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jeudi 30 avril 2015

Théorie De L'après Coup (Des Nious De La Plantation De Fraises)

Prendre la vie comme elle vient, profiter de tout comme d'un rien. De tous ces petits riens restés trop longtemps invisibles tant le voile était opaque. Arrêter de se prendre la tête avec des questions existentielles sur ce qui ne changera de toute façon pas malgré les débats et le combat. Simplement vivre ce que la vie propose de vivre au moment M, même si ce n'est pas le bon, même si c’est terriblement compliqué. 

Je suis restée loin des blogs, prise entre la (sur)charge parentale, le trop plein d'une réalité difficile, une saturation qui me situe au bord du gouffre, une étrange impression de solitude intérieure, d’incompétence et d’impuissance totales. Pourtant tout n'est heureusement pas souci, néanmoins, ce qui l'est absorbe et gangrène le meilleur.
Incapable de vous offrir mieux que du vague à larmes et de la mélancolie, je suis restée en retrait, longtemps, au point d’avoir aujourd’hui la sensation d’être une étrangère sur mon propre blog. 


lundi 26 janvier 2015

Un An De Plus Dans Mes Quenottes


Ce soir, à 20 heures et 58 minutes sera venu le moment, pile poil le vrai le bon, de fêter mon anniversaire. Aujourd’hui je prends encore un an (J’ai l’impression que la dernière fois était il y a trois ou quatre mois à peine), je pose une bougie supplémentaire sur mon gâteau et, peut-être certainement que, si je regarde de plus près dans le miroir là tout de suite immédiatement, une nouvelle ridule sera apparue ici ou là. Banzaï !

Dire qu’à huit ans j’étais impatiente d’en avoir douze, à quinze ans je rêvais d’en avoir dix-huit et à dix-huit d’en avoir vingt. Vingt-cinq ans après j’aimerais beaucoup en avoir dix de moins, histoire de prendre le temps de mieux voir venir les dix de plus et de profiter davantage de… tout.
Chaque année je remets ça sur le tapis et chaque année je me dis que si j’en avais l’occasion je ne ferais évidemment pas mieux. Les idées de ce genre sont comme les bonnes résolutions que l’on décide de prendre à chaque nouvel an : quasiment jamais tenues. Bref…

Oscourssssss j’ai à nouveau un an de plus ! Nonobstant, je resterai gaie comme un pinson parce que, ce matin, mon horoscope disait encore des conneries ceci : Une période anniversaire qui s’annonce sous un ciel bienveillant, gage d’une année pleine de perspectives heureuses. Votre mélange de charme et de délicatesse vous ouvre toutes les portes. Votre bel esprit pratique vous permet de trouver des solutions à tout. C’est le moment propice pour vous changer les idées et voir de nouvelles têtes.

mercredi 26 novembre 2014

Mercredi 26 novembre 2014 - 14:38:42

J'avais oublié à quel point il est ardu d'écrire tous les jours ici.
Écrire n'est pas vraiment difficile, chacun de nous peut écrire tout comme n'importe quoi et de façon plus ou moins académique, du moment que ça lui convient. Par contre, se "laisser tomber dans" ou se "laisser prendre par" l'écriture, comme je le fais depuis quatorze ans sur un autre support, est plus problématique pour moi depuis quelques semaines. Je me rends compte de mon incapacité sans cesse grandissante à aborder certains sujets "ici" alors qu'ils n'ont jamais été tabous pour moi "partout ailleurs".

Parfois les mots ne sortent pas et peu importe le bout par lequel je les prends pour tenter de les assembler, au pire ils refusent de se délier et au mieux ils ne se lient pas entre eux. J'ai, bien entendu, testé la méthode du reviens-y plus tard, sans grand succès hélas.
Depuis trois jours je butte sur les mots d'une phrase que je ne parviens pas à construire correctement. Quelque chose m'accroche l'oreille, m'arrache la... bouche lorsque je la lis à haute voix. Il y a de la retenue dans l'air, peut-être même une forme aiguë de rétention, un filtre quelconque un peu trop zélé, voire une soudaine Omerta en guise de représailles. Qui sait ?

