lundi 23 décembre 2013

Lundi 23 décembre 2013 - 23:12:13

La course de fond des semaines passées et le sprint final pas piqué des hannetons de ces trois derniers jours, sont bel et bien finis !
Les cadeaux sont enfin dans la hotte du Père-Noël, l’étoile sur le sapin, le sapin décoré, les menus organisés, les courses quasi terminées, les truffes maison dans mon estomac, la bûche dans la cheminée, les autres encore chez le pâtissier…
J’ai même pris le temps de poser en Mère-Noël pour le calendrier de l’association pour la défense de l'identité régionale du pan-bagnat Nissarte. C’est dire.

Ce soir je sature et je n’ai plus qu’une envie : prendre la poudre d’escampette, me réfugier au calme de mon paradis, au coin d’un bon feu alors qu’au dehors, à 1800 mètres d’altitude, la tempête de neige fait rage. 

Nous sommes à quelques encablures de la veillée de Noël, je n’aurai sans doute plus l’opportunité de passer par ici avant quelques jours. Profitant d’une dernière pause avant le tourbillon qui me happera d’ici peu, je vous souhaite un heureux Noël. 
Prenez soin de vous…

dimanche 22 décembre 2013

22 ! V'la Cerbère... Ou Choupette ?

Quelques rêves bizarres, dont il ne me restait qu'un vague souvenir au réveil, sont venus hanter ma nuit. Si je suis bien incapable de parler de la majorité d'entre eux faute de matière, en revanche, je me rappelle plus particulièrement et avec précision le contenu plutôt singulier de l'un : Un caniche royal beige à pompons, installé en équilibre précaire sur la table de chevet, me regardait dormir d'un air bêcheur et soupçonneux. 

J'ose espérer qu'il ne s'agit pas là d'un rêve prémonitoire qui verra un Père-Noël bien mal intentionné m'apporter un caniche empaillé transformé en lampe de chevet !

jeudi 19 décembre 2013

Le Père-Noël C’est Vraiment Que Pour Les Enfants

Chaque année, la semaine précédant Noël voit la chimie de mon cerveau se modifier au point de déclencher, entre autre, une étrange frénésie pâtissière. Cette année, outre la fabrication de truffes, de fruits déguisés, de biscuits suédois et autres sablés, j’ai eu envie de faire les bûches qui viendront clore le repas de Noël. Juste pour le plaisir de les faire et d’annoncer : "C’est moi qui les ai faites !".

Pour une belle réalisation il est essentiel de réussir la génoise ou, dans mon cas, son frère jumeau, le biscuit joconde. Il doit rester souple afin d’éviter qu’il ne se brise au roulage.
Rien de bien ardu pensais-je, j’en ai vu d’autres, j’ai fait des dizaines de gâteaux roulés et ce biscuit, je vais le faire les yeux fermés, j’en suis certaine !
Je trouve deux recettes de chefs pâtissiers, demande quelques avis de-ci de-là et forte des différentes astuces de chacun, je passe en mode création. La recette de la bûche de Nicolas Bernardé me parait plutôt pas mal, elle semble simple à réaliser et, ce qui ne gâche rien, elle a une belle tête. Tout du moins sur le papier…
Banco ! Ce sera donc celle-là, quitte à varier les arômes pour la rendre plus digeste après un long et copieux repas.

Je prépare le biscuit, l’enfourne et le temps de sa cuisson je m’occupe de la crème au café ainsi que du concassage des noisettes préalablement torréfiées. Vingt minutes plus tard le biscuit est enfin cuit et le verdict tombe : tout comme la bûche sur la photo, il a une belle tête : Ni trop blanc, ni trop brun. À point. Certes, c’est une tête de pas-bien-terminé mais quoi de plus normal à ce stade de la recette ?
J’imbibe copieusement le biscuit de sirop, j’étale la crème sur le biscuit, la parsème des noisettes concassées… et je roule. Enfin ! La merveille (si, si, j'y tiens) n’a plus qu’à reposer quelques heures au réfrigérateur, gainée serré dans son papier sulfu pour éviter tout affaissement inconvenant. Viendra ensuite le moment du tartinage décoratif.
Cette ultime étape est rapide et le dessert-beau-comme-un-camion, s’étant tout de même légèrement avachi entre temps, repart illico presto au frais pour parfaire sa tenue. Pendant ce temps-là, fière de ma réalisation, je téléphone à la terre entière pour annoncer, un peu trop tôt, la bonne nouvelle : "Il est né le divin enfant et il est… presque parfait".

