lundi 31 mars 2014

Spleen & Idéal

Je n’aime pas les dimanches soir, j’ai systématiquement un petit coup de moins bien qui me tombe dessus au moment où le jour décroît. Sans doute le regret de voir se terminer le week-end : adieu détente, répit et moments privilégiés. Sans doute la perspective de commencer une nouvelle semaine, de me remettre dans le bain, de reprendre ce rythme, devenu mon quotidien depuis des mois. Sans doute aussi la nostalgie de ces soirées quand, enfant ou adolescente, elles correspondaient avec un retour en classe imminent et ce fichu cartable à préparer. Pour cela il me fallait quitter le lieu, les gens et l’instant, toujours au meilleur moment.

A une époque, nous terminions certains dimanches par un grand goûter familial organisé chez mon oncle et ma tante. Je les appréciais particulièrement, non seulement pour la joyeuse ambiance de ces (aujourd’hui devenus davantage précieux puisque perdus à jamais) après-midi mais, également et surtout, parce que j’y retrouvais mes cousins.
Ces quatre frères plus âgés que moi m'amenaient à commettre les innombrables petites bêtises auxquelles je ne pensais pas et me poussaient à faire celles que je n’avais pas le courage de faire seule. Ce fut une période bénie, baignée de bonheur et d'insouciance, jusqu'à ce que nos études, puis la vie se chargent de nous éloigner.

dimanche 30 mars 2014

Sois Belle, Zen… Et Trinque

L’encart publicitaire d’un hebdomadaire féminin consacre une double page aux bars de la Côte d’Azur. Ne nous méprenons pas, il ne s’agit pas de faire la propagande du dernier troquet à la mode ou l’apologie du whisky-club de la Rue de l’abreuvoir.  Non, tout de même pas...

Après le boom des bars à vins ou à bières, à sushis, à cakes, à soupes, à salades, à tapas, à sandwiches, à p.... (non pas ceux-là), etc. voici le nouveau concept à la mode :
Les bars beauté/bien-être

Ainsi fleurissent à tous les coins de rue, avec l’arrivée du printemps, les bars à cils, à ongles, à franges, à sourire, à regard, à chignons, à oxygène, à moumoutes ou encore à moustaches (pour vous messieurs) 
et même à sieste 
Le bar fait un tabac !

Le genre peut se décliner à l’infini, pourquoi pas des bars à cornichons, à andouilles, à bananes, à quiches, à truffes, à boudins, à dindes ou à courges ?

samedi 29 mars 2014

Je L’ai A Moitié Fait… !

Il fut un temps où la frénésie bloguesque m’avait envahie corps et âme, où une note lue tôt le matin était susceptible de m’animer (ou bien de m’énerver) pour le reste de la journée, où les commentaires de certain(e)s pouvaient me faire friser l’œil, m’incitant à réagir illico presto subito… 
Il fut un temps, les tags étaient fréquents sur mes blogs de chevet et tenter de les éviter s’apparentait à pratiquer un sport de haut niveau pour la majorité d'entre nous, blogueurs associés, navigant dans la même galère. Cet épisode aura eu le mérite de me permettre d'exercer assidûment l'art de la contorsion et d'optimiser la glisse de mon slalom géant. Au fil des années mon enthousiasme a fondu comme neige au soleil pour de nombreuses plus ou moins bonnes raisons, ma présence sur les blogs s'est faite plus que confidentielle et très limitée, je ne m’attendais donc pas à être taguée.
Et puis… ô surprise ! Gilsoub, dont les statistiques de blog attestent de mon appartenance au top ten des bavards, l’a fait ! (Je te remercie ;-))

La règle du jeu est la suivante :
  •  Lorsque tu apprendras que tu as été désigné (e), te réjouir, tu devras.
  •  Danser la gigue et arborer le logo de ce tag sur ton blog tu feras.
  •  Pour remercier celui qui t’a désigné (e), un petit texte tu rédigeras.
  •  Puis les 10 internautes les plus bavard (e)s de ton blog tu nommeras.
  •  Les prévenir sur leur blog de ton méfait tu feras.
  •  Une seule fois ce tag tu feras.

mardi 25 mars 2014

A La Recherche Du Temps Perdu


- Mamaaaan ! Mamaaaan ! Youpi, c'est aujourd’hui !
- Quoi donc ?
La journée mondiale de la procrastination
- Ah bon ? Eh bien, on la fêtera demain... ou après-demain
- ... 

jeudi 20 mars 2014

Le Neurone Qui Flanche

Parfois, j’aimerais pouvoir me gratter l’intérieur de la tête pour apaiser mes démangeaisons cérébrales...

mardi 18 mars 2014

Comme Une Lionne En Cage

J’ai enchaîné deux rendez-vous pompeux ce matin, de ceux auxquels on se rend à reculons et dont on a hâte qu’ils se terminent sous peine de casser sa pipe par suffocation ou par sidération. Voire les deux si on a une petite santé !

