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jeudi 20 mars 2014

Le Neurone Qui Flanche

Parfois, j’aimerais pouvoir me gratter l’intérieur de la tête pour apaiser mes démangeaisons cérébrales...

mercredi 4 septembre 2013

Les Aventures de Marcel Tricot

|Mode les vacances ça vous change un neurone /ON|


Il est revenu il y a belle lurette si j’en crois le fameux bureau des tendances dont tout le monde, à part les pros de la mode, se fout. Il est revenu et laisse six pieds sous terre les autres Marcel (et son orchestre) : Les Amont et les Azzola, les Cerdan et les Zanini, les Petiot (brrr) et les Marceau… Même les Dessailly.
Le Marcel du jour est ce que la presse de mode féminine désigne, depuis dix étés au moins, comme "un top de l'été".

Le Débardeur fût un sous-vêtement universel, pratique, dont les échancrures et les découpes anato-ergonomiques n'entravaient pas les mouvements des travailleurs - Voir et revoir Jean Gabin dans "La Bête humaine" pour se rafraîchir, sinon les aisselles, la mémoire.
Il sera surnommé "Marcel" au tout début des années 1960 parce que le prénom démodé collait bien à l'ouvrier. Comme si tous les Marcel étaient des prolos… Bleustein-Blanchet et Dassault ont du apprécier !
Dépassé et ringardisé après Mai 68, le Marcel tricot de corps s'est offert une nouvelle première jeunesse au milieu des années 1980, testostéronisé par un créateur américain, qui en fit un vêtement sexy, faire-valoir des belles musculatures. Tout en continuant d'attaquer la face nord de l'homme à la mode, le Marcel change d'épaules, de sexe et c'est au féminin qu'il se déclinera par la suite, entamant ainsi une troisième brillante carrière. "Marcella" fait son show en paillettes chez Unetelle, en parme gansé chez telle autre, innocente et authentique ici, brodée là... de couleur chair et pas chère encore ici.
Oui mesdames ! Marcella se porte partout : à la campagne, à la plage comme à la ville, à vélo, en cabrio, matin et soir, en club ou au club, pour sortir le chien ou le hanneton, pour draguer ou faire ses courses. Et même pour aller au bureau, c’est dire !

Passé du statut de dessous "tue l’amour" à celui de dessus sexy, le Marcel tient bon la rampe par les bretelles et ne doit pas être confondu avec la version filet à trou-trous bien moins classe de son cousin Mimile. Mimile qui aurait été inventé en 1933 par un capitaine Norvégien ne sachant plus que faire de ses filets à maquereaux.
A part bronzer le torse façon gaufrette des Flandres, le Mimile n'a pour l'heure été repêché par aucun bureau des tendances. Peut-être y a t-il un créneau à prendre, qui sait ? Pour le moment donc, Marcel Oui… mais pas Mimile.

 Allez... Chauffe Marcel !



|Mode les vacances ça vous change un neurone /OFF (Ouf !)|

lundi 27 mai 2013

Météo ? Mets donc plutôt tes bas !

(Note rédigée en début de semaine dernière et restée coincée, allez donc savoir pourquoi, dans les brouillons de Blogger. Encore un épais mystère… très mystérieux à éclaircir ! A replacer donc dans le contexte du moment. A noter : ma cafetière et moi avons, depuis, retrouvé une relation passionnée)


"Ne me dis pas que toi, tu es du genre à te laisser influencer par la météo" me lança t-il, un brin moqueur, alors que nous évoquions une période particulièrement abondante en pluies diluviennes.
Tiens donc et pourquoi pas moi ? Il est pourtant connu que les sudistes dépérissent quand ils n’ont pas leurs doses minima de soleil et de ciel bleu. Et même si je trouve un plaisir certain à flâner sous la pluie, à être secouée par le vent ou à lézarder au soleil, je n’apprécie que très peu les changements brutaux.
J’ai toujours détesté les douches Ecossaises, au sens propre comme au figuré, elles me mettent de mauvais poil, d’autant que je viens de rompre une nouvelle fois, mais-cette-fois-c’est-pour-de-bon, avec… ma cafetière et que la séparation ne se passe pas bien du tout. Je suis donc doublement de mauvais poil.

Après quelques jours d’un temps printanier arrivé au bon moment, ce week-end l’automne semblait être là, avec une avance considérable. N’aurais-je pas vu passer l’été ? Ma boussole aurait-elle perdu le Nord ?
Quasi noyée sous les eaux (Boudu ! Si j’avais quelques centimètres de plus…), soufflée par un vent à décorner tous les cornus de la galaxie, faire un choix entre profiter du déluge pour m’adonner à un shopping effréné sous abri et tenter un remake personnel de Mary Poppins, fût laborieux. Après maintes palabres et un vote plus que douteux (À la manière mafieuse, évidemment. Si j’ai honte ? Pas du tout !), il a finalement été décidé à l'unilatérale que cette journée serait placée sous le signe du cocooning et du zen. Il nous fallait bien ça après la grande dépression météorologique et l’annonce officielle de l'effondrement économique.

Au dehors, des trombes d’eau, à l’intérieur, du zen : Du zen debout, du zen assis, du zen en mode horizontal aussi… Et quand au mode horizontal s’adjoint un rythme de gastéropode neurasthénique qui fait passer le mime Marceau pour un hyperactif, il est bien difficile de reprendre une activité  débordante le lendemain.

L'idéal serait d'instaurer un jour de non-activité supplémentaire, une sorte de sas de "pression" pour se remettre de ces jours de farniente... Non ?

vendredi 15 mars 2013

Chronique du vide

Je baye aux corneilles (merci Maître Capello). C’est horrible comme je suis assommée cet après-midi.
La nuit a été quasi blanche. Comment dit-on dans ces cas-là, qu’elle était grise ? Sombre ? Beige ? Crème ?  Disons crème, pour le côté doux et onctueux de ce que le terme évoque. Et puis il va on ne peut mieux avec le grand mug de café qui fume paisiblement, juste là, entre mon clavier et l’écran. Je sais, j’avais dit que je ne boirais plus de café mais à part le café et le clairon, je ne vois pas très bien ce qui pourrait me sortir de cette somnolence. Pour le clairon, c’est… clairement non, ne restait donc plus que la drogue habituelle pour me stupéfier un minimum, n’en déplaise à mon foie.

Apathique, je fixe l’écran en espérant qu’une idée en jaillisse, vienne coloniser mon cerveau, ne serait-ce qu’un dixième de seconde, pour combler enfin ce vide qui y squatte depuis ce matin. J’attends que le sujet fuse, j’attends d’avoir quelques mots à déposer, à aligner. Je n’irais pas jusqu’à souhaiter de grands mots, ni même quelques mots d’esprit mais j’aimerais beaucoup consigner au moins le premier, celui qui fera sortir les motus de l’antre du Sans mot dire écrire. Le passeur de mots, en quelque sorte.

Deux ou trois tout petits, même minis, même affreux, même déviés et ridicules, même vilains et inutiles feront mon affaire. Ils me permettraient ainsi d’arriver, cahin-caha,  jusqu’au dernier. Et dieu sait que j'aime l'avoir celui-là !  

J'écris en douce pendant que mon enthousiasme et mon aspiration sont encore (ou déjà) au lit. Je bâille de sommeil, de fatigue et d'ennui : Trouver son mot à dire est épuisant…