ? Moi ? J’ai pas de temps à perdre, c’est pas du tout pareil" - "J’en ai pas pour longtemps, je stationne sur le trottoir (ou sur la place réservée aux handicapés)" - etc. etc.
Si, durant cette semaine, certains pouvaient intégrer que la route n’est pas, comme ils semblent le penser, un espace individuel où chacun fait ce qu’il veut mais un univers à partager où chacun doit pouvoir se déplacer en toute sécurité, en étant respecté.



N.B : Cette note a été enregistrée au volant, entre deux ralentissements dus aux embouteillages et tout en respectant la limite de vitesse, les stop, les priorités, les cédez le passage, les motards, les piétons, les vélos, les chiens, en gardant la main gauche sur le volant et l'oeil droit sur les rétroviseurs. Aucun feu rouge n'a manqué de respect.
     - "Mais regarde moi ce c.. ! Tu vas avancer oui ?"


dimanche 17 mars 2013

Cogitus impromptus

Le temps qui passe ne me fait pas peur même s’il ouvre toutes grandes les portes à la maturité puis à la vieillesse. C’est dans l’ordre des choses, nous n’y pouvons rien.
Par contre, j’ai un pincement au cœur en pensant à ces instants de bonheur qui semblent si banals lorsqu’ils sont vécus sur l’instant, dans la grâce de l’enfance ou l’insouciance de l’adolescence alors qu’on voudrait être déjà plus vieux.
Être plus vieux pour
attraper le pot de confiture sur l'étagère du haut, pour aller à l'école tout seul, être plus vieux pour faire ses choix et mener sa vie comme on l’entend, être plus vieux pour avoir enfin des responsabilités, pour être indépendant, etc. etc. En prenant de l’âge ces épisodes courants deviennent moments privilégiés dans nos souvenirs, d’autant que certaines personnes témoins de ces heureuses heures ne sont plus là.
"Tu es jeune, tu as toute la vie devant toi". A l’époque ces mots me faisaient sourire, ils m’irritaient même parfois, je me disais que les années passent lentement et que la vie sera longue, enfin normalement, si j’ai de la chance. En un rien de temps j’ai pris vingt ans dans les gencives, j’ai fait ma vie, des enfants qui, à leur tour assurément, ont envie d’être déjà plus vieux. 


Ma nostalgie n’est pas une affaire de temps qui passe mais plutôt celle de la délicieuse inconscience que nous perdons en devenant adulte et dès que nous avons des enfants. On se met alors à avoir peur pour eux, de tout.
En devenant adulte on entre certes dans l’ère de l’autonomie, de la liberté et du libre choix mais aussi dans celle de l’engagement, des devoirs et obligations. On devient décideur ET responsable. Responsable de sa propre vie comme de celles de ceux que nous aimons. Plus tard, on craint aussi pour nos parents qui vieillissent...
On ne prend pas uniquement le poids des ans on se charge également de celui de l’implication. Entre le passé où sont logés nos excellents souvenirs et l'avenir où sont, c’est à espérer, nos espoirs, il y a le présent où se trouvent nos engagements, nos serments et nos exigences.


La période Insouciance devrait durer quatre fois plus longtemps. Il faudrait peut-être en parler à M. Duracell ! Non ? 


vendredi 15 mars 2013

Chronique du vide

Je baye aux corneilles (merci Maître Capello). C’est horrible comme je suis assommée cet après-midi.
La nuit a été quasi blanche. Comment dit-on dans ces cas-là, qu’elle était grise ? Sombre ? Beige ? Crème ?  Disons crème, pour le côté doux et onctueux de ce que le terme évoque. Et puis il va on ne peut mieux avec le grand mug de café qui fume paisiblement, juste là, entre mon clavier et l’écran. Je sais, j’avais dit que je ne boirais plus de café mais à part le café et le clairon, je ne vois pas très bien ce qui pourrait me sortir de cette somnolence. Pour le clairon, c’est… clairement non, ne restait donc plus que la drogue habituelle pour me stupéfier un minimum, n’en déplaise à mon foie.

