jeudi 31 octobre 2013

Une Heure De Moins Sur La Pendule

J’adore ces journées de 25 heures durant lesquelles j’ai enfin l’impression de voir le temps prendre son temps, et moi avec. Il devrait y en avoir une tous les week-ends, que les honorables travailleurs du dimanche veuillent bien pardonner mon égoïsme.
Par contre, ma pendule interne n’oscille visiblement pas comme elle le devrait, figée elle campe désespérément sur ses positions et reste fidèle à l’heure d’été. Depuis dimanche dernier je suis donc couchée comme les poules, réveillée tous les matins avant le chant du coq, sur le coup des 5 h et - j’ai autant de mal à le croire qu’à l’écrire - en pleine forme s’il vous plait. Pourvou qué ça doure !


Toute médaille ayant son revers, d’ici peu nous serons hélas cernés par la nuit noire dès 17 h 30. Il sera alors l’heure d’activer le mode hibernation, de le mettre à profit pour recharger les accus et refaire dare-dare son petit stock de gras derrière les oreilles (ou ailleurs)  jusqu’au prochain printemps.


lundi 28 octobre 2013

Goodbye Lou !






Deux de mes titres préférés : 
      Sunday Morning
      Perfect Day


Esprit De Contre Addiction

Esquive : Subst. fém. 
Synonyme : Dérobade.
Activité acrobatique favorite fréquemment employée par un (une) contorsionniste diplômé(e) , rebelle et têtu(e), visant à le (la) soustraire à une personne ou situation susceptible de vouloir l’amener "ici" ou le (la) retenir "là bas". 

Double salto arrière généralement efficace. Comportement ironique ou spirituel (parfois même les deux, les rares jours de forme olympique) par lequel il (ou elle) adresse un pied de nez bien mérité - toujours voulu de manière plaisante - par plaisir et simple esprit de contradiction. 

Cyrano, Byron et D'Artagnan ? En garde !

dimanche 27 octobre 2013

Ange Mode d’Emploi

En ce moment, plus particulièrement en ce moment, il me faut avoir une patience d’ange et je suis on ne peut mieux placée pour dire que ce n’est plus ma qualité première.
À une époque pas si lointaine je n’aurais pas été aussi catégorique, mon stoïcisme dépendait la plupart du temps de "avec qui, pour qui, pourquoi et pour quoi ?", donc quasi toujours à toute épreuve.
Aujourd’hui, hélas, c’est la débâcle dans la raspoutitsa malgré quatre minutes douze par jour de méditation en position du lotus inversé et au moins 108 aum deux fois par semaine.
Il y a, à n'en pas douter, à nouveau du grabuge dans mes chakras ! 

Dieu sait (non, pas lui mais puisque j'y suis… lui encore plus que les autres) que je ne suis pas un ange, alors comment faire ?

Un ange passe… 



samedi 26 octobre 2013

La Pilule Bleue Au Secours Du Jet Lag ?

|Mode Je suis creuse comme une assiette à soupe et je le prouve /On|

Pour la plupart des férus de destinations lointaines, le décalage horaire est un problème de taille et chacun y va de sa méthode pour tenter d’en diminuer, voire d’en faire disparaître les effets indésirables. Certains prônent la prise d’hypnotiques, d’autres une exposition à la lumière le soir ou le port de lunettes noires le matin, selon si l’on voyage vers l’Est ou vers l’Ouest. Bref, rien d’extraordinaire.

Jusque là, elle était connue pour venir à bout des petits dysfonctionnements érectiles chez l’homme, la petite pilule bleue est désormais présentée sous un jour nouveau, sa molécule principale permettant d’interagir sur le rythme biologique d’un individu. Employée à faible dose, elle limiterait les effets néfastes dus au décalage horaire… chez le hamster (globe-trotter ?!).
Et oui, je sais, il est terriblement injuste qu’un hamster puisse voyager au long cours tout en gardant une forme olympique alors que l’homme, lui, en attrape plutôt la flemme.
Pour autant, ne nous réjouissons pas trop vite, la prescription du remède miracle n’est pas pour tout de suite, les chercheurs travaillent à estimer la dose appropriée qui n’aura aucun effet secondaire "gênant" pour les hommes, du style :
  - levée intempestive des couleurs,
  - garde-à-vous inopiné,
  - montage de tente inconvenant,
  - béquille dissipée ou pire,
  - priapisme.
Dur pour le personnel navigant qui, du coup, risque d’encore moins se marrer à 33 000 pieds.