Préoccupée par le casse-tête des menus à élaborer, des listes de courses à faire et des cadeaux à terminer, la bûche m’était complètement sortie de l’esprit jusqu’à ce que parvienne, du fin fond de la cuisine, le bruit d’un remue-ménage inhabituel à l’ouverture du frigo du dimanche. Des éclats de rires fusent… ça glousse, ça piaille, ça chuchote et arrivent les mots qui tuent :
    - "Mais c’est kloug ! Regarde, maman a fait kloug !".

Amusée
Mortifiée, j’ai rajouté en gros et en rouge sur ma liste : Commander les bûches.

lundi 16 décembre 2013

Il Est Urgent De Prendre Le Poisson-Vache Par Les Cornes

Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, si nous n’agissons pas rapidement en instaurant une restructuration profonde du secteur de la pêche industrielle, tous les poissons pourraient avoir disparu de nos océans d'ici à 2050. 

Je propose donc dès aujourd’hui :
- de réglementer l'ouverture des bars 24 h/24, les restaurants japonais (heu...), la pêche sportive en 
douzième signe du zodiac zodiaque, les chats devant les aquariums, l’usage intensif du loup pendant le carnaval de Venise,
- de relâcher maquereaux et morues en captivité,
- de flatter le flétan Groenlandais,
- de dégager la Sardine qui bouche l’entrée du port de Marseille,
- de supprimer le premier avril,
- de punir les pécheurs au sourire sardonique pour qui thons et cageots sont à mettre dans la même bourriche,
- de surgeler, sur le champ, le Captain Iglo et consorts.


Dialogue De Sourds Au Royaume D’une Borgne


Souvent aucun mot ne vient, juste l'envie de regarder, toucher, savourer.
Un désir muet…

Parfois les silences sont paroles bruissantes dans le jardin secret. 

vendredi 13 décembre 2013

Chaud Chocolat

Un  carré (de) blanc s'impose... il me semble.

Des formes généreuses nappées d'un chocolat sensuellement onctueux à mettre l'eau à la bouche de la fontaine de Trévi, la musique langoureuse 
de Michel Polnareff à faire fondre l'acier de la Tour Eiffel en moins de deux... De quoi rendre chocolat les (a)mateurs les plus sensibles.
Le chocolatier Suchard passe à l'offensive et s'offre une pub "Le chocolat ce n'est pas que pour les enfants", associant plaisir du chocolat et plaisir charnel.




La version avec la sémillante Cigarette Russe :




Et la marmotte, elle, elle continue de mettre son petit chocolat dans le papier alu... ?

jeudi 12 décembre 2013

Hoh Oho...

Je ne sais pas si je fais bien de ne plus croire au Père-Noël. Sincèrement, avec un tel retard accumulé pour les derniers premiers préparatifs, entre les cadeaux dont j’ai une idée plus que vague (à trois exceptions près) et l’organisation de deux repas pour un bataillon de gros mangeurs, j’aurais grand besoin d’une intervention mythique, voire divine…

Si deux ou trois lutins, en provenance de
Rovaniemi à destination du spot de surf de Bells Beach
, venaient à passer par là, sachez que je ne suis pas contre un coup de main efficace… et bien placé : Mains baladeuses s'abstenir !

mercredi 11 décembre 2013

Je Vide Mon Grand Sac

Deux trousseaux de clés
Une télécommande (bip) pour ouvrir la porte du garage
Un chéquier
Un agenda
Un porte-monnaie aussi lourd qu'une enclume (Et non, je ne suis toujours pas de Marseille !)
Un porte-feuilles-photos-papiers-cartes enfoui tel un magot de pirate
Un paquet de mouchoirs jetables
Mon trésor de stylo plume
Une mini trousse à maquillage de secours
Un petit carnet de notes (coupables ?!) Moleskine à couverture rouge
Une boîte d'Advil™ pour les jours sans
Deux pochettes rafraîchissantes, dernier vestige d’AF
Un tampon périodique un peu malmené (à jeter !)
Deux gris-gris censés porter bonheur
Le Smartphone, à portée de mains, logé dans l'emplacement spécialement réservé aux prises rapides
Lunettes de soleil dans leur étui
Un CD, vieil album de Véronique Sanson
Une profusion de tickets de péages en liasse (à ranger !)
Un baume pour les lèvres
Une grosse barrette pour les jours de grand vent
Une paire de mitaines inutiles ; ce sont mes extrémités qui se gèlent
Un mot doux…
Des listes de courses froissées et oubliées
Un post-it© sur lequel figure un numéro de téléphone sans nom (à vérifier !)
Trois tickets de caisse 
Quelques bonbons à la menthe, un Caranougat
Une brosse à cheveux (Non Messieurs, je ne me coiffe pas en conduisant)
Une clé USB
L’emballage d’une barre chocolatée dégustée il y a... quelques jours
Ah tiens ! Le foulard, disparu depuis une semaine, est là, plié en douze au fond d'une poche...