Apathique, je fixe l’écran en espérant qu’une idée en jaillisse, vienne coloniser mon cerveau, ne serait-ce qu’un dixième de seconde, pour combler enfin ce vide qui y squatte depuis ce matin. J’attends que le sujet fuse, j’attends d’avoir quelques mots à déposer, à aligner. Je n’irais pas jusqu’à souhaiter de grands mots, ni même quelques mots d’esprit mais j’aimerais beaucoup consigner au moins le premier, celui qui fera sortir les motus de l’antre du Sans mot dire écrire. Le passeur de mots, en quelque sorte.

Deux ou trois tout petits, même minis, même affreux, même déviés et ridicules, même vilains et inutiles feront mon affaire. Ils me permettraient ainsi d’arriver, cahin-caha,  jusqu’au dernier. Et dieu sait que j'aime l'avoir celui-là !  

J'écris en douce pendant que mon enthousiasme et mon aspiration sont encore (ou déjà) au lit. Je bâille de sommeil, de fatigue et d'ennui : Trouver son mot à dire est épuisant…



Redéfinitions #1


Sirène
 : subst. fém.
Phys.
Technol.
Les pompiers de Copenhague n'en ont pas une petite.
 

Flegme : subst. masc. sing.
Au fig.

Mission toujours impassible, quelles que soient les circonstances.

Abscisse : subst. fém.
Math
.
Elle est classée X. Dans un système à 2 axes perpendiculaires, elle est l’une des deux coordonnées servant, conjointement avec l'ordonnée, à repérer la position d'un point dans le plan. 

Rus : subst. masc. région.
Vieilli.

Des lits mineurs rassemblés dans le corps d’une rivière. 


Essaim : subst. masc.
Apic. Biol. Police. Socio-anthropol. Aéro.

Bande organisée spécialisée dans le vol et le butinage.
    Butinage : subst. masc.
    Faire du butin, amasser une récolte. 

Martien : subst. masc.
cult. Pop.

Petit vert de terre.
           Syn : Terrestre extra. 

Remédier : verbe trans. indir.
Au fig.

Voisin de pallier.



              Niou  - Petit lexique à la taille de mon neurone. Page 1/? 

jeudi 14 mars 2013

Un vent de fleurs souffle sur le Slip Français



Made in France 2.0
"Vous voulez changer le monde, vous voulez changer les choses, commencez par changer de Slip !" (Le Slip Français)

Les supermen Français ont de quoi porter mine réjouie. En effet, ils vont, peut-être, devenir les (p)artisans de la révolution du slip. Et oui messieurs, après le coup d’état des cheveux qui se raréfient ici et des poils qui prolifèrent là, après la rébellion du bedon un peu trop flan cacaoté et pas assez tablettes de chocolat, après l’insurrection de la fesse qui s’affaisse, voici qu’un vent de fraîcheur promet de souffler dans votre… boite crânienne.

Le Slip Français propose de fabriquer L’indomptable (quelle étrange idée de donner à un slip le nom d’un sous-marin nucléaire. Pourquoi pas l’Insubmersible ?) dont le tissu est revêtu de micro capsules aromales. Ainsi, le parfum s’exhale dès que le slip est en mouvement...
Petit bémol : financer une telle création n’est pas à portée de toutes les bourses, forcément les produits innovants coûtent la peau des fesses, la NASA en sait quelque chose. La marque cherche donc le financement de son invention, soit 10 000 euros. La mode étant à la contribution participative, elle a eu l’idée de lancer un sponsoring via My major company.
Messieurs, oui vous qui voulez changer le monde, devenez l'égérie de l'Indomptable
et participez au bien-être de l’humanité bonheur des (autres) hommes.


Rose des vents ne serait-il pas un nom plus… moins mâle non ?



mercredi 13 mars 2013

Le cri de la fougère le soir au fond du bois

Je suis une tueuse en série... en herbes. J’avoue !
Un spécimen comme on en fait peu, issu d’une hybridation complexe et, je l’espère génétiquement modifiable. Je suis prête à parier la totalité de mes futurs chocolats de Pâques que sur le territoire Français vous n'en trouverez pas plus de deux : ma sœur et moi. Toutes deux sommes d'ailleurs très assidues à notre travail de sape.