Une question me taraude : Tester le Viagra® sur le hamster par nature chaud lapin… est-ce bien raisonnable ? 


|Mode Je suis creuse comme une assiette à soupe et je le prouve /Off|

mercredi 23 octobre 2013

Crise De Foi

En attendant de retrouver :
   - Un semblant de cerveau, 
   - De l’énergie à revendre, 
   - Un tout petit moment de plénitude,
   - Les mots pour le dire,
  - L'effet magique d’impulse (vous vous souvenez ? "Un inconnu vous offre des fleurs" ou "Tu m'emmènes à Manosque ?"),
   - Les ailes... du désir,
   - Le soleil aussi à l’intérieur,
   - La foi…

Je décante dans l'univers de Ben Harper (She’s only happy in the sun, écoutable ici)




|Hélène, merci pour ton commentaire, j’y répondrai en toute fin de semaine ou en début de semaine prochaine ;-)|

samedi 19 octobre 2013

J'ai Orné Mes Murs De Pierres Précieuses

J’ai fait encadrer des petits bouts de bonheur, ils sont aujourd’hui solidement accrochés aux murs de la maison. Je les souhaitais visibles par tous ceux qui pénètrent chez nous, que la personne soit juste de passage ou intime.
Ce sont des photos de famille, en noir et blanc ou en couleurs. Des dizaines de sourires témoins des instants d’insouciance que nous ne parvenons plus à retrouver. Bien sûr il y en a d’autres mais ils n’ont plus du tout la saveur d’Avant, ni la fréquence. Et même lorsque les rires fusent, il subsiste dans un coin de ma tête une profonde tristesse dont je ne parviens pas à me défaire.

Ils sont fixés là les petits segments de nos vies ; certains dans l’entrée, d’autres dans le salon, d’autres encore dans le couloir menant aux chambres et aux salles de bains... Ils sont affichés là les aperçus nous rappelant le temps béni. Présent ou passé plus ou moins récent. 
La maladie de ma mère emporte tout sur son passage, tel un fleuve en crue elle engloutit ses souvenirs par vagues successives, elle érode, corrode, ravine, submerge, aspire notre bonne humeur, elle pompe notre énergie, notre courage et la totalité de nos espoirs. Elle anéantit mon père qui, à 61 ans aspirait à une douceur de vivre.
J’ai besoin d’avoir tous les jours ces preuves d’amour et de bonheur sous les yeux ; elles m’aident à supporter tant bien que mal l’épreuve qui nous touche. Je me raccroche à des choses qui ne sont pas forcément logiques mais qui sont dans ma logique du moment, celle qui m’évite de sombrer.

J’ai serti, comme un orfèvre le fait pour mettre en valeur son plus beau joyau, tous ces petits ou grands moments de bonheur qui font/sont la vie. Notre vie.
Il est réconfortant de les contempler les jours où je sens que le dangereux tangage me pousse vers le naufrage.

"La maladie d’Alzheimer n’est pas une maladie contagieuse, elle est contaminante !" - F. Laborde




Nota Bene : N’ayant ni le courage, ni la force de publier ce nouvel article au moment où j’y mets le point final (vendredi 18 octobre à 17 h 05), j’en profite pour tester l’outil de planification des publications mis à disposition par Blogger. 

vendredi 18 octobre 2013

Blog-notes #5

Ne surtout pas oublier de relire - au moins sept fois dans ma tête sous peine de m'en mordre la langue jusqu'à la Sainte Trinité - mes sms avant leur envoi, surtout quand ils sont adressés à mon mari. Cela évitera que cette satanée écriture intuitive ne transforme, à nouveau, "cœur" (mot doux) en "cocu" (mot doute)  !