L’ambiance était solennelle, l’atmosphère pesante dans cet office notarial et le temps y était comme suspendu… La tentation de stimuler les aiguilles de l’horloge Marie-Antoinette toute moche posée sur encastrée dans la cheminée, fut grande. Comme celle d’épousseter mon interlocuteur, strict, raide comme la justice et sans âge, engoncé dans un costume trop étroit. Respectueuse et bien éduquée, plutôt que de satisfaire à mon envie de prendre le large, je choisis de prendre mon mal en patience et trouvai un autre moyen de… moyenner.

Pendant ce temps-là le ciel, le soleil et la mer, par la fenêtre, me narguaient. 

lundi 17 mars 2014

Chronique D’un Crime Parfait

La note promet d’être longue et forcément... la lecture aussi. J’ai essayé de résumer au maximum de mes possibilités mais allez donc demander à une bavarde de faire un choix entre tous ces mots indispensables. Pas facile de se couper la parole, alors… je vous offre un kawa ? Un baba ? Du chocolat ? ;-)

Comment bien réussir son crime ? Mission des plus délicates, le propre du crime parfait étant qu’il le reste jusqu’au jour où il est élucidé. Le modus operandi du crime idéal est donc une "matière" peu portée à notre connaissance, il n’existe pas de guide type, encore moins de notice du mode de fonctionnement typique d'un criminel.
Consciencieuse jusqu’au bout des ongles, je ne pouvais décemment pas donner conseils ni suggérer techniques sans les avoir testées au préalable. Ne reculant devant aucune difficulté pour vous, chers lectrices et lecteurs, j’ai tâché mon beau pull pour éprouver et approuver certaines méthodes.

Tout d’abord… Qu’est-ce qu’un crime "passionné" ? Il s’agit tout simplement de la version gore du "qui aime bien, châtie bien". Si vous êtes adeptes du crime passionné, et là je m’adresse plus particulièrement à vous chères lectrices, je suis d’accord pour risquer ma peau dans cette affaire mais pas pour en changer, je ne peux donc pas me mettre à votre place messieurs.
  La victime est : votre mari, compagnon, concubin, Canard, partenaire, Jules, Choupinou, Doudou, Lapin, Mamour... peu importe. 
  Le mobile est : l’Amour : Trop d’amour, pas assez d’amour, de l’amour pas comme il faut, de l’amour plus qu’il n’en faut ou de l’amour qui dégouline un peu trop généreusement en dehors du couple (Un pinailleur belliqueux ?).

Maintenant que le décor est grossièrement planté, passons aux différents modi operandi :
   

samedi 15 mars 2014

Métaphore Varappeuse

Vivre, c'est un peu pratiquer l'escalade. Pour cheminer il est impératif de trouver des aspérités auxquelles nous (r)accrocher, il est fondamental de regarder constamment autour et devant soi afin de parvenir à trouver la meilleure voie ; celle qui nous mènera au but et dans les meilleures conditions.

Lors de l’ascension nous sommes inévitablement contraints d’emprunter de rudes passages, nous nous sentons, à ce moment-là, si petit, terriblement seul et tellement vulnérable en premier de cordée face à la paroi gigantesque. Heureusement, l’abrupt du mur finit par s’équilibrer, le dénivelé par s’aplanir et l’escalade par devenir plus plan-plan, nous laissant ainsi apercevoir un horizon davantage dégagé.
Hélas, nous tombons et retomberons encore forcément sur une autre rugosité plus ou moins dégauchie et pas aussi bien placée que ça, mais c’est bel et bien grâce à ces inégalités accidents de parcours que nous parvenons à avancer, que s’ouvrent à nouveau devant nous un dessein de chemin, un tracé de voie. 


Il nous arrive de lâcher la prise, de vaciller, de perdre l’équilibre et donc quelques mètres dans notre progression, qu'importe,  il y a toujours au moins une corde pour nous assurer...




mercredi 12 mars 2014

J'adore Les Entre Parenthèses... (Entre guillemets)

Mon temps libre a perdu énormément de poids ces derniers temps, seuls subsistent quelques grammes d’instants-repos à la taille mannequin de l’extrême (squelettiques et diaphanes).
Je n'ai plus le temps de rien, je suis un crève-la-faim, une nécessiteuse.