Il est loin le temps béni où j’avais la main plus que verte, le fluide très spécial et le don pour faire prospérer les belles plantes. Aujourd’hui j’asphyxie, je noie, j’inonde, j’imbibe, je tsunamise. J’étouffe ! Oui mais… c’est de l'affection.
Aucun végétal ne résiste à ma folie criminelle. Le modus operandi reste désespérément le même, normal, c'est d'ailleurs ce qui permet, en partie, de reconnaître puis de confondre un meurtrier en série : J’arrose de façon excessive tout ce qui est vert avec des feuilles, et ce dans le but unique de lutter contre l’assèchement et le dessèchement. Un petit coup d’arrosoir par ci, un autre par là et c’est la noyade assurée sans aucun espoir de sauvetage, y compris par un titulaire du BNSSA spécialiste ès bouche à bouche végétal.

Ma dernière victime est une Osmonda regalis (je la joue calée en botanique, sait-on jamais, sur un malentendu ça peut marcher) plus communément appelée fougère… vivace.

Je devrais peut-être me contenter de bichonner des plantes aquatiques...




lundi 11 mars 2013

Main courante... qui ne dépose pas plainte

L'effet papillon c'est un mot que tu écris là-bas et qui provoque ici la sensation fugace de ta main aventureuse caressant ma peau.


samedi 9 mars 2013

La septième vague

En entrant dans cette librairie mon regard fut tout de suite attiré par deux livres posés négligemment sur le coin d’une tablette. J’ignore pourquoi mes yeux se sont portés sur ces deux petits bouquins de la collection Poche, disposés l’un sur l’autre et dont je ne distinguais même pas les titres.
Sans doute attendaient-ils d’être rangés sur le rayonnage adéquat, peut-être languissaient-ils d’être repris par un futur lecteur qui les aurait abandonnés là, le temps de dégoter d’autres trésors. Ils se trouvaient pourtant à l’extrémité droite de la boutique, à l’opposé de l’endroit où moi je me trouvais, tellement plus proche de dizaines d’autres ouvrages à portée de main.
Je suis partie en quête de quelques éventuelles futures lectures, déambulant une bonne demi-heure parmi des centaines de livres de catégories différentes, conseillée par un libraire "habité" par sa passion. En vain, rien ne m’a dit.
J’ai fini par m’approcher de mon attirance première, j’ai saisi rapidement les deux livres sans en lire le résumé mais en sachant tout de même qu’il s’agissait du tome 1 et de sa suite, de peur qu’on me les prenne. 


Le premier tome, Quand souffle le vent du Nord, est le récit d’une romance épistolaire entre Emmi et Léo, entrés en contact grâce à un mauvais acheminement de mail. Heureux hasard. Leurs échanges deviennent vite addiction mais la relation repose sur trois principes : jamais de rencontre, pas de "chair", pas d’avenir. Aucuns possibles.
J’ai été emportée par le premier tome, par cette véritable petite pépite de bonheur, d’illusion d’absolu et pressée de retrouver leurs échanges, je me suis hâtée d’entamer le second. La septième vague a été bue à son tour comme du petit lait, savourée avec plaisir et non sans une émotion certaine… 

L’auteur nous entraîne dans les affres de la communication à l’ère de l’Internet, prises à contre-courant puisque, ici, contrairement à l’idée que la plupart de nous s’en fait, Léo et Emmi ne portent pas de masque, il n’y a pas de place pour le mensonge et leur relation est bien réelle.  
J’ai adoré l’approche psychologique plutôt fine ainsi que quelques belles maximes que j’aurais aimé écrire. 

Ces deux petits livres sont en bonne place, toujours à portée de vue, je les feuillette souvent, j’en relis quelques passages de temps en temps mais je ne me résous pas à les remiser.