Hep, docteur Freud ? Et oui, ça tombe encore sur vous !

mardi 10 décembre 2013

Sans Titre (Provisoirement... ou pas)

Pourquoi les semaines, les mois et les années s'ingénient-ils à passer aussi vite ?

Je crois que l’immersion de ce week-end dans certains souvenirs d'enfance, m’a rendue un brin nostalgique. Je donnerais beaucoup pour faire un saut ultra rapide en arrière, dans les années où l’insouciance de mon âge m’évitait inquiétudes et angoisses, où ceux que j’aimais et qui ne sont plus faisaient encore partie de ma vie...
Juste quelques minutes pour me remplir à l’infini le corps et l’esprit de ces moments d’inconscience infantile, petites pépites délicieusement sucrées, à distiller judicieusement jusqu’au bout de la vie.
D’ailleurs, on devrait avoir deux vies : la première pour "apprendre", la seconde pour se contenter de vivre.

Les quatre grands cafés avalés en milieu d'après-midi, l’estomac vide, vont remettre d’équerre mon grenier cérébral.

samedi 7 décembre 2013

Les Mots Contrariés

Le français est une langue reconnue pour sa clarté, pour la précision de son vocabulaire, pour la richesse de sa conjugaison et pour sa syntaxe, entre autre. Pour ces mêmes arguments elle est aussi considérée comme l’une des plus compliquées, d'ailleurs, souvent on "pratique" mieux le Français à l'étranger qu'en France.

Au milieu de cette complexité linguistique se trouvent de drôles de mots, parfois farfelus, parfois amusants. Certains termes sont même, je trouve, un brin schizophrènes, en confusion de sens : Ils semblent être en désaccord avec eux-mêmes, un peu comme certains êtres humains en perpétuel conflit intérieur.
En voici quelques-uns, il en existe sans doute de nombreux autres.

Éclore : Naître, s’ouvrir
Vertueuse : Qui pratique le bien
Platonique : Pur, qui a un caractère idéal. Ne concerne rien de charnel
Quartiers : Sections d’un quart
Morose : Sombre, triste
Brest : La plus à l’ouest des villes françaises
Fragrance : Odeur agréable
Terreau : Sol fertile
Vraiment, véritablement : Conforme à la vérité


vendredi 6 décembre 2013

Vous Ne Viendrez Plus Chez Lui Par Hasard

Un petit garçon, en attente avec sa maman devant l’étal du primeur, bois du regard une cliente demandant des dattes :
   - Maman, c'est ça des dattes ?
La maman répond :
   - Oui mon cœur c'est ça, là bas ce sont des abricots secs et plus loin, des figues
Fier et sûr de lui le petit garçon rétorque :
   - Moi je sais ! Les dattes ça pousse dans les calendriers !


Sur ce, cet idiot de primeur, apparemment pas de prime fraîcheur cérébrale, s’esclaffe joyeusement et lance à la cantonade 
(fier comme un "bar-tabac"), sans oublier de joindre le geste à la parole au cas où on ne comprendrait pas : 
   - Oui, comme les seins !


jeudi 5 décembre 2013

La Gaule De l'Emploi


Ingénieur à Grenoble recherche noix, de préférence fraîche et bien gaulée, pour expériences agronomiques durables.




|Edit - 16 h 14 : Je ne sais pas si c'est une bonne idée mais... que ceux qui ne comprennent pas le sens de ma phrase lèvent le doigt|
|Nota bene : Dans le but de préserver l'anatomie de la noix et l'anonymat de l'ingénieur, aucun dessin ne sera fait|

mercredi 4 décembre 2013

Ça Commence à Sentir Le Sapin : Les Boules !

Depuis un mois il est impossible de passer outre cette folie furieuse des courses de noël. Et plus on approche du jour J, pire c’est. Où que l'on soit, où que l'on pose son regard, quoique l'on écoute, quoique l'on entende on est cernés par les lutins maléfiques du Père Noël.
On nous fait bouffer du Noël à toutes les sauces depuis la seconde quinzaine du mois d'octobre, ça en devient ridicule et l'indigestion me guette. En octobre, j'étais encore à me rappeler mes vacances d'été et à me remettre du marathon des courses de la rentrée scolaire !