jeudi 17 octobre 2013

Entre Les Murs


C'était un petit recoin de rien de tout, un bout de vide, un espace dépouillé, perdu entre deux rues. Une impasse de l'existence.
Il y avait bien peu de place mais dans ce lieu si exigu se nichait, en hauteur, une minuscule fenêtre ouverte sur l'extérieur, sur un dehors chaleureux, lumineux et rayonnant. Quel contraste ! Le curieux jeu des ombres et de la lumière accentuait l'atmosphère singulière de cet endroit. Il y faisait sombre, presque froid, humide et étrange. Tout était si différent de ce que j’avais connu jusqu’à présent. A part de ce là-bas, de l'autre côté de ce regard ouvert sur la vie.

Le lieu semblait hors du temps, sans emprise, comme préservé de toute influence extérieure. Bizarrement, moi qui aime les vues dégagées et les grands espaces, j'étais tout à fait bien ici. À l’abri de tout ce qui touche. Le climat y était des plus plaisants, propice à une suspension complète de… tout. Reposant. 


C’était un petit coin juste pour moi, déniché au meilleur des moments. J'y suis restée quelques instants, à penser, à rêver, à m’imprégner du lieu, à guetter un bruit ou une présence, à attendre que le temps passe. Dans ce haut lieu de l'inexistence et de l’absence de tout, il ne s'est rien passé. Il ne m'est rien arrivé. Juste une pause délicieuse et une petite pointe de doute :

        Mais où suis-je ?


mercredi 16 octobre 2013

L'Effeuille d'Automne

[Finalement les mots sont revenus et le mutisme inconscient fut de courte durée. Je constate avec surprise et amusement que le lilliputien billet précédent était, en quelque sorte, une prédiction de chute. Madame Irma sommeillerait-elle en moi ?]


Deux feuilles se sont détachées d’un des vieux platanes de l’allée et n'en finissent pas de tomber. Portées par le souffle léger du vent elles évoluent de concert : virevoltent, se frôlent, pivotent, s’enroulent l'une autour de l'autre sans jamais se toucher, se rapprochent pour mieux s'esquiver. Pour autant, elles se précipitent toutes deux vers un même destin : leur chute.

J’observe ce ballet éphémère qui ne durera que le temps de porter à la bouche la tasse de café accompagnant la fin de mon déjeuner. Il me fait penser à certaines relations humaines : on se côtoie, on se suit, on se fuit, on s’imite, on s’apprécie, on se tourne autour… pourtant la pudeur, l'émoi ou le respect - peut-être bien les trois à la fois - font que l’on ne s’assemble se rassemble pas malgré cette ressemblance qui devrait nous (re)lier.

C’est tout de même saisissant ces existences qui glissent ensemble à un moment donné et font tout pour se garder à bonne distance.  

Chutt De Mots


Aujourd'hui... en chutt libre.
Au bas mot, jusqu’ici tout va bien.

mardi 15 octobre 2013

La Trahison Des Noms

Hier, une peut-être future adhérente assistait à sa première séance-test. Une fois le cours terminé nous avons échangé, avec d’autres, quelques banalités autour d’un café.
Au moment de s’éclipser Carole me tend sa carte de visite, "au cas où", me dit-elle, puisque intimidée par le groupe déjà très soudé et pas emballée des masses par la discipline, elle ne s’inscrira finalement pas.
Je lis, un brin amusée : Carotte Carole Petipoit, conseiller clientèle de particuliers.

Carole devrait occuper naturellement de hautes fonctions chez Bonduelle ou Cassegrain. Ce serait un juste retour des choses ! Non ?

lundi 14 octobre 2013

Des Pâtes, Des Pâtes, Oui Mais...