Si les mots refusent davantage chaque jour de s'écrire tout en élargissant le champ d'action des sujets à ne plus aborder, je risque la page désespérément blanche d'ici peu. Le comble...

Ce n'est pas le poids écrasant d'un monde (mal-en-point) sur mes épaules qui me coud ainsi la bouche mais celui d'une partie de la vie chamboulée de toute la famille qui pèse de plus en plus lourd - aussi - sur ma plume.

jeudi 3 juillet 2014

Mémento Pense-Pas-Bête

|Mode : comment placer le plus grand nombre de fois le mot Liste en une trentaine de lignes/On|

Dans la note précédente je faisais rapidement allusion à ma passion des
listes. Une marotte prise en classe de C.E 1. L'expérience demandée consistait à tester et à démontrer la fiabilité de la méthode dite des Calendes, procédé permettant de donner une tendance en matière de prévisions météorologiques saisonnières. J'avais du observer le temps pendant quinze jours, noter les températures, le taux d'humidité, la force des vents... Observer et noter méticuleusement une quantité de données. J'avais adoré.
Une vocation était née : Je serai observatrice et "
listeuse" ! 
Je liste pour avoir l'illusion d'atteindre l'infini, sans doute un peu aussi pour me persuader que j'arriverai au bout de ladite liste, que l’imaginé et l’obligatoire seront accomplis.
Je liste pour avoir sous les yeux un inventaire, une sorte de catalogue, une vue d'ensemble à ma hauteur.
Enfin, je liste parce que je crains que ma mémoire ne défaille un jour (avec les gènes, sait-on jamais) et n'efface ce que je ne veux surtout pas oublier, ni perdre. 

lundi 30 juin 2014

J’ai Un Je Veux Sur La Langue (A la Kieslowski*)

Je veux du bleu. 
Pour le repos, la sérénité, le calme et la quiétude. Pour la couleur du ciel quand il est sans nuage. Je veux du bleu pour apaiser mes nuits, embellir mes jours et soulager mes angoisses. Je veux du bleu glacé réfrigérant comme celui d’un lac d'altitude aux multiples reflets, que l’on atteint après une longue et épuisante randonnée. Je veux de ce bleu pur, étincelant de mille feux, de la glace juste avant la fusion. Je veux du bleu lapis-lazuli pour le profond, l’intense et le voyage. Je veux du bleu Méditerranée pour y plonger, m’y fondre et m’y noyer après l'amour. Je veux de ce bleu qui inonde la tête de rêves et gorge le cœur d’émotion.
Je veux du bleu pour bouffer de l’éternité et boire de l’infini jusqu'à plus soif.

Je veux du blanc.
Pour la pureté, la paix qu'il symbolise et la lumière d’un soleil de midi à la mi-août. Je veux du blanc pour la clarté et la brillance, pour ne jamais cesser d’être éblouie. Je veux du blanc "paradis" qui vient d’en haut et qui m’aveugle de sa puissance. Je veux du blanc mat ou brillant, peu m’importe, mais du blanc léger et céleste. Du blanc comme l'épaisse couche de neige recouvrant tout après la tempête, appelant silence et méditation. Je veux du blanc vaporeux comme les nuages qui traversent le ciel et voguent, selon les courants, vers de multiples horizons. Je veux du blanc épais et aussi dense que la ouate pour encotoner mes insomnuits.
Je veux flotter dans du blanc-crème-chantilly pour le plaisir de la gourmandise.



lundi 23 juin 2014

Soleil De Mi-Nuit

Le climat était plutôt sympathique sur la plage pour fêter, en fanfare, l’arrivée de l’été et la fête de la musique. Au menu : deux groupes locaux jusqu’à minuit puis DJ, la fin de la petite fiesta étant prévue à 3 heures. 
Après plus de deux heures passées un peu trop près des enceintes, la tête comme une citrouille et les oreilles en déconfiture, impatiente d’échapper à la foule j’opère un repli stratégique avec l’idée d’aller faire trempette un peu plus loin. D’ailleurs j’ai déjà ôté mes chaussures et déambule pieds nus dans le sable jusqu’à mon petit coin favori.

