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lundi 6 octobre 2014

Fuite En La Majeur

|Mode Méditation transcendantale/On|

Réflexion aquatubulaire, un chouya galvanisée, en attendant le plombier dézingueur Polonais… les pieds dans l’eau et la tête dans les altocumulus :
Les plus belles pages sont parfois celles que l'on n'a encore ni lues, ni écrites. Pour autant, celles qu'il nous fut donné de tourner laissent toujours une nostalgie indélébile. Mais chaque souvenir a son propre parfum de rires et de larmes qui en fait une sorte de millésime singulier. Heureusement que la vie nous apporte un flot ininterrompu de ces moments uniques.

 |Mode Méditation transcendantale/Off|

lundi 29 septembre 2014

Monologue D’un Claustrophobe Prolixe

- Bonjour, vous permettez que je profite de votre voyage en ascenseur ? Vous allez à quel étage ? Moi au septième. 
Il sélectionne l’étage, se place face à la porte, s’excuse de devoir me tourner le dos et commence à déverser un flot ininterrompu de paroles, rendant impossible la moindre réponse de ma part. J’ai toutefois le loisir d’admirer sa carrure, son apparence soignée, de sentir les effluves d’un parfum que je reconnais. 
- Cela ne vous ennuie pas si je vous parle au moins ? Sachez que je suis extrêmement mal à l’aise dans un endroit clos et dialoguer avec vous, le temps du transport, me fera oublier ma peur. Seul, l’idée de m’enfermer dans un endroit aussi exigu ne me serait certainement pas venue. Vous devez penser que c'est complètement idiot de prendre l'ascenseur quand on est claustrophobe, et vous avez raison, mais votre présence me donne le courage nécessaire. Vous êtes une bénédiction. Et puis l'idée de devoir grimper sept étages à pieds est un prétexte valable, en tout cas il suffit à me faire passer outre cette phobie de malheur. D'ailleurs, là, j’ai rendez-vous avec ma psy et elle va être satisfaite de moi. C’est grâce à vous, je ne manquerai pas de le lui préciser. Vous y allez peut-être aussi ? Non... Suis-je bête, je vois que vous vous arrêtez au cinquième. 
Il se retourne, gêné et sans doute perturbé par sa prise de risque - avec l'ascenseur, pas avec moi ! - il fuit mon regard mais accorde toute son attention à mes pieds. Et n’interrompt pas pour autant sa logorrhée.
- Si vous avez deux minutes à perdre vous pourriez être la béquille d’un phobique jusqu’au septième ; il vous en sera éternellement reconnaissant. Dans le cas contraire il terminera son ascension à pieds, après tout, deux étages ce n’est pas la mer à boire. C'est très joli ce que vous portez... vous le portez très bien. Par contre, vous n'êtes pas une grande bavarde ! Je me trompe ?
Deux heures après, j’en suis encore sans voix.

mardi 18 mars 2014

Comme Une Lionne En Cage

J’ai enchaîné deux rendez-vous pompeux ce matin, de ceux auxquels on se rend à reculons et dont on a hâte qu’ils se terminent sous peine de casser sa pipe par suffocation ou par sidération. Voire les deux si on a une petite santé !

L’ambiance était solennelle, l’atmosphère pesante dans cet office notarial et le temps y était comme suspendu… La tentation de stimuler les aiguilles de l’horloge Marie-Antoinette toute moche posée sur encastrée dans la cheminée, fut grande. Comme celle d’épousseter mon interlocuteur, strict, raide comme la justice et sans âge, engoncé dans un costume trop étroit. Respectueuse et bien éduquée, plutôt que de satisfaire à mon envie de prendre le large, je choisis de prendre mon mal en patience et trouvai un autre moyen de… moyenner.

Pendant ce temps-là le ciel, le soleil et la mer, par la fenêtre, me narguaient. 

mardi 10 décembre 2013

Sans Titre (Provisoirement... ou pas)

Pourquoi les semaines, les mois et les années s'ingénient-ils à passer aussi vite ?