Et si la bonne fortune de monsieur Panzani avait débuté au cours d'un gros câlin ?
Monsieur se retrouve au septième ciel : Ravi au lit. Un peu trop rapidement selon les dires d’une Madame déçue qui n’eut même pas droit à une première cuisson à froid. Peut-être devons-nous à ce mémorable pédalage dans la semoule de blé plus très dur, l’idée vengeresse des insipides nouvelles pâtes précuites, concept révolutionnaire nous permettant aussi de  fricoter cuisiner plus vite.

A ce jour, personne n’a démenti la rumeur selon laquelle l’idée du petit vermicelle venait également d’elle… 

vendredi 11 octobre 2013

Digression Météorologique & Trait D'humour


L’été indien semble bel et bien avoir décidé de prendre ses quartiers d’hiver sous d’autres latitudes. Pluies diluviennes, vent et violents orages se sont abattus sur nous comme la misère sur le pauvre monde la semaine dernière, quant au froid, il s'est précipité sur nous cette nuit. A noter que les sudistes parlent de fraîcheur lorsque la température passe sous la barre des 23 degrés et de froid lorsqu'elle atteint 22 degrés.
J’habite une région des "extrêmes-relatifs" où l’on passe brusquement du chaud brûlant au frais humide, d’un remarquable soleil radieux à un ciel obscurci par d’affreux cumulonimbus versatiles, entrés dans une colère noire à cause d’une guéguerre de saison. Et vice versa.

Il ne fait aucun doute qu’en ce moment, il y a du grabuge dans les étages atmosphériques supérieurs, le temps est on ne peut plus à l’orage : l’air froid (supporter du PSG - ouille) venu du Nord en conquérant tente de prendre l’ascendant sur l’altier chaud Sudiste (supporter de l’OM - aïe) qui, saisi autant que transi et bien décidé à ne pas se laisser étouffer, fait immédiatement preuve de résistance. Nous voilà donc avec le fameux conflit des masses d'air sur les bras, un climat mal luné et un ciel qui nous tombe sur la tête plusieurs fois par jour. Essayer tant bien que mal d’éviter la noyade et les coups de foudre est devenu, par la force des choses, LE sport régional non olympique.

Adieu maillots, shorts, mini jupettes, Marcels à trou-trous, sandales "monacales" (ou pas), tongs marguerites, bonjour chandails, chaussettes-col roulé et dessous en peaux de bêtes fourrés triple épaisseur… Mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest, il fallait bien qu'ça arrive ! 


jeudi 10 octobre 2013

Pas Blonde, Ni Guide

Le prochain qui me chante massacre la chanson de Bécaud en apprenant mon prénom sera extradé manu militari (foi de Calamity Jane) en Sibérie centrale. 
Da svidániya tapis de neige sur la Place rouge, chocolat chaud au café Pouchkine et peut-être même zakouskis en catimini... Par contre, priv'ét stalactites qui défrisent la moustache, y compris en été. 
          Na zdorovje ! ;-)


Aïe ! Egoïsme & Egotisme De Circonstance (Aggravante)


Juste pour le jeu de maux :
Cède petit chagrin du Moi (ou peut-être bien du Surmoi, voire du Ça - qui sait ?) contre console de "Je". 


|Fond sonore : Sonnerie incessante du téléphone
|Je porte : Mes fameuses nouvelles boots (avec 2 semelles !) qui me font une démarche de canard|
|
Atmosphère : Y'a d'la rumba dans l'air|
|
Mot du jour : Brouillamini|

mardi 8 octobre 2013

Petit À Petit L’Oiseau Fait Son Nid

Une saison en valant une autre pour chambouler mes habitudes, c’est aujourd’hui, xème jour de l’automne, qu'une envie irrépressible de changement a déboulé. La déco était d’un autre temps, la peinture vieillissante et les murs décrépis, il était nécessaire de donner carte blanche à la baguette magique de la fée du blogis.

Aucun bouleversement n'a été fait en profondeur, non… n’exagérons pas, pas tout de suite ni tout en même temps. J’ai besoin de garder certains repères (trois ou quatre trucs vieux et un noir) qui seront utiles, je l’espère, pour baliser et éclairer la route. 
Adieu donc bannière gris souris, titre superflu et liens indiscernables des débuts voulus discrets. Vive le petit coup de rouge !

