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jeudi 30 avril 2015

Théorie De L'après Coup (Des Nious De La Plantation De Fraises)

Prendre la vie comme elle vient, profiter de tout comme d'un rien. De tous ces petits riens restés trop longtemps invisibles tant le voile était opaque. Arrêter de se prendre la tête avec des questions existentielles sur ce qui ne changera de toute façon pas malgré les débats et le combat. Simplement vivre ce que la vie propose de vivre au moment M, même si ce n'est pas le bon, même si c’est terriblement compliqué. 

Je suis restée loin des blogs, prise entre la (sur)charge parentale, le trop plein d'une réalité difficile, une saturation qui me situe au bord du gouffre, une étrange impression de solitude intérieure, d’incompétence et d’impuissance totales. Pourtant tout n'est heureusement pas souci, néanmoins, ce qui l'est absorbe et gangrène le meilleur.
Incapable de vous offrir mieux que du vague à larmes et de la mélancolie, je suis restée en retrait, longtemps, au point d’avoir aujourd’hui la sensation d’être une étrangère sur mon propre blog. 


lundi 26 janvier 2015

Un An De Plus Dans Mes Quenottes


Ce soir, à 20 heures et 58 minutes sera venu le moment, pile poil le vrai le bon, de fêter mon anniversaire. Aujourd’hui je prends encore un an (J’ai l’impression que la dernière fois était il y a trois ou quatre mois à peine), je pose une bougie supplémentaire sur mon gâteau et, peut-être certainement que, si je regarde de plus près dans le miroir là tout de suite immédiatement, une nouvelle ridule sera apparue ici ou là. Banzaï !

Dire qu’à huit ans j’étais impatiente d’en avoir douze, à quinze ans je rêvais d’en avoir dix-huit et à dix-huit d’en avoir vingt. Vingt-cinq ans après j’aimerais beaucoup en avoir dix de moins, histoire de prendre le temps de mieux voir venir les dix de plus et de profiter davantage de… tout.
Chaque année je remets ça sur le tapis et chaque année je me dis que si j’en avais l’occasion je ne ferais évidemment pas mieux. Les idées de ce genre sont comme les bonnes résolutions que l’on décide de prendre à chaque nouvel an : quasiment jamais tenues. Bref…

Oscourssssss j’ai à nouveau un an de plus ! Nonobstant, je resterai gaie comme un pinson parce que, ce matin, mon horoscope disait encore des conneries ceci : Une période anniversaire qui s’annonce sous un ciel bienveillant, gage d’une année pleine de perspectives heureuses. Votre mélange de charme et de délicatesse vous ouvre toutes les portes. Votre bel esprit pratique vous permet de trouver des solutions à tout. C’est le moment propice pour vous changer les idées et voir de nouvelles têtes.

lundi 27 octobre 2014

C'est Pas Le Pied… Marin

Nausée,
Agitation,
Abattement,
Insomnie,
Chaud,
Froid,
Tangage,
Roulis,
Tohu-bohu émotionnel : Une seconde au sommet puis dans le creux insondable des nombreuses vagues à larmes la seconde suivante.

Le ciel s'obscurcit, les trombes d'eau s'abattent sur le frêle esquif au bord du débord, le vent souffle par bourrasques et ça décoiffe ! La ligne d'horizon est terriblement trouble, quasi invisible, perdue entre les énormes nuages et les déferlantes. En vue, aucune île fantastique où aller s'échouer en attendant une embellie.

A l'est rien de nouveau si ce n'est l'avancée "normale et logique" d’une pathologie évolutive. Pourtant, 
sans nouvelle mauvaise, me voilà tout à coup projetée dans l'œil du cyclone, aux prises avec un sacré coup de chien. 