Je crois que l’immersion de ce week-end dans certains souvenirs d'enfance, m’a rendue un brin nostalgique. Je donnerais beaucoup pour faire un saut ultra rapide en arrière, dans les années où l’insouciance de mon âge m’évitait inquiétudes et angoisses, où ceux que j’aimais et qui ne sont plus faisaient encore partie de ma vie...
Juste quelques minutes pour me remplir à l’infini le corps et l’esprit de ces moments d’inconscience infantile, petites pépites délicieusement sucrées, à distiller judicieusement jusqu’au bout de la vie.
D’ailleurs, on devrait avoir deux vies : la première pour "apprendre", la seconde pour se contenter de vivre.

Les quatre grands cafés avalés en milieu d'après-midi, l’estomac vide, vont remettre d’équerre mon grenier cérébral.

mercredi 20 novembre 2013

Effets D’hiver... et Variés

Ils sont de retour, extirpés de nos armoires en urgence et bien en avance, si je me fie au calendrier ! Les manteaux, doudounes ou parkas, pulls de laine, écharpes ou foulards, parfois même bonnets, bottes… joues rosies et souffle qui réchauffe les mains : C'est l'hiver qui nous enveloppe et nous camoufle.

Le ciel est bleu, de ce bleu profond uniquement visible à cette période de l'année lorsque le vent souffle, de ce bleu absolu qui découpe avec précision le relief des alentours. La mer est d'huile. Un soleil timide émerge à peine au-dessus de la colline, à cette heure, il n'est pas suffisamment haut pour tiédir l'atmosphère. Il n’est pas encore huit heures.

Ils sont nombreux dans ce café, certains sont assis près de la vitre donnant sur la rue principale, d'autres sont accoudés au comptoir, d'autres encore vont et viennent. Ils papotent, regardent au dehors, rêvent peut-être, profitent de la chaleur ambiante en buvant thé, chocolat ou café. Les sourires s'affichent sereins, les paroles et les gestes sont modérés.
Image figée d'un moment privilégié avant que ne commence une autre journée marathon. Je suis encore de l’autre côté tout comme ces fumeurs qui arpentent le trottoir, bien emmitouflés dans leurs effets d’hiver. A cet instant précis, le temps est comme suspendu. Juste l'empreinte d'un présent figé dans ce froid glacial (foi de sudiste !). Un arrêt sur image. Je perçois à peine le bruit du vent et au loin, je distingue celui d’un pas approchant que je reconnaîtrais entre mille autres. 


Je pousse la porte, m'engouffre dans la cohue. Le contraste est saisissant, presque violent ! Le brouhaha me happe en moins d’une seconde et la chaleur du lieu me surprend. Je me faufile, adresse un sourire ici, un bonjour là, échange quelques mots et m’attable côté vitre. Il commande un café, un thé citron et des croissants.


En fond sonore, Louise Attaque interprète "Arrache-Moi". 



jeudi 14 novembre 2013

Bien Dégagé Derrière Les Oreilles

Il fut un temps où il m’était impossible de vivre sans ma dose quotidienne de musique. J’étais capable d’en écouter partout et à tout moment : en travaillant, en écrivant, en préparant le repas, en dépoussiérant les meubles, en conduisant, en prenant ma douche ou en bullant, tout simplement. Selon les circonstances et les lieux d’écoute, le volume était plus ou moins fort, les écouteurs branchés ou pas.
Et aujourd’hui… aujourd’hui, le constat est simple : il y a trop de musique partout, de celle que je ne choisis pas : au restaurant, au supermarché et quasiment dans tous les magasins (de Félix Popotin à No sport, en passant par Yves Crocher, Les Galeries Farfouillette, Geneviève Laitue, etc). Mais aussi chez le coiffeur, dans la salle d’attente du dentiste ou du médecin, au téléphone lorsque je suis en attente, que ce soit avec une administration, une société Lambda ou mon opérateur téléphonique.
Partout on m'impose de la musique d’ascenseur. J’en ai tellement "bouffé", et à toutes les sauces, que j’en viens à saturer. Quand j'écoute de la musique je ne fais qu’écouter de la musique, parce que, comme l’affirme un célèbre slogan "elle le vaut bien".