Sans avoir le temps de comprendre quoi que ce soit, me voilà catapultée avec force par une M.C.I (masse corporelle inconnue) venue percuter mon dos de plein fouet. Je n’ai pas le souvenir d’une vision ou d’une pensée particulière si ce n’est celui de m’envoler dans les airs, aussi légère qu’une plume, vers je ne sais quels sommets et celui des cris, des exclamations que mon superbe soleil venait de provoquer. Réveil brutal au moment du choc, ma tête heurte, je crois,  le coin du muret délimitant la terrasse d’un restaurant de plage. Quelques personnes accourent, me parlent, mes amis hurlent, m’enlacent, des mains me touchent (pourvu que ce soient celles de mon mari), des bras tentent de me soulever. 

vendredi 23 mai 2014

Nom De Zeus !

Elle avait fait le premier pas, est arrivée sur mon blog grâce à celui de Gilsoub, je pense.
Elle a laissé un premier commentaire, puis un second et encore de nombreux autres... J'ai apprécié la lire régulièrement, partager avec elle idées, impressions et points de vues.

Perplexe de constater qu'elle n'a plus publié de note depuis un certain temps, j'ai fait une incursion sur son blog pensant que mon flux RSS prenait peut-être des libertés printanières, qu'il ne me remontait pas correctement les mises à jour. Hélas je suis tombée sur une page Wordpress annonçant la suppression du site par son auteur.

Hélène est partie comme elle était venue, sur la pointe des pieds, en douceur et pleine de délicatesse. Je ne sais pas pourquoi ce départ me rend aussi triste ni pourquoi il me touche autant... 



La Vie Devant Soi

Je ne sais pas si l'on peut dire que l'on a raté ou réussi sa vie. On la vit. Tout simplement.
Certains diront que pour la réussir il faut aller au bout des choses, de ses choix, ne jamais baisser les bras pour ne rien regretter. Sans doute, oui, mais pas que…
Pour moi c’est surtout réussir à être soi, à rester soi-même, peu importent les doutes, les points faibles, la fragilité, les failles et les échecs ; ce sont aussi eux qui nous construisent et nous transforment.

On peut réussir à partir du moment où l’on sait quoi réussir : une œuvre d’art, un repas, un examen. Mais une vie… on la réussit comment une vie ? Il y a tellement de critères à prendre en compte : la vie amoureuse, la vie familiale, la vie professionnelle, la vie sociale, la vie personnelle. Que d’objectifs à atteindre ! Je doute fort que nous puissions tout réussir à la fois.
Je n’arrive pas à me souvenir qui m’a dit un jour : "Dans la vie il faut provoquer la chance, seuls les défaitistes perdent. Si tu forces le destin, tu gagneras toujours quelque chose". A supposer qu’il y a moyen de mettre au défi la vie (ne serait-ce qu’en partie), d’influer sur elle, c’est à dire que tous ses mécanismes sont maîtrisables. Là ça se complique et c’est loin d’être gagné : nous avons certes le libre arbitre, nous prenons nos décisions mais la vie nous dirige plus que nous la menons, sans que cela ait un véritable sens, ni pour nous, ni pour elle.

L'amertume et les regrets naissent si l'on abandonne ce en quoi l'on a cru ou ce en quoi l’on croit. Le sentiment d’échec n’est pas ce que l’on appelle un bon moteur pour l’épanouissement. Il ne faut pas se laisser faire, ni par les modes, ni par les autres : "
Tu devrais... tu pourrais… tout le monde fait ça...". Les "tu devrais, etc…" m'ont toujours donné envie de faire exactement le contraire.

