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jeudi 28 août 2014

Qui Peut Faire De La Voile Sans Vent ?

Lorsque j'étais enfant j'adorais lire le dictionnaire. Enfin... non, pas tout à fait. J'adorais y chercher des mots, leurs définitions et consulter les citations encartées au milieu. J'avais un gros Larousse illustré offert par une tante de ma mère qui venait nous rendre visite depuis son île, trois fois par an. Lors d'une précédente visite elle m'avait demandé ce que j'aimais lire, je lui avais répondu un peu embarrassée que peu importait le livre, je finissais toujours par revenir à mon petit Petit Robert.
Sur ce coup là elle avait fait preuve de lucidité, j'avais habituellement droit à des poupées costumées, icônes des régions de France ou des pays qu'elle visitait, des ramasse-poussière que ma mère rêvait de voir disparaître. Moi aussi d’ailleurs mais émue qu’elle pense à moi à chacun de ses voyages, je ne pouvais me résoudre à me débarrasser de ses encombrants cadeaux.

En grandissant, j'ai un peu oublié mon gros dico et me suis entichée d’un cahier bleu sur lequel j'ai commencé à noter mon propre vocabulaire (j’adore toujours les néologismes), mes sentiments, mes rêves, mes bonheurs, mes douleurs, mes doutes, mes envies. Tout, je notais tout ce qui me passait par la tête. Inutile de dire qu'il m'en passait beaucoup... donc je gribouillais sans cesse.
Heureuse ? Je noircissais des pages et des pages.
Malheureuse ? Je faisais de même.

jeudi 17 juillet 2014

Radio Des Blogueurs 2014

Taguée par Diablotin pour participer à la radio des blogueurs de l’été 2014, je me dois de trouver une chanson qui a marqué un de mes étés. Les règles sont consultables sur le site de Lolobobo.

Il est exceptionnel pour moi - c’est même une première - de faire une note musicale dans le but de mettre en lumière un coup de cœur. Quelques blogueurs ont cette orientation et sont passés "maîtres" en la matière, nul besoin donc, d’une petite amatrice aux goûts musicaux éclectiques et parfois douteux. Aujourd’hui, grâce au (ou à cause du) Diable Alsacien (;-)) je fais donc une exception pour vous parler de la chanson d’un été. Le plus compliqué pour moi fut de faire un choix…

vendredi 13 juin 2014

Voyage, Voyages...

J’ai toujours vécu aux abords d’une mer ou d’un océan, la ligne d’horizon continuellement à portée de regard. Pourtant lorsque j’étais enfant ce sont les avions que j’aimais voir décoller. Ils me faisaient rêver, je les voyais s’envoler pour des destinations inconnues, vers des pays lointains.
Je me sentais l’âme d’une grande voyageuse. Pour m’émerveiller il suffisait de m’emmener boire une grenadine sur la terrasse, à l’époque découverte, de l’aéroport Nice Côte d’Azur.

Mes petits voyages se faisaient également au travers des nuages que je scrutais patiemment, allongée dans l’herbe, et que j’accompagnais du regard jusqu'à m'en tordre le cou. J’étais curieuse de savoir jusqu'où ils pouvaient aller et je me disais que ce qu'on voyait de là-haut devait être terriblement grand, immensément beau. Ce ciel plus ou moins bleu qui fait tant rêver les hommes... 

vendredi 9 mai 2014

Trauma Du Tricot

Quand j'étais petite le tricot était l'activité chouchou des mères de famille qui voyaient là une manière de joindre détente et créativité à l'utile et agréable : Écharpes, bonnets, gants, vestes, chandails.  Nous étions habillés pour l'hiver, parfois je dois bien l'avouer, avec une originalité déconcertante.

Les pulls tricotés main me faisaient atrocement gratter, ma mère avait trouvé une astuce pour remédier aux démangeaisons et jeté, pour quatre ans au moins, son dévolu sur les sous-pulls mode. Modernes, pratiques et jolis à l’époque, ils avaient tout pour plaire hormis d’être fabriqués en 100% acrylique. Le remède s’avérera, in fine, être presque pire que le mal. 
J’en avais des dizaines, d'une palette de couleurs assorties à celles de mes pulls, rangés avec soin dans l’armoire, en ordre arc-en-ciel. Selon le jour, l’inspiration artistique et l’humeur au réveil, je portais le vêtement un ton plus clair, plus foncé ou carrément contrasté. Au moment de retirer mes vêtements, je plongeais la pièce dans le noir pour assister au ballet des éclairs provoqués par l’électricité statique. J’adorais faire des étincelles ! (Je méritais bien une compensation pour préjudice subi, une sorte d’avers à mon revers de médaille) par contre, j’aimais beaucoup moins la multitude de petites décharges électriques reçues en cadeau Bonux.

J’ai mis un certain temps à dire à ma mère que ces "splendeurs" qu’elle confectionnait avec amour et affectionnait tant étaient pour moi un supplice, qu’ils me piquaient, qu’ils m’étranglaient jusqu'à parfois provoquer
 la nausée. 
Je suppose que c'est à cette période que je dois de ne plus supporter les cols serrés, qu’ils soient ronds ou roulés, ni le 100% polyester ou le trop acrylique. Traumatisée par le duo pull-over/sous-pull porté bien malgré moi, ma délivrance eut lieu l’hiver de mon entrée au collège.

lundi 31 mars 2014

Spleen & Idéal

Je n’aime pas les dimanches soir, j’ai systématiquement un petit coup de moins bien qui me tombe dessus au moment où le jour décroît. Sans doute le regret de voir se terminer le week-end : adieu détente, répit et moments privilégiés. Sans doute la perspective de commencer une nouvelle semaine, de me remettre dans le bain, de reprendre ce rythme, devenu mon quotidien depuis des mois. Sans doute aussi la nostalgie de ces soirées quand, enfant ou adolescente, elles correspondaient avec un retour en classe imminent et ce fichu cartable à préparer. Pour cela il me fallait quitter le lieu, les gens et l’instant, toujours au meilleur moment.