"La mer est calme. Son miroir scintille, le soleil est aveuglant. Je n'attends rien. Tout est là, tout suit son cours. Pas de changement en vue. Calme plat. C'est plus facile à vivre. Tout du moins cela facilite le sommeil"

"Pour vivre sur une mer tranquille il faut être fait pour cela. Certains vivent le calme plat comme une paix intérieure, d'autres comme un marasme sans fin".  



          Daniel Glattauer - La septième vague



jeudi 7 mars 2013

Caprice... c'est fini

C’est amusant de constater, pour la énième fois, à quel point le cœur et la raison peuvent être des ennemis jurés. Chacun d'eux a ses extravagances, ses inconstances, ses inconsistances. Chacun d’eux jouit à la fois d’une malléabilité et d’un entêtement à toute épreuve.
C'est amusant à quel point on peut être conscient de l'impossibilité d’une chose et de son aberration, de ne finalement pas la souhaiter tant que ça, de par sa nocivité toute programmée. 

On est conscient, plus que lucide même : cette chose là est impossible. Impensable. Néanmoins... néanmoins... c'est fou à quel point on peut l’espérer (tout en ne l’espérant pas), la désirer de toute son âme, la vouloir coûte que coûte. 
À en devenir obsessionnelle, à en avoir mal au à son cœur.
 

Et puis, dans un "sursaut" de conscience, ma raison finit souvent par l'emporter.


Chinoiseries


Si je trouve une fraise des bois Hongroise dans mon yaourt Bulgare à la framboise, est-ce que moi aussi je peux emm.... toute l'Europe ? 




mardi 5 mars 2013

Copains comme cochons ?

[Mode J’ai de saines lectures /On]
 

Tout à l’heure, alors que coincée dans un embouteillage j’écoutais la radio pour passer le temps (plutôt que mes nerfs sur le sans-gêne qui bloquait une rue pour aller chercher son paquet de cigarettes), j’ai entendu une info étonnante - vérifiée ici - que je ne peux m’empêcher de venir partager avec vous toi puisque tu es mon seul lecteur.
Tu n’es pas sans ignorer les progrès notoires de la science ces dernières années dans le domaine de la génétique, et bien ils permettent désormais de comparer de façon plus précise nos gènes humains avec ceux de certains animaux. Et les résultats sont pour le moins étonnants. 
Nos différences ne sont pas si grandes que ça puisque l’homme partage 98,5 % de son patrimoine génétique avec le chimpanzé, 95 % avec le gros cochon et 60 % avec la drosophile (mouche du vinaigre).
C’est, paraît-il, au niveau du cerveau que les différences homme/animal sont les plus flagrantes.

On va dire ça, oui… 


[Mode J’ai de saines lectures /Off]



lundi 4 mars 2013

Vacance



Les vacances sont terminées et avec elles le défilé de proches, d’amis, d’amis d’amis, d’amis des enfants. Finies les incessantes allées venues des uns et des autres, finis les invités surprise, par les bonnes odeurs de café et de cuisine, alléchés. Finis les petites grasses matinées et les horaires dilettantes. Fini le lâcher prise, si précieux aux yeux des psy, des yogis et des "méditeux".
Cette pseudo débandade plutôt plaisante les trois premiers jours a fini par devenir un peu pesante pour moi. Plaisante mais pesante. J’aime avoir la maison pleine de personnes que j’apprécie, pleine de leurs rires, pleine de vie. Enfant, déjà, j’avais une affection toute particulière pour ces rassemblements qui réunissaient autour d’une grande tablée famille et amis. Pourtant, cette fois j’ai eu envie de retrouver rapidement calme, tranquillité et bonnes vieilles habitudes. Cette fois tout allait trop vite pour moi. Trop fort.