Ce n'est pas bon signe : J'ai encore le mal de mère...




|Réfugiée dans ma coquille, j'irai vous lire et commenter vos notes demain, si vous le voulez bien ;-)|

jeudi 16 octobre 2014

Le Frère Que Je N'aurai Jamais

J'aurais tant aimé avoir un frère.
Un grand frère avec qui partager le quotidien ainsi qu’une partie de son expérience. Un grand frère qui m’aurait permis d’éviter de possibles sorties de routes ou de m'aventurer sur de mauvais chemins. Un aîné qui aurait essuyé les plâtres à ma place, enfoncé les portes de toutes les premières, inauguré les "encore jamais connu/vécu/pensé dans la famille" et avec qui j’aurais pu faire les quatre cents coups sans aucune crainte. Un grand frère qui aurait été un meilleur… Tout : ami, conseiller, guide, confident. Un montreur et ouvreur de voie, une voie forcément légèrement différente de celle voulue par de très jeunes parents un peu trop protecteurs. Un frère quoi. Et moi, pour lui, j'aurais tout fait...
Oui mais voilà, en guise de grand frère, j’ai eu une petite sœur qui m’en a fait voir de toutes les couleurs.


jeudi 18 septembre 2014

2 h 27' Et Des Poussières

C'est le laps de temps, à quelques poussières  d'étoiles près, durant lequel j'ai dormi cette nuit. Admirons ensemble la précision digne d'un mécanisme d'horlogerie Suisse (ou Franc-Comtois) ainsi que la pertinence de cette information principale. Il faut dire qu'à ce rythme toutes les minutes relèvent de la plus haute importance. 

J'ai bataillé dur avant de me décider à mettre en pratique LA méthode dont la réputation ne serait plus à faire... selon le magasine Top-J'mesenbien. Les exercices censés faciliter l'endormissement d'un(e) insomniaque méga retord en un temps giga record, sont les suivants : 
  - La technique des ondes alpha, 
  - Celle du mantra, 
  - De la télécommande pour zapper les idées noires, 
  - De l’éponge pour effacer le tableau noir et enfin, 
  - La respiration sédative. 

jeudi 28 août 2014

Qui Peut Faire De La Voile Sans Vent ?

Lorsque j'étais enfant j'adorais lire le dictionnaire. Enfin... non, pas tout à fait. J'adorais y chercher des mots, leurs définitions et consulter les citations encartées au milieu. J'avais un gros Larousse illustré offert par une tante de ma mère qui venait nous rendre visite depuis son île, trois fois par an. Lors d'une précédente visite elle m'avait demandé ce que j'aimais lire, je lui avais répondu un peu embarrassée que peu importait le livre, je finissais toujours par revenir à mon petit Petit Robert.
Sur ce coup là elle avait fait preuve de lucidité, j'avais habituellement droit à des poupées costumées, icônes des régions de France ou des pays qu'elle visitait, des ramasse-poussière que ma mère rêvait de voir disparaître. Moi aussi d’ailleurs mais émue qu’elle pense à moi à chacun de ses voyages, je ne pouvais me résoudre à me débarrasser de ses encombrants cadeaux.

En grandissant, j'ai un peu oublié mon gros dico et me suis entichée d’un cahier bleu sur lequel j'ai commencé à noter mon propre vocabulaire (j’adore toujours les néologismes), mes sentiments, mes rêves, mes bonheurs, mes douleurs, mes doutes, mes envies. Tout, je notais tout ce qui me passait par la tête. Inutile de dire qu'il m'en passait beaucoup... donc je gribouillais sans cesse.
Heureuse ? Je noircissais des pages et des pages.
Malheureuse ? Je faisais de même.

mardi 8 juillet 2014

Sauve Qui Peut

|Note "gracieusement" provoquée par l'écoute de la chanson de Christophe Miossec, tout à l'heure, à la pause-détente-café (Si j'avais su j'serais pas venue). À ne surtout pas écouter si vous êtes d'humeur un tantinet chafouine|

Il y a des jours où la moindre contrariété me turlupine jusqu'à... Je ne peux même pas vous dire, c'est dire !
Il y a des jours où j'ai l'impression de penser à côté de mes idées et de parler à côté de mes mots. D'être à côté de 
mes pompes.
Il y a des jours où il serait judicieux de faire une remise à zéro de mon cerveau disque dur, un reformatage niveau 3 de ma base de données et une réinstallation système.
Il y a des jours où je n'ai aucune envie d'être adulte, encore moins responsable.
Il y a des jours où le soleil a beau briller, ses rayons ne me réchauffent pas.
Il y a des jours où j'ai beau lire et relire, le sens des mots ne m'enrichit pas.
Il y a des jours où tout ce que j'ingère ne me rassasie pas, où tout ce que j'absorbe n'étanche pas ma soif.