A une époque, nous terminions certains dimanches par un grand goûter familial organisé chez mon oncle et ma tante. Je les appréciais particulièrement, non seulement pour la joyeuse ambiance de ces (aujourd’hui devenus davantage précieux puisque perdus à jamais) après-midi mais, également et surtout, parce que j’y retrouvais mes cousins.
Ces quatre frères plus âgés que moi m'amenaient à commettre les innombrables petites bêtises auxquelles je ne pensais pas et me poussaient à faire celles que je n’avais pas le courage de faire seule. Ce fut une période bénie, baignée de bonheur et d'insouciance, jusqu'à ce que nos études, puis la vie se chargent de nous éloigner.

jeudi 3 octobre 2013

Newton... C'est De La Dynamique !

(Leçon de choses… machins, trucs)

Au coin d’une rue du centre ville je croise un enfant accompagné de sa maman, hissant fièrement à bout de bras un énorme galet en guise de trésor. En une fraction de seconde mon cerveau dégaine et pointent illico deux souvenirs fracassants :
   - Le caillou lancé par mon cousin du dernier étage de la maison de nos grands-parents, atterri sur le sommet de mon crâne. Impact puis ricochet : Bam bam !
    - Ma main droite solidement agrippée au manche de la masse en attente de massacre, juste au dessus d’un minuscule pignon de pin posé sur une pierre. Choc redoutable : Crac boom !


Après ce furtif intermède illustrant la loi de l'attraction universelle, j'ai bien envie d'aller croquer une pomme...

mardi 10 septembre 2013

Ingmar ou Gustav… Et hop !


Sa voiture, facilement identifiable puisque seule à posséder une plaque minéralogique d’un pays nordique, était garée le long de l'avenue Reine Victoria, tout près de mon ancien collège. Je connais ce quartier par cœur  j'y ai usé mes minis jupettes, mes sabots, mes survets, mes baskets et sans doute aussi un peu mes fonds de petites culottes. A l’arrêt de bus.

Il avait du prendre le raccourci qui mène à l'avenue de Flirey pour se rendre jusqu'aux Arènes, évitant ainsi de faire un grand tour l’obligeant à passer devant l’hôpital pour repiquer par l’ancien hôtel Régina et rattraper ainsi l’avenue de Cimiez. Il est impossible de se garer plus près, ambiance Jazz dans la ville à cette période de l'année et la foule est immense.
C'est d'ailleurs pour ça qu'il était présent ; pour le festival du Jazz. Aussi parce qu’il m’avait donné rendez-vous. Le lieu et la date n’avaient pas été choisis au hasard, je le savais et après toutes ces années sans nouvelles, j’étais curieuse mais pas franchement enchantée de le revoir. Nous avions tant partagé pendant plus de dix ans, il était le grand frère que j’aurais aimé avoir, l’ami, le confident et tout à coup… pfuittt ! Disparu.
Après plus d’années d’absence que de lien que pouvait-il bien rester de notre amitié ? Je n’étais pas certaine d’avoir envie de le savoir.

Adolescente, j'empruntais ce passage tous les jours, ou presque. J'en connaissais le plus petit recoin, le moindre feuillage, jusqu’à la pierre biscornue et casse binette de la quatrième marche ainsi que tous les noms inscrits sur les boites aux lettres. Quelques uns me reviennent au moment où je rédige cette note, notamment celui de ce couple âgé que j’ai toujours vu cheminer main dans la main. 
Dire qu’il avait certainement du poser ses yeux au hasard, quelque part, ici ou là, à cet endroit qui m'était si familier. Je sentais sa présence, je percevais les effluves d'un parfum. Peut-être était-ce le sien. Etrange atmosphère, je me remémorais les années collège, les voyages de fin d’année, les premiers flirts, les booms, ces longs moments sous la pluie à attendre un bus qui ne venait pas justement le jour où il pleuvait des trombes. Je remontais le temps !
Il était passé par là, il y passait à cet instant, peut-être... Quoiqu'il en soit, il repassera sans doute par le même chemin, au retour. Alors il verra ce que j'y voyais, il sentira ces odeurs de jasmin, ces fragrances boisées et il croisera, sans s’en rendre compte mes bons souvenirs.
Il devait assister, je crois, aux concerts de
Sonny Rollins et de Lisa Ekdahl. Bof, ces nordistes, ils ont de ces goûts !

Je n’ai finalement pas emprunté le petit raccourci qui mène à l’avenue de Flirey, je n’ai donc pas pris le passage des souvenirs d’antan. J’ai donné le pass, qu’il m’avait fait parvenir par l’intermédiaire de mes parents, à une passante surprise et heureuse. J’ai laissé un petit mot sur son pare-brise : "De toute façon je voulais voir Ben Harper et George Benson. Pas toi !". 

Il était là en ce soir du 27 juillet, tout près, juste derrière le grand mur de pierres sèches des Arènes. Il était physiquement là mais ce qu’il restait de sa présence d’autrefois était bien loin, catapulté à des années-lumière d’ici.

Depuis, pour préserver les Arènes, le