Il fut un
temps où il m’était impossible de vivre sans ma dose quotidienne de musique.
J’étais capable d’en écouter partout et à tout moment : en travaillant, en
écrivant, en préparant le repas, en dépoussiérant les meubles, en conduisant,
en prenant ma douche ou en bullant, tout simplement. Selon les circonstances et
les lieux d’écoute, le volume était plus ou moins fort, les écouteurs branchés
ou pas.
Et aujourd’hui… aujourd’hui, le constat est simple : il y a trop de
musique partout, de celle que je ne choisis pas : au restaurant, au
supermarché et quasiment dans tous les magasins (de Félix Popotin à No sport, en passant par Yves Crocher, Les Galeries
Farfouillette, Geneviève Laitue, etc). Mais aussi chez le coiffeur,
dans la salle d’attente du dentiste ou du médecin, au téléphone lorsque je suis
en attente, que ce soit avec une administration, une société Lambda ou mon
opérateur téléphonique.
Partout on m'impose de la musique d’ascenseur. J’en ai
tellement "bouffé", et à toutes les sauces, que j’en viens à saturer.
Quand j'écoute de la musique je ne fais qu’écouter de la musique, parce que, comme
l’affirme un célèbre slogan "elle le vaut bien".
Alors, s’il
vous plait mesdames et messieurs, grands spécialistes du marketing auditif, mettez-là un peu en sourdine, ça nous fera
des vacances.
(Exit la journée de la gentillesse ;-))