Aujourd’hui, je me défile (un tout petit peu). Et demain ?
Demain je me mets en vacances (Saint Rodrigue, priez pour moi) jusqu’à la fin du week-end, 
si tout se goupille comme prévu. J'en profiterai pour rattraper, en partie, le retard de lecture sur mes blogs de chevet (Banzaï !!).

À moi les (bons) petits plats-plaisir dégustés au soleil, les menus-détente (copieux) à m'en faire péter la panse et l'éventail de choix sur la carte des desserts-passe-temps... (à partager)


jeudi 6 mars 2014

Dans Un État Proche De l’Ohio...

Il est des périodes où j’aimerais avoir des pouvoirs surnaturels, être fée, sorcière bienfaisante ou même Dieu et peu importe lequel. Je pourrais alors éviter le pire à ceux que j’aime, être forte et/ou trouver la force d’être efficace, convaincue d’agir au mieux pour eux.
Comment faire le deuil d’une personne si jeune et encore physiquement là ?
Comment comprendre cette démence cérébrale qui l’amène chaque jour un peu plus vers un ailleurs tant redouté ?
Comment supporter la violence verbale et parfois physique de la part de celle qui fut si tendre, douce et posée ?
Comment s’y prendre au mieux avec cette terrible maladie qui, tel un rouleau-compresseur, nous broie et nous lamine ? Comment aider, 
de façon appropriée, mes parents  à traverser cette épreuve ?
Comment trouver les mots, les arguments pour venir en aide et soulager l’aidant constamment présent qui s’épuise à petit feu ?
Comment le convaincre qu'on ne peut hélas plus rien faire pour arrêter le bouffe-neurones, qu'il ne peut faire davantage ou mieux que ce qu'il fait déjà 24 heures sur 24 et 365 jours par an depuis bientôt 4 ans ?
Comment lui faire comprendre que ne plus parvenir à tout assumer n'est pas un échec, encore moins un abandon mais la logique implacable d'efforts surhumains déployés pour lutter contre une maladie dégénérative incurable ? Comment lui faire accepter aide, soutien et 
mains tendues 

Je ne sais pas, je n’y arrive pas. Je me heurte à un (gentil) mur qui n’est prêt à passer le relais définitif à une équipe médicale mobile. J'ai déjà "perdu" ma mère dans les méandres de la maladie d’Alzheimer, je ne veux pas, en plus, perdre mon père d’épuisement…Comment vais-je arriver à surmonter tout ça ?



Ce matin une minuscule bulle d’oxygène, aussi rare qu’imprévue, m’a permis de faire une incursion rapide sur Blogger et de retrouver ce brouillon de note rédigé il y a cinq semaines. L’appel téléphonique m’annonçant le transfert de mon père aux urgences et ma présence requise illico presto pour prendre le relais auprès de ma mère, précipita les choses, les laissant suspendues dans le temps, dans un vide intersidéral. Je n’ai pas eu l'occasion de relire, d’étoffer, ni de  publier.

Cinq semaines d’enfer, d’angoisse, de peine, de peur, de détresse, de nuits sans sommeil, de journées marathon, d’épuisement physique et moral, de don de soi, d’amour, de déceptions, de résignation, de perte totale de repères, de larmes, de sourires, de haine, de solidarité familiale, d'incompréhension, de colère.
Cinq semaines à se débattre avec les administrations, les associations, certaines institutions sans oublier le milieu médical qui ne nous aura rien épargné. De longues journées de démarches diverses et variées (très avancées mais…) pilotées par mon père depuis son lit d’hôpital, in fine toujours non abouties à cause d’un conflit cœur/raison qu’il est aisé de comprendre.
Cinq semaines à gérer dans l'urgence deux gigantesques problèmes, à ménager les susceptibilités des uns et des autres... avec des épaules bien trop fragiles et des petits bras bien trop courts.

Cinq semaines d’espoirs et autant de désillusions qui nous donnent, à ma sœur et moi, des envies de révolution en profondeur. 

Qu'en sera-t-il demain, après-demain et les jours suivants ? Qui peut le dire ? J'espère très fortement que mon père finira par se remettre, rentrer à la maison, retrouver ma mère dans d'autres conditions et prendre soin de lui.
Rien ne sera plus comme avant, il va falloir du temps pour accepter l'inacceptable, je sais que nous ne sommes pas au bout de nos peines... Hélas.


Aujourd'hui je suis à ramasser à la petite cuillère...