Conclusion : Rien n’est jamais impossible mais tout n'est pas toujours facile. 
Réussir sa vie, c'est peut-être aussi prendre le risque de la rater, peu ou prou.

Je me demande ce que penserait la rêveuse petite fille que j’étais de l’adulte que je suis devenue et des rêves que je n’ai pas su ou pas eu le courage de réaliser ? 




|Message personnel : Anthom, je pense bien à toi... Le commentaire laissé sur ton blog il y a quelques jours est en attente de validation|
|Message personnel #2 : Honey, bonnes vacances, profites-en pour... mais n'en profite pas pour... ;-) !|
|Message personnel #3 : Si par hasard le lourdingue à la grosse voiture noire dont la cylindrée est inversement proportionnelle au QI du bonhomme, sait lire : Je vous demande, pour la 26ème fois au moins, de bien vouloir vous garer ailleurs que devant mon garage sous peine... d'intervention archangélique. Non mais !| 


lundi 31 mars 2014

Spleen & Idéal

Je n’aime pas les dimanches soir, j’ai systématiquement un petit coup de moins bien qui me tombe dessus au moment où le jour décroît. Sans doute le regret de voir se terminer le week-end : adieu détente, répit et moments privilégiés. Sans doute la perspective de commencer une nouvelle semaine, de me remettre dans le bain, de reprendre ce rythme, devenu mon quotidien depuis des mois. Sans doute aussi la nostalgie de ces soirées quand, enfant ou adolescente, elles correspondaient avec un retour en classe imminent et ce fichu cartable à préparer. Pour cela il me fallait quitter le lieu, les gens et l’instant, toujours au meilleur moment.

A une époque, nous terminions certains dimanches par un grand goûter familial organisé chez mon oncle et ma tante. Je les appréciais particulièrement, non seulement pour la joyeuse ambiance de ces (aujourd’hui devenus davantage précieux puisque perdus à jamais) après-midi mais, également et surtout, parce que j’y retrouvais mes cousins.
Ces quatre frères plus âgés que moi m'amenaient à commettre les innombrables petites bêtises auxquelles je ne pensais pas et me poussaient à faire celles que je n’avais pas le courage de faire seule. Ce fut une période bénie, baignée de bonheur et d'insouciance, jusqu'à ce que nos études, puis la vie se chargent de nous éloigner.

mardi 8 octobre 2013

Petit À Petit L’Oiseau Fait Son Nid

Une saison en valant une autre pour chambouler mes habitudes, c’est aujourd’hui, xème jour de l’automne, qu'une envie irrépressible de changement a déboulé. La déco était d’un autre temps, la peinture vieillissante et les murs décrépis, il était nécessaire de donner carte blanche à la baguette magique de la fée du blogis.

Aucun bouleversement n'a été fait en profondeur, non… n’exagérons pas, pas tout de suite ni tout en même temps. J’ai besoin de garder certains repères (trois ou quatre trucs vieux et un noir) qui seront utiles, je l’espère, pour baliser et éclairer la route. 
Adieu donc bannière gris souris, titre superflu et liens indiscernables des débuts voulus discrets. Vive le petit coup de rouge !

D’ici quelques jours l’URL du site sera modifiée, j’invite ceux qui souhaitent ne pas se trouver face à un message signalant la suppression du blog, à me contacter à l’adresse qui figure dans l'onglet Bureau des pleurs... ou des fleurs, sous le bandeau titre. Pour les réfractaires aux mails, les timides ou les éventuels lecteurs/trices anonymes qui souhaitent le rester, l’URL invalide sera remplacée au fur et à mesure dans le formulaire des commentaires que je laisserai sur les blogs listés dans la rubrique Table de chevet.

Les changements, c'est maintenant-maintenant !