Aujourd’hui c’est chose faite, je respire enfin, je respire et je souffle. Ça, pour souffler je souffle ! J’avoue m’être trouvée toute bête, un brin désemparée une fois la maison dépeuplée et plongée dans le silence du matin. J’ai mis de la musique pour combler ce vide, pour retrouver de la vie, pour faire du bruit… puis j’ai déambulé un bon moment dans quasiment toutes les pièces, comme pour me les réapproprier, en trimballant mon mug de thé. Je me suis immobilisée quelques minutes au soleil devant la baie vitrée du salon pour admirer le ciel et la mer. C’était plein soleil sur mon visage et sur mon lecteur CD passait Bruises de Chairlift. J’ai accompagné quelques vaguelettes venant mourir sur la plage, j’ai laissé mon regard se perdre un instant à l’horizon et j’ai repris le cours de ma vie.


dimanche 3 mars 2013

Et si on tournait la page ?



        (Ou… Donner Vendre son cul pour se faire tirer à X exemplaires)


Aujourd'hui beaucoup sont prêts à tout, surtout à n’importe quoi, pour avoir ne serait-ce qu’un tout petit moment supplémentaire de gloire médiatique. Y compris à avoir une relation intime avec un homme que l'on considère "être" un porc.
Le fait d’être parvenue à coucher avec DSK n’est pas une performance pour Marcela Iacub (tout le monde sait aujourd’hui, à moins de vivre sur Mars ou d’être en satellisation géostationnaire autour de Saturne, qu’il était plutôt open de ce côté-là). La performance, telle que je la considère (performance : action, exhibition, interprétation demandant certaines qualités) est de le relater, de l’exposer, de le publier en se moquant complètement du respect de la vie privée auquel tout citoyen a droit en France. Cochon (ou pas)… qui s’en dédit !


DSK s’est fichu lui-même dans l’ambulance sur laquelle elle a tiré, me direz-vous et sans aucun doute avez-vous raison. Ce que peut éprouver ce monsieur ne m’affecte pas particulièrement, j'ai suivi les affaires par la force des choses, comme tout le monde, ou presque. 
Par contre je suis touchée par ce qu’à pu vivre sa famille, par ce que les média continuent à lui faire endurer. N’a-t-elle pas le droit au respect et à l’oubli ?
Par contre je suis lassée par le grand déballage de ce linge pas très propre, excédée par l’acharnement. Basta ! Le feuilleton a suffisamment duré et il serait temps que la presse (surtout celle qui encensa l’ex-futur président du temps où il était encore puissant – N’est ce pas faire la pute ça ?) tourne enfin la page de ce roman politoco-judiciairo-financiero-sexuel. 

Achever un homme à terre n'est pas le comble du courage. Non ?


vendredi 1 mars 2013

Ego trip

Forcer le chauffage, ôter les maxi chaussettes col roulé et la peau de zébu
Arrêter la gamberge… et le café (pour la 12ème fois depuis le début de l’année)
Annuler donc les rdv quotidiens avec George C. à la machine à café. What else ?
Purifier mon foie en prévision de l’orgie cacahotée des fêtes de Pâques
Perdre l’habitude de courir quand marcher suffit
Alerte le frigo est vide ! Et le congélo n’est pas loin de l’être. Donc... 
Slalomer entre les gouttes pour éviter le lavage de cerveau 
Me botter les fesses et lui dire NON
Finir de rassembler et terminer de remplir les documents pour le projet X
Prendre mon pouls à défaut de ma température
Me travailler au corps Travailler sur moi
Rappeler le plombier canon qui n’a pas pour autant inventé la poudre
Faire de la plongée sous-marine sur la terrasse inondée (c’est pas les Maldives mais…)
Flatter mon amour-propre

Avoir le culot de lui dire OUI 
Oser sortir sans honte avec le bonnet Péruvien rapporté par Benoit/Ramuntcho
Semer aujourd’hui pour récolter demain, voire après-demain
Mettre un contrat sur la tête du chien psychopathe de mes voisins
Passer une annonce dans mon QR pour dégoter un beau surfeur… sur planche à repasser
Envoyer les copains pique-assiette d’A. à Targovichté pour faire le plein de mes yaourts Bulgares préférés
Ranger mes petites culottes par ordre alphabétique
M’inscrire dare-dare aux PNA (perfectionnistes non anonymes)
Me perdre quelques jours dans le triangle des Bermudes
Prendre le temps de perdre du temps… 

Etc, etc…

(Liste non exhaustive et non ordonnée)