Cette consommation infernale, qui n'a plus aucun lien avec l'Esprit de Noël, est devenue inévitable si on ne veut pas passer pour des ours mal léchés. Je suis fan - à tics - de la création des ambiances qui nous plongent au cœur de l’événement, attirée par les décorations que je prends plaisir à faire chaque année et qui, d'un coup de baguette magique, me ramènent à mon enfance. A l'époque où préparer Noël était encore un plaisir : L'odeur du sapin, celle bien particulière des sujets que l'on suspend aux branches, celle du chocolat et des biscuits encore tièdes, des clémentines, les guirlandes qui scintillent, qui clignotent, la couronne de Noël fixée à la porte d'entrée sont d’excellents souvenirs du passé.

Ça hume plus ou moins bon Noël partout ; on en prend plein les narines, ça déborde, ça dégouline de nourriture à en avoir des hauts le cœur. Qui peut bien faire les provisions trois semaines avant le/les repas ?
On en prend plein les mirettes aussi et ce n'est pas forcément pour me déplaire mais il est tout de même dommage qu'on sente un peu trop les euros et pas assez le sapin de Noël. A trop vouloir consommer sans modération, on finira par se consumer de tout notre soûl. Hic !

 Merde alors, ça vaut bien un enguirlandement ! Non ?



|Fond sonore : Jingle bells – Interprétation très spéciale et a capella, par moi-même-toute-seule (On ne se moque pas !) - Editions Bouchévozoreilles©|
|Atmosphère : Électrique, à clignotements plus ou moins rapides|
|Phrase du jour : "Dépêchons-nous de succomber à la tentation avant qu'elle ne s'éloigne" (Epicure)|

lundi 2 décembre 2013

Canal Inattendu (Mais Que Fait La Police ?)

La semaine commence sous de favorables auspices puisque levée du bon pied après une excellente nuit, pas du tout le cheveu en bataille ni le sourcil renfrogné, je me paie, en plus, le luxe d’afficher le teint presque frais de mes lointains vingt ans. Pourvu que ça dure !

Le macho du coin n’est même pas garé devant le garage, je vois des mines réjouies partout autour de moi - y compris à La Poste, c’est dire - une des préoccupations du moment cesse enfin après trois semaines de pagayage à contre-courant, le notaire - dont les honoraires vont nous coûter un bras mais qu’importe, aujourd’hui j’ai un moral à toute épreuve, Picsou ne me piquera pas ça ! - est pétri d’humour, la ville est calme, sous un soleil certes timide mais sous le soleil quand même et aucun parasite n’est en vue… De quoi me faire apprécier ce second jour du mois de décembre malgré l’imminence du marathon des courses de Noël.

De retour à la maison, je tente une connexion à la boite mail familiale pour transmettre illico presto subito le document devenu tout à coup indispensable alors qu’il était encore facultatif  jeudi dernier. Deux tentatives et deux échecs de connexion au compte malgré les bons identifiant et mot de passe, n’entament en rien mon humeur guillerette. Ah non !
Quelques minutes plus tard, un courriel arrive sur le compte de secours via mon téléphone :

"Bonjour N, 

Un tiers a récemment utilisé votre mot de passe pour se connecter à votre compte. 
Nous avons bloqué la tentative de connexion dans l'éventualité où il s'agirait d'un pirate informatique essayant d'accéder à votre compte. Veuillez examiner les détails de la tentative de connexion : 

lundi 2 décembre 2013 12 h 02 UTC
Adresse IP : xx.xx.xxx.xx
Position : Bonifacio, France






Si vous n'avez pas effectué cette tentative de connexion, cela signifie peut-être qu'un tiers essaie d'accéder à votre compte. Nous vous conseillons de vous connecter à votre compte et de réinitialiser votre mot de passe immédiatement. 

Cordialement,
L'équipe Comptes" 



- "Un pirate ? Un tiers" ? Hé ho ! Ohé du bateau, ce n’était que moiiiiiiiiii !!

Ça se corse, voilà que mon FAI me prend pour un terroriste informatique. J’avais pourtant ôté ma cagoule. Ma parole, ils sont atteints de fièvre catarrhale ?
Orange, on dirait bien que ta mécanique s’enraye... Stanley !