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jeudi 18 septembre 2014

2 h 27' Et Des Poussières

C'est le laps de temps, à quelques poussières  d'étoiles près, durant lequel j'ai dormi cette nuit. Admirons ensemble la précision digne d'un mécanisme d'horlogerie Suisse (ou Franc-Comtois) ainsi que la pertinence de cette information principale. Il faut dire qu'à ce rythme toutes les minutes relèvent de la plus haute importance. 

J'ai bataillé dur avant de me décider à mettre en pratique LA méthode dont la réputation ne serait plus à faire... selon le magasine Top-J'mesenbien. Les exercices censés faciliter l'endormissement d'un(e) insomniaque méga retord en un temps giga record, sont les suivants : 
  - La technique des ondes alpha, 
  - Celle du mantra, 
  - De la télécommande pour zapper les idées noires, 
  - De l’éponge pour effacer le tableau noir et enfin, 
  - La respiration sédative. 

jeudi 8 mai 2014

Insomnuits... & Brouillard

Des nuits épuisantes à tenter de captiver un arrogant sommeil qui, malgré mes efforts pour l'amadouer, ne fléchit pas.
De nonchalantes minutes, longues comme des heures, que je regarde défiler, impuissante, avec l'envie brutale de les faire s’affoler.
Des nuits qui, lorsqu'elles se finissent enfin, m’amènent à rêver de la nuit suivante, attendue meilleure.
Des matins vaporeux où, après m'être endormie à l'aube, je m'éveille plus épuisée que la veille.
Des matins où, pour me lever sans me fracasser le petit orteil contre le fauteuil et le bras droit contre l'encadrement de la porte, j'active le mode radar.
Ces matins-là, je n'ai qu'un seul désir : biaiser le brouillard...


Il n'y a qu'une solution envisageable, autre que celle du coup de gourdin sur la tête et d'un Nabuchodonosor de tisane à la camomille : prendre toute une famille de mouches tsé-tsé en pension complète. 

vendredi 3 mai 2013

Insomnuits


La nuit je dors peu et le jour je dors debout.
Après un bref assoupissement aux premières lueurs de l’aube - repos bien trop court pour requinquer ma petite carcasse et redonner du peps au demi neurone ankylosé - au sortir de la torpeur dans laquelle les insomnies à répétition me plongent, je rêve déjà, encore encoconnée dans ma couette, d’être au soir et de retrouver mon lit… pour à nouveau ne pas dormir.

Mon sommeil et moi vivons, depuis plusieurs années, une relation tumultueuse, à la fois passionnée et haineuse. Il est complexe ; jaloux comme un pou, capable de me coller aux basques dès le début de soirée pendant des mois, puis de disparaître dare-dare sur un coup de (mauvaise) tête, pour une période indéterminée.

Les préoccupations, le tourbillon de la vie, la course perpétuelle contre le temps et la caféine auront eu raison de notre alliance : Nous sommes en pleine lune de fiel.




Etat des lieux : Vitalité d’une limace anémiée
Je porte : Pâle
Et puis… : J’ai pas sommeil !



vendredi 15 mars 2013

Chronique du vide

Je baye aux corneilles (merci Maître Capello). C’est horrible comme je suis assommée cet après-midi.
La nuit a été quasi blanche. Comment dit-on dans ces cas-là, qu’elle était grise ? Sombre ? Beige ? Crème ?  Disons crème, pour le côté doux et onctueux de ce que le terme évoque. Et puis il va on ne peut mieux avec le grand mug de café qui fume paisiblement, juste là, entre mon clavier et l’écran. Je sais, j’avais dit que je ne boirais plus de café mais à part le café et le clairon, je ne vois pas très bien ce qui pourrait me sortir de cette somnolence. Pour le clairon, c’est… clairement non, ne restait donc plus que la drogue habituelle pour me stupéfier un minimum, n’en déplaise à mon foie.

Apathique, je fixe l’écran en espérant qu’une idée en jaillisse, vienne coloniser mon cerveau, ne serait-ce qu’un dixième de seconde, pour combler enfin ce vide qui y squatte depuis ce matin. J’attends que le sujet fuse, j’attends d’avoir quelques mots à déposer, à aligner. Je n’irais pas jusqu’à souhaiter de grands mots, ni même quelques mots d’esprit mais j’aimerais beaucoup consigner au moins le premier, celui qui fera sortir les motus de l’antre du Sans mot dire écrire. Le passeur de mots, en quelque sorte.

Deux ou trois tout petits, même minis, même affreux, même déviés et ridicules, même vilains et inutiles feront mon affaire. Ils me permettraient ainsi d’arriver, cahin-caha,  jusqu’au dernier. Et dieu sait que j'aime l'avoir celui-là !  

J'écris en douce pendant que mon enthousiasme et mon aspiration sont encore (ou déjà) au lit. Je bâille de sommeil, de fatigue et d'ennui : Trouver son mot à dire est épuisant…