D’ici quelques jours l’URL du site sera modifiée, j’invite ceux qui souhaitent ne pas se trouver face à un message signalant la suppression du blog, à me contacter à l’adresse qui figure dans l'onglet Bureau des pleurs... ou des fleurs, sous le bandeau titre. Pour les réfractaires aux mails, les timides ou les éventuels lecteurs/trices anonymes qui souhaitent le rester, l’URL invalide sera remplacée au fur et à mesure dans le formulaire des commentaires que je laisserai sur les blogs listés dans la rubrique Table de chevet.

Les changements, c'est maintenant-maintenant !


lundi 7 octobre 2013

Ma Parole, Y a De La Yole Dans Ces Chaussures Là

Je ne suis pas adepte du "je fais tout le temps tout comme tout le monde" bien qu’il me faille me soumettre comme tout le monde, aux divers compromis, obligations, règles, etc. régissant la société dans laquelle nous vivons. Ce qui ne me pose, d’ailleurs, aucun problème puisque cette individuation s’opère dans des domaines "accessoires" néanmoins essentiels pour moi, existentiels, intérieur,…
Je me suis souvent demandé d’où pouvait me venir cette manie de vouloir, dans la mesure du possible, ne pas suivre la meute, ne pas devenir un mouton de Panurge. Visiblement elle vient de loin, à ma naissance déjà je faisais de la résistance en me payant le luxe de n’apparaître que dix jours après le terme prévu. J’étais donc têtue et dotée d’un caractère bien affirmé in utero, ledit caractère ne m’empêchant pas pour autant de devenir plus tard ambivalente, énigmatique parfois incompréhensible, compliquée, pleine de doutes, etc, etc, etc. Mais… J’en reviens à mon mouton, là où devait me mener l’idée première de cette note, juste avant que je ne m’égare dans les méandres de ma vie in intéressante, in utero.

Surfant également sur la vague du je ne fais pas les choses comme tout le monde, la génétique s’en est aussi (em)mêlée : j’ai 3 reins et… je chausse du 36 et demi.
Pas 36, non.
Pas 37, évidemment que non, ça aurait été trop simple.
Je me trouve donc assez souvent confrontée à un problème de taille et généralement il est facilement résolu. Si la référence ne comprend pas de taille intermédiaire, j’adapte selon la saison : Pour les chaussures d’été le 36 va très bien puisque les modèles sont découpés, en hiver le 37 est un peu grand mais avec une semelle, c’est impeccable. Hélas trois fois hélas, parfois il m’arrive de tomber sur un os et voilà que l’entre deux (le drame de toute ma vie) se fait ennemi rapproché.

LE modèle était exactement celui que je m’obstinais à chercher depuis des semaines, LE coloris était juste parfait et la référence proposait même les demi pointures. Le pied ! Enfin presque puisque le 36,5 n’était plus disponible. Qu’importe, j’essaie le 37, il est un peu grand mais comme d’habitude la petite semelle devrait combler la demi pointure de trop. Et puis si ça ne va pas je ferai aller quand même en mettant de grosses chaussettes, il est hors de question de passer à côté de cette splendide paire de boots !
Heureuse de mon achat, je garde - oui… comme les enfants - ma nouvelle paire de chaussures aux pieds pour terminer les emplettes avant d’aller récupérer la voiture au parking. Le calvaire ! Le pied n’est pas suffisamment tenu, il y a un sacré tangage dans ces péniches là et je ne vous parle même pas du roulis. Malgré la semelle adéquate je nage dans mes merveilles à tel point que pour éviter tout risque de piqué incontrôlé sur le trottoir, je suis obligée de recroqueviller mes orteils afin qu’ils s’ancrent à la semelle. J’enrage.

J’aurais pu prétendre à une démarche chaloupée pour coller à la galère du moment, au lieu de ça je me suis vue (dans la vitrine du glacier) affublée d’une seyante démarche de danseuse étoile allure de canard boiteux.

samedi 5 octobre 2013

Samedi 5 Octobre 2013 - 16 : 47: 50


Pourquoi ne pas noter, de façon plus ou moins anarchique, quelques mots, deux ou trois phrases, de celles que je consigne tous les jours ou presque sur mon carnet ?
Mettre rapidement en forme un petit texte de rien du tout, inconsistant autant qu’inutile… sur le pouce. L’abandonner ici, frêle, futile et malhabile. Laisser s’exprimer l'humeur de l’instant, l’idée et l'émotion à la seconde.
Une sorte d’état des lieux.

Sur le coup ça peut être plaisant. Ou pas. Incohérent, ludique, léger, vif et/ou désinvolte, ça s'envole comme une bulle de savon, ça laisse un petit goût frais, un parfum fugace, un bariolage espiègle. Surtout ne pas relire, garder le brut et l’abrupt.
La spontanéité libère mais comme rien n’est mis en (con)forme, je bloque. Les mots ne s’assemblent pas, les phrases ne se construisent pas et tout reste "en l'état". Insatisfaite, je n'avance pas !

J'ai besoin d'analyser, de comprendre, de tout compliquer, d'analyser à nouveau, de décortiquer. J'hésite, j'écris, j'efface. J'écris à nouveau, je doute et in fine, j’efface tout.

Demain peut-être...

vendredi 4 octobre 2013

Redéfinitions #4 (Le vendredi, c’est parfois vacheries aussi)


Bonobonimenteur 
: Subst. masc.
Synonyme :
Tartarin
Fabulateur, esbrouffeur, le Bonobonimenteur est l’animal le plus proche de l'homme, dont il se distingue uniquement par la fréquence de ses rapports sexuels. Conservateur dans l'âme, le Bonobonimenteur mène pourtant une vie dissolue au sein d'un vaste appartement art déco ou d’un loft tendance zen. Ses accouplements nombreux mais n'excédant pas une quinzaine de secondes ainsi que le prix de l'immobilier dans la région, ne lui permettent cependant pas de se reproduire de manière significative. A la bonne heure !

Complimentologue  : Adj. Masc. (ou Fém.) Sing.
Synonyme : Bonobonimenteur, baratineur.

Spécimen en pleine voie d’expansion, le complimentologue, plus ou moins bon acteur, a une fâcheuse tendance à tenir des propos artificieux dans l'intention de séduire et tromper. En passe de devenir Docteur ès flagornerie, le sujet de sa thèse est : "Comment choisir les mots qui font fatalement plaisir aux femmes ?".

Trouduc’  : Subst. masc.
Synonyme : Grand dépendeur d'andouilles, BOF, tête à baffes, etc…
Individu (suffisant) qui s’la pète du haut de son trône. Injustement persuadé d’être touché autant par la grâce que par la classe. Souvent faux derche.

Frigideur : Subst. masc.
Synonyme : Mauvaise langue.

Se dit d’un a(i)mant déficient (de faible hoteur), semblant tout droit sorti de l'ère glaciaire, adepte de pratiques é-triquées.

Chimpandale : Subst. masc.
Synonyme : Gogole dancer.

Strip-teaseur, modèle Jungle ou forêt luxuriante Amazonienne. Version non épilée, beau, robuste et bien charpenté comme l’armoire de grand-mère dans la chambre à coucher de la tante Berthe.

Absenthéiste  : Subst. masc.
Synonyme : Cavaleur

"Dieu" ou "demi Dieu", à la recherche de la Passion, coutumier du tanpiternel Ascension et Pentecôte (va et vient), dans le but d’atteindre rapidement l’Assomption. Curieux de savoir si on prie mieux dans la paroisse d’à côté. Trop souvent aux fidèles absents...

Céphalofilocoq  : Subst. masc.
Synonyme : Chaud-froid de volaille

Microbe pathogène et pathétique, "bi-coque", de la branche des mono valves à prises de têtes, en partie responsable de nombreuses infections humaines. Bactérie versatile qui, un jour s’accroche à vous comme un arapède à son rocher et disparaît vingt mille lieues sous les mers, le lendemain.


 
              Niou  - Petit lexique à la taille de mon mono neurone. Page 4/?
                               [Voir ou revoir les pages
 1, 2 et 3]



|Important : J’apprécie les hommes (surtout pas ceux-là), je les tacle un tout petit peu parce qu'on taquine ceux que l'on aime. Il y a peu, la gent féminine avait été mise au pilori, alors chacun son tour !|
|
Et puis… : Toute ressemblance avec un bipède existant ou ayant existé ne serait que fortuite et pure coïncidence. Chacun sait que ces spécimens sont extrêmement rares sous nos latitudes, a fortiori ici|

jeudi 3 octobre 2013

Newton... C'est De La Dynamique !

(Leçon de choses… machins, trucs)

Au coin d’une rue du centre ville je croise un enfant accompagné de sa maman, hissant fièrement à bout de bras un énorme galet en guise de trésor. En une fraction de seconde mon cerveau dégaine et pointent illico deux souvenirs fracassants :
   - Le caillou lancé par mon cousin du dernier étage de la maison de nos grands-parents, atterri sur le sommet de mon crâne. Impact puis ricochet : Bam bam !
    - Ma main droite solidement agrippée au manche de la masse en attente de massacre, juste au dessus d’un minuscule pignon de pin posé sur une pierre. Choc redoutable : Crac boom !


Après ce furtif intermède illustrant la loi de l'attraction universelle, j'ai bien envie d'aller croquer une pomme...

mardi 1 octobre 2013

Astro[non]logique

Qui n'a pas feuilleté, un jour, dans la salle d'attente de son dentiste ou de son médecin, un de ces magazines dont la dernière (ou l'avant dernière) page est consacrée à l'astrologie ?
Qui, en parcourant les tendances de son signe d'un œil plus ou moins distrait, un chouia amusé, n'a pas souhaité faire coïncider le déroulement de sa journée avec un pronostic optimiste du style : 
   "La chance est au rendez-vous", 
   "Vous allez rencontrer l'âme sœur", 
   "Des changements en vue", 
   "Journée déterminante pour les célibataires", 
   "Vous atteindrez le nirvana au travail", etc, etc ? 

Et voilà que cartésien à la base on se met à devenir tout à coup crédule au sommet, à espérer qu'il y aura un peu de vrai dans tout ça, quitte à s'arranger avec la réalité pour la faire correspondre avec ces quelques lignes de stupides généralités.
Tout à l’heure, en prenant mon café à la terrasse d’une brasserie, je me suis surprise à aller consulter la rubrique horoscope de l’hebdomadaire laissé sur la table voisine, avant même de lire la synthèse de la première page.

Verseau ascendant Vierge :
Amour : Vénus est en plein dans votre Saturne (Houla, ça commence fort !), vous allez rencontrer quelqu'un d’exceptionnel, le partenaire idéal. Les étoiles de l'Amour brillent pour vous <<< On dirait bien que… finalement Il a du souci à se faire ! 
Santé : Votre forme physique sera éblouissante. Vous ressentirez un profond bien-être et une intense joie de vivre. Vous bénéficierez aussi d'un enthousiasme et d’un moral à toute épreuve. <<< J’ai bien fait de me remettre à la gym suédoise. 
Travail : Vous viserez haut et vous aurez bien raison car Jupiter vous soutiendra de tout son poids. Foncez ! <<< Je doute que Jupiter puisse s’acquitter à ma place de l’amende pour excès de vitesse. 
Famille : Le cercle familial va s'élargir (cf. la rubrique Amour, je suppose ?). Vous vous sentirez un peu déstabilisée mais l'attrait du nouveau prendra rapidement le dessus et vous vous adapterez facilement à la situation <<< J’en reste coite. Je file de ce pas faire vérifier mon DIU, au cas où !

Pas de doute, ça peut être étonnamment drôle l'horoscope.