Lorsque j'étais enfant j'adorais lire
le dictionnaire. Enfin... non, pas tout à fait. J'adorais y chercher des mots, leurs
définitions et consulter les citations encartées au milieu. J'avais un gros Larousse illustré
offert par une tante de ma mère qui venait nous rendre visite depuis son île,
trois fois par an. Lors d'une précédente visite elle m'avait demandé ce
que j'aimais lire, je lui avais répondu un peu embarrassée que peu importait le
livre, je finissais toujours par revenir à mon petit Petit Robert.
Sur ce coup là elle avait fait preuve de lucidité, j'avais habituellement droit à des poupées costumées, icônes des régions de France ou des pays qu'elle visitait, des ramasse-poussière que ma mère rêvait de voir disparaître. Moi aussi d’ailleurs mais émue qu’elle pense à moi à chacun de ses voyages, je ne pouvais me résoudre à me débarrasser de ses encombrants cadeaux.
En grandissant, j'ai un peu oublié mon gros dico et me suis entichée d’un cahier bleu sur lequel j'ai commencé à noter mon propre vocabulaire (j’adore toujours les néologismes), mes sentiments, mes rêves, mes bonheurs, mes douleurs, mes doutes, mes envies. Tout, je notais tout ce qui me passait par la tête. Inutile de dire qu'il m'en passait beaucoup... donc je gribouillais sans cesse.
Heureuse ? Je noircissais des pages et des pages.
Malheureuse ? Je faisais de même.
Sur ce coup là elle avait fait preuve de lucidité, j'avais habituellement droit à des poupées costumées, icônes des régions de France ou des pays qu'elle visitait, des ramasse-poussière que ma mère rêvait de voir disparaître. Moi aussi d’ailleurs mais émue qu’elle pense à moi à chacun de ses voyages, je ne pouvais me résoudre à me débarrasser de ses encombrants cadeaux.
En grandissant, j'ai un peu oublié mon gros dico et me suis entichée d’un cahier bleu sur lequel j'ai commencé à noter mon propre vocabulaire (j’adore toujours les néologismes), mes sentiments, mes rêves, mes bonheurs, mes douleurs, mes doutes, mes envies. Tout, je notais tout ce qui me passait par la tête. Inutile de dire qu'il m'en passait beaucoup... donc je gribouillais sans cesse.
Heureuse ? Je noircissais des pages et des pages.
Malheureuse ? Je faisais de même.