Alors, s’il vous plait mesdames et messieurs, grands spécialistes du marketing auditif, mettez-là un peu en sourdine, ça nous fera des vacances. 
(Exit la journée de la gentillesse ;-))

jeudi 31 octobre 2013

Une Heure De Moins Sur La Pendule

J’adore ces journées de 25 heures durant lesquelles j’ai enfin l’impression de voir le temps prendre son temps, et moi avec. Il devrait y en avoir une tous les week-ends, que les honorables travailleurs du dimanche veuillent bien pardonner mon égoïsme.
Par contre, ma pendule interne n’oscille visiblement pas comme elle le devrait, figée elle campe désespérément sur ses positions et reste fidèle à l’heure d’été. Depuis dimanche dernier je suis donc couchée comme les poules, réveillée tous les matins avant le chant du coq, sur le coup des 5 h et - j’ai autant de mal à le croire qu’à l’écrire - en pleine forme s’il vous plait. Pourvou qué ça doure !


Toute médaille ayant son revers, d’ici peu nous serons hélas cernés par la nuit noire dès 17 h 30. Il sera alors l’heure d’activer le mode hibernation, de le mettre à profit pour recharger les accus et refaire dare-dare son petit stock de gras derrière les oreilles (ou ailleurs)  jusqu’au prochain printemps.


mercredi 23 octobre 2013

Crise De Foi

En attendant de retrouver :
   - Un semblant de cerveau, 
   - De l’énergie à revendre, 
   - Un tout petit moment de plénitude,
   - Les mots pour le dire,
  - L'effet magique d’impulse (vous vous souvenez ? "Un inconnu vous offre des fleurs" ou "Tu m'emmènes à Manosque ?"),
   - Les ailes... du désir,
   - Le soleil aussi à l’intérieur,
   - La foi…

Je décante dans l'univers de Ben Harper (She’s only happy in the sun, écoutable ici)




|Hélène, merci pour ton commentaire, j’y répondrai en toute fin de semaine ou en début de semaine prochaine ;-)|

mardi 15 octobre 2013

La Trahison Des Noms

Hier, une peut-être future adhérente assistait à sa première séance-test. Une fois le cours terminé nous avons échangé, avec d’autres, quelques banalités autour d’un café.
Au moment de s’éclipser Carole me tend sa carte de visite, "au cas où", me dit-elle, puisque intimidée par le groupe déjà très soudé et pas emballée des masses par la discipline, elle ne s’inscrira finalement pas.
Je lis, un brin amusée : Carotte Carole Petipoit, conseiller clientèle de particuliers.

Carole devrait occuper naturellement de hautes fonctions chez Bonduelle ou Cassegrain. Ce serait un juste retour des choses ! Non ?

vendredi 11 octobre 2013

Digression Météorologique & Trait D'humour


L’été indien semble bel et bien avoir décidé de prendre ses quartiers d’hiver sous d’autres latitudes. Pluies diluviennes, vent et violents orages se sont abattus sur nous comme la misère sur le pauvre monde la semaine dernière, quant au froid, il s'est précipité sur nous cette nuit. A noter que les sudistes parlent de fraîcheur lorsque la température passe sous la barre des 23 degrés et de froid lorsqu'elle atteint 22 degrés.
J’habite une région des "extrêmes-relatifs" où l’on passe brusquement du chaud brûlant au frais humide, d’un remarquable soleil radieux à un ciel obscurci par d’affreux cumulonimbus versatiles, entrés dans une colère noire à cause d’une guéguerre de saison. Et vice versa.

Il ne fait aucun doute qu’en ce moment, il y a du grabuge dans les étages atmosphériques supérieurs, le temps est on ne peut plus à l’orage : l’air froid (supporter du PSG - ouille) venu du Nord en conquérant tente de prendre l’ascendant sur l’altier chaud Sudiste (supporter de l’OM - aïe) qui, saisi autant que transi et bien décidé à ne pas se laisser étouffer, fait immédiatement preuve de résistance. Nous voilà donc avec le fameux conflit des masses d'air sur les bras, un climat mal luné et un ciel qui nous tombe sur la tête plusieurs fois par jour. Essayer tant bien que mal d’éviter la noyade et les coups de foudre est devenu, par la force des choses, LE sport régional non olympique.

Adieu maillots, shorts, mini jupettes, Marcels à trou-trous, sandales "monacales" (ou pas), tongs marguerites, bonjour chandails, chaussettes-col roulé et dessous en peaux de bêtes fourrés triple épaisseur… Mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest, il fallait bien qu'ça arrive !