Il y a ces jours où la mélancolie me gagne.
Elle est à la fois douceur et violence.
Elle me nourrit autant qu’elle m'affame.

Il y a des jours où...
           Il me tarde d'être à demain.

jeudi 3 juillet 2014

Mémento Pense-Pas-Bête

|Mode : comment placer le plus grand nombre de fois le mot Liste en une trentaine de lignes/On|

Dans la note précédente je faisais rapidement allusion à ma passion des
listes. Une marotte prise en classe de C.E 1. L'expérience demandée consistait à tester et à démontrer la fiabilité de la méthode dite des Calendes, procédé permettant de donner une tendance en matière de prévisions météorologiques saisonnières. J'avais du observer le temps pendant quinze jours, noter les températures, le taux d'humidité, la force des vents... Observer et noter méticuleusement une quantité de données. J'avais adoré.
Une vocation était née : Je serai observatrice et "
listeuse" ! 
Je liste pour avoir l'illusion d'atteindre l'infini, sans doute un peu aussi pour me persuader que j'arriverai au bout de ladite liste, que l’imaginé et l’obligatoire seront accomplis.
Je liste pour avoir sous les yeux un inventaire, une sorte de catalogue, une vue d'ensemble à ma hauteur.
Enfin, je liste parce que je crains que ma mémoire ne défaille un jour (avec les gènes, sait-on jamais) et n'efface ce que je ne veux surtout pas oublier, ni perdre. 

jeudi 5 juin 2014

Toujours Bien Soutenir Ce Qu'on Avance

      - Je mets un soutien-gorge depuis plusieurs mois et... rien ne se passe.  Est-ce que ce truc est sensé faire pousser mes seins plus vite ?
      - Je doute que "ce truc", comme tu dis, participe activement au développement de quoi que ce soit. Par contre...
      - En gros ça sert à rien si ça fait pas pousser les seins !
      - Ah mais si ça sert à quelque chose. Il peut éventuellement les aider à bien vieillir, à les maintenir le plus longtemps possible dans la bonne direction. C'est déjà pas si mal.
      - Je pensais que c'était utile, qu'il y avait au moins un avantage... Je devrais peut-être le porter la nuit aussi.
      - Ma chérie ils pousseront, que tu portes un soutien-gorge ou pas, mais à leur rythme...


(Avant j'étais psychologue... mais ça c'était avant).

vendredi 23 mai 2014

La Vie Devant Soi

Je ne sais pas si l'on peut dire que l'on a raté ou réussi sa vie. On la vit. Tout simplement.
Certains diront que pour la réussir il faut aller au bout des choses, de ses choix, ne jamais baisser les bras pour ne rien regretter. Sans doute, oui, mais pas que…
Pour moi c’est surtout réussir à être soi, à rester soi-même, peu importent les doutes, les points faibles, la fragilité, les failles et les échecs ; ce sont aussi eux qui nous construisent et nous transforment.

On peut réussir à partir du moment où l’on sait quoi réussir : une œuvre d’art, un repas, un examen. Mais une vie… on la réussit comment une vie ? Il y a tellement de critères à prendre en compte : la vie amoureuse, la vie familiale, la vie professionnelle, la vie sociale, la vie personnelle. Que d’objectifs à atteindre ! Je doute fort que nous puissions tout réussir à la fois.
Je n’arrive pas à me souvenir qui m’a dit un jour : "Dans la vie il faut provoquer la chance, seuls les défaitistes perdent. Si tu forces le destin, tu gagneras toujours quelque chose". A supposer qu’il y a moyen de mettre au défi la vie (ne serait-ce qu’en partie), d’influer sur elle, c’est à dire que tous ses mécanismes sont maîtrisables. Là ça se complique et c’est loin d’être gagné : nous avons certes le libre arbitre, nous prenons nos décisions mais la vie nous dirige plus que nous la menons, sans que cela ait un véritable sens, ni pour nous, ni pour elle.

L'amertume et les regrets naissent si l'on abandonne ce en quoi l'on a cru ou ce en quoi l’on croit. Le sentiment d’échec n’est pas ce que l’on appelle un bon moteur pour l’épanouissement. Il ne faut pas se laisser faire, ni par les modes, ni par les autres : "
Tu devrais... tu pourrais… tout le monde fait ça...". Les "tu devrais, etc…" m'ont toujours donné envie de faire exactement le contraire.

Conclusion : Rien n’est jamais impossible mais tout n'est pas toujours facile. 
Réussir sa vie, c'est peut-être aussi prendre le risque de la rater, peu ou prou.

Je me demande ce que penserait la rêveuse petite fille que j’étais de l’adulte que je suis devenue et des rêves que je n’ai pas su ou pas eu le courage de réaliser ? 




|Message personnel : Anthom, je pense bien à toi... Le commentaire laissé sur ton blog il y a quelques jours est en attente de validation|
|Message personnel #2 : Honey, bonnes vacances, profites-en pour... mais n'en profite pas pour... ;-) !|
|Message personnel #3 : Si par hasard le lourdingue à la grosse voiture noire dont la cylindrée est inversement proportionnelle au QI du bonhomme, sait lire : Je vous demande, pour la 26ème fois au moins, de bien vouloir vous garer ailleurs que devant mon garage sous peine... d'intervention archangélique. Non mais !| 


vendredi 16 mai 2014

La Course Ou La Vie ?

Je ne vous parlerai pas du festival de Cannes, des acteurs, réalisateurs, producteurs, mannequins ou personnalités plus ou moins (re)connues "utiles" au cinéma qui, sur leur 31, peaux tirées à quatre épingles, montent les célèbres marches et foulent le mythique tapis rouge dans un tourbillon de glamour que le monde entier nous envie. Non…
Je ne vous parlerai pas non plus de ces toujours plus nombreuses palme-bitches en besoin pressant de m'as-tu-vue, ni de cette foule d'anonymes attirés par les feux de la rampe et agglutinés au pied des marches du Palais, prêts à tout pour entrer dans la danse (des Cannards boiteux, of course), quitte à s'y faire plumer. Non… Je sature. Chaque année je sature un peu plus d'ailleurs, sans doute que la vieillesse me guette !

Par contre, je vous parle volontiers du temps. Pas du temps qu’il fait sur la Côte, plutôt du temps à qui nous offrons plus ou moins inconsciemment le mode d'emploi intégral pour mieux cadencer nos vies au lieu de les harmoniser. Du temps qui passe, file et nous file entre les doigts, de ce temps que chacun de nous essaie inexorablement d’amadouer afin de le rendre plus élastique, de gagner pour, in fine, ne même pas avoir le loisir de le perdre, faute de… temps qu’on ne prend plus le temps de prendre, justement.
Ce matin, en coupant à travers le parc pour récupérer ma voiture, j’ai suivi l’allée bordée de jasmin. Le nez en l’air à l’affût des parfums printaniers flatteurs de narines, le regard  enthousiasmé par ce petit coin qui semblait être en dehors du temps sorti tout droit du jardin des délices et les pensées perdues au milieu de ces effluves enivrants, je me suis assise quelques minutes sur un banc. Quelques instants de répit, de calme et d’extase au soleil, tranchant avec la course habituelle qui rythme mes journées.
Je l’ai vu arriver au loin, tête baissée, d’un pas alerte et bien décidé à ne pas laisser quoi que ce soit entraver sa route, ni qui que ce soit le détourner de son chemin. Devant moi est passé cet homme pressé, tellement rapidement que je n’ai eu le temps d’entrevoir la totalité de son visage. Il portait un costume gris anthracite, ses bras étaient chargés de dossiers, il marchait à la Wonder et savait où il allait : Droit au but.
Quel contraste ! J’étais en pause contemplative et un OVNI me passait sous le nez à la vitesse Mach 2, me laissant une impression d’immobilité immobilisme absolu. Il n’a pas levé les yeux, n’a pas relevé la tête non plus, il cheminait, comme branché sur pilote automatique. L’effet fut saisissant et le constat rude. J’ai immédiatement pensé qu’à un autre moment de la journée, hier, demain ou un autre jour, cette météorite c’était, ce sera, moi.

Il est tellement facile d’oublier de regarder autour de soi, de jouir de ces petits instants d'un bonheur simple à portée de ceux qui le veulent.
Il est si simple d’oublier de savourer et d’apprécier LE moment. Le peu comme le tout.
Il est parfois commode d’oublier de vivre.  De s’oublier.
Il est si facile de traverser la vie au pas de charge, sans y prendre garde, sans en prendre soin.

Pas de doute, me voilà bien loin du Festival de Cannes...  

samedi 26 avril 2014

Je M'verrais bien... Accordeuse De Silence

Il y a des jours où, même le pied appuyé à fond sur la pédale de frein, tout va beaucoup trop vite, trop fort. La vie se moque bien que bibi s’esquinte aussi les oreilles à freiner des quatre fers ; tout s’emballe, du lever au coucher, un peu comme si j’assistais à un concert de rock dans une rame TGV à l’insu de mon plein gré.

Le monde se nourrit de bruit, s’empiffre de brouhaha et de vacarme à tire-larigot. C’est un boucan d’enfer sans relâche et quasiment partout.
Ça commence dès le matin avec ce fichu réveil qui nous extirpe violemment de la douce torpeur de la nuit. Et ça continue avec le bruit des appareils électroménagers : le grille-pain fait bip bip, le micro-ondes fait bip bip, la plaque de cuisson fait bip bip, la cafetière fait bip bip… je ne vous parle pas du réfrigérateur qui m’échauffe les oreilles sur l’air de Oh Suzanna dès que j’hésite un peu trop longtemps entre un yaourt bulgare et un fromage blanc !
Et ça continue encore avec les excités du matin coincés dans les embouteillages sur le chemin du travail, adeptes de symphonies klaxonnales en fa majeur et de braillements en tout genre… Peut-être d'ailleurs, doivent-ils d’être au bord de la rupture d’anévrisme à Mireille Mathieu chantant la Marseillaise, toutes amygdales dehors, une heure plus tôt "dans" ledit réveille-matin. Qui sait ?
Bref, c’est comme ça toute la journée.



mardi 18 mars 2014

Comme Une Lionne En Cage

J’ai enchaîné deux rendez-vous pompeux ce matin, de ceux auxquels on se rend à reculons et dont on a hâte qu’ils se terminent sous peine de casser sa pipe par suffocation ou par sidération. Voire les deux si on a une petite santé !

L’ambiance était solennelle, l’atmosphère pesante dans cet office notarial et le temps y était comme suspendu… La tentation de stimuler les aiguilles de l’horloge Marie-Antoinette toute moche posée sur encastrée dans la cheminée, fut grande. Comme celle d’épousseter mon interlocuteur, strict, raide comme la justice et sans âge, engoncé dans un costume trop étroit. Respectueuse et bien éduquée, plutôt que de satisfaire à mon envie de prendre le large, je choisis de prendre mon mal en patience et trouvai un autre moyen de… moyenner.

Pendant ce temps-là le ciel, le soleil et la mer, par la fenêtre, me narguaient. 

lundi 23 décembre 2013

Lundi 23 décembre 2013 - 23:12:13

La course de fond des semaines passées et le sprint final pas piqué des hannetons de ces trois derniers jours, sont bel et bien finis !
Les cadeaux sont enfin dans la hotte du Père-Noël, l’étoile sur le sapin, le sapin décoré, les menus organisés, les courses quasi terminées, les truffes maison dans mon estomac, la bûche dans la cheminée, les autres encore chez le pâtissier…
J’ai même pris le temps de poser en Mère-Noël pour le calendrier de l’association pour la défense de l'identité régionale du pan-bagnat Nissarte. C’est dire.

Ce soir je sature et je n’ai plus qu’une envie : prendre la poudre d’escampette, me réfugier au calme de mon paradis, au coin d’un bon feu alors qu’au dehors, à 1800 mètres d’altitude, la tempête de neige fait rage. 

Nous sommes à quelques encablures de la veillée de Noël, je n’aurai sans doute plus l’opportunité de passer par ici avant quelques jours. Profitant d’une dernière pause avant le tourbillon qui me happera d’ici peu, je vous souhaite un heureux Noël. 
Prenez soin de vous…

mardi 10 décembre 2013

Sans Titre (Provisoirement... ou pas)

Pourquoi les semaines, les mois et les années s'ingénient-ils à passer aussi vite ?

Je crois que l’immersion de ce week-end dans certains souvenirs d'enfance, m’a rendue un brin nostalgique. Je donnerais beaucoup pour faire un saut ultra rapide en arrière, dans les années où l’insouciance de mon âge m’évitait inquiétudes et angoisses, où ceux que j’aimais et qui ne sont plus faisaient encore partie de ma vie...
Juste quelques minutes pour me remplir à l’infini le corps et l’esprit de ces moments d’inconscience infantile, petites pépites délicieusement sucrées, à distiller judicieusement jusqu’au bout de la vie.
D’ailleurs, on devrait avoir deux vies : la première pour "apprendre", la seconde pour se contenter de vivre.

Les quatre grands cafés avalés en milieu d'après-midi, l’estomac vide, vont remettre d’équerre mon grenier cérébral.

samedi 30 novembre 2013

Accusé De Déception


On peut mettre de l’ardeur à une multitude de choses et n’en récolter que des nèfles.
On peut se faire rattraper par son destin, pas forcément par sa bonne étoile…
On peut courir après ses rêves sans parvenir à les réaliser, se nourrir d’illusions que l’on sait parfaitement utopiques et, malgré tout, ne jamais être rassasié de cette nourriture.
On a le choix de ses plaisirs, pas de ses tourments.
Quelques échanges simples, fins et légers peuvent amener un sourire, chasser les interrogations.
Un infiniment rien peut devenir un tout considérable. Et inversement, hélas.

Je peux ne rien comprendre au comportement de certaines personnes et décider de m’en ficher royalement. Après tout, les prendre comme elles sont est sans doute LA solution à adopter pour éviter de souffrir.

Parfois, alors qu’on ne s’y attend pas, au milieu de tout ça une surprise plutôt sympathique arrive.
Et le sourire revient.

jeudi 21 novembre 2013

J’ai Des Rites A La Noix

Depuis quelques temps, tous les ans à la même période à une quinzaine de jours près, j’ai hâte d’en terminer avec cette fin d’année de merde (Oui, oui vous avez bien lu, j’ai écrit "de merde", mais là, sincèrement j’ai le droit ! ;-)).
Et même si la nouvelle année est synonyme d’une bougie supplémentaire à poser sur mon gâteau d’anniversaire et d’un an de plus pour mes artères, qu’importe puisque j’ai, à chaque fois, la certitude que la prochaine sera assurément bonne. Après tout, je peux bien me passer des deux derniers mois de 2013 si les douze de 2014 s’annoncent prometteurs.
 
Nous voilà arrivés en pleine période critique, et hélas cette fin d’année n’échappe pas à la règle des fins d’année de merde (les emmerdes volent toujours en escadrille, c’est bien connu), toutes proportions gardées évidemment. Vivement la suivante donc… à condition qu’elle veuille bien tenir ma promesse d’être meilleure.

C’est étonnant comme une peine, la sienne mais plus particulièrement celle de ceux que nous aimons, nous permet d’aller puiser au plus profond de soi une énergie débordante jusque-là insoupçonnée.



mercredi 20 novembre 2013

Effets D’hiver... et Variés

Ils sont de retour, extirpés de nos armoires en urgence et bien en avance, si je me fie au calendrier ! Les manteaux, doudounes ou parkas, pulls de laine, écharpes ou foulards, parfois même bonnets, bottes… joues rosies et souffle qui réchauffe les mains : C'est l'hiver qui nous enveloppe et nous camoufle.

Le ciel est bleu, de ce bleu profond uniquement visible à cette période de l'année lorsque le vent souffle, de ce bleu absolu qui découpe avec précision le relief des alentours. La mer est d'huile. Un soleil timide émerge à peine au-dessus de la colline, à cette heure, il n'est pas suffisamment haut pour tiédir l'atmosphère. Il n’est pas encore huit heures.

Ils sont nombreux dans ce café, certains sont assis près de la vitre donnant sur la rue principale, d'autres sont accoudés au comptoir, d'autres encore vont et viennent. Ils papotent, regardent au dehors, rêvent peut-être, profitent de la chaleur ambiante en buvant thé, chocolat ou café. Les sourires s'affichent sereins, les paroles et les gestes sont modérés.
Image figée d'un moment privilégié avant que ne commence une autre journée marathon. Je suis encore de l’autre côté tout comme ces fumeurs qui arpentent le trottoir, bien emmitouflés dans leurs effets d’hiver. A cet instant précis, le temps est comme suspendu. Juste l'empreinte d'un présent figé dans ce froid glacial (foi de sudiste !). Un arrêt sur image. Je perçois à peine le bruit du vent et au loin, je distingue celui d’un pas approchant que je reconnaîtrais entre mille autres. 


Je pousse la porte, m'engouffre dans la cohue. Le contraste est saisissant, presque violent ! Le brouhaha me happe en moins d’une seconde et la chaleur du lieu me surprend. Je me faufile, adresse un sourire ici, un bonjour là, échange quelques mots et m’attable côté vitre. Il commande un café, un thé citron et des croissants.


En fond sonore, Louise Attaque interprète "Arrache-Moi". 



jeudi 7 novembre 2013

Piqûre De Rêve

Dans la partie supérieure de la grande baie vitrée donnant sur la mer, le ciel bleu semble s'être accroché. Depuis hier c’est à nouveau le printemps et le soleil baigne la pièce. Ses rayons, filtrant au travers du verre, parviennent même à me "pincer" la peau.
Mes mains enserrent le énième mug de thé brûlant depuis le réveil, elles tremblent quand je repense à mon rêve. En fait, aucun besoin d’y penser pour voir défiler à nouveau certaines images, elles s'imposent d’elles-mêmes. Au contraire, il me faut me concentrer, focaliser mon esprit ailleurs pour ne plus les voir, pour tenter de les faire se diluer dans ce flot azur qui m’entoure.

Sa voix, son regard, son obstination à me retenir, sa volonté pour m'empêcher de tomber. La violence, la peur, le vide, la peur du vide… Son prénom, murmuré dans un souffle court et du bout de mes lèvres dans un premier temps, devient un cri sorti du plus profond de mon être. Et puis arrive la douceur... enfin : Sa main salvatrice se glisse dans la mienne, comme une évidence. 
Tout est calme et serein, pas d’éclat de voix, ni de hurlement. Aucun son.  C'est l'apaisement. J'ai l'impression de me diluer dans le morceau de ce ciel bleu profond qui happe mon regard. L’atterrissage se fait en douceur, la piqûre de rêve a laissé son empreinte là, tout au fond de mes yeux grands ouverts...


Il est des rêves dont on ne se défait pas facilement.

jeudi 17 octobre 2013

Entre Les Murs


C'était un petit recoin de rien de tout, un bout de vide, un espace dépouillé, perdu entre deux rues. Une impasse de l'existence.
Il y avait bien peu de place mais dans ce lieu si exigu se nichait, en hauteur, une minuscule fenêtre ouverte sur l'extérieur, sur un dehors chaleureux, lumineux et rayonnant. Quel contraste ! Le curieux jeu des ombres et de la lumière accentuait l'atmosphère singulière de cet endroit. Il y faisait sombre, presque froid, humide et étrange. Tout était si différent de ce que j’avais connu jusqu’à présent. A part de ce là-bas, de l'autre côté de ce regard ouvert sur la vie.

Le lieu semblait hors du temps, sans emprise, comme préservé de toute influence extérieure. Bizarrement, moi qui aime les vues dégagées et les grands espaces, j'étais tout à fait bien ici. À l’abri de tout ce qui touche. Le climat y était des plus plaisants, propice à une suspension complète de… tout. Reposant. 


C’était un petit coin juste pour moi, déniché au meilleur des moments. J'y suis restée quelques instants, à penser, à rêver, à m’imprégner du lieu, à guetter un bruit ou une présence, à attendre que le temps passe. Dans ce haut lieu de l'inexistence et de l’absence de tout, il ne s'est rien passé. Il ne m'est rien arrivé. Juste une pause délicieuse et une petite pointe de doute :

        Mais où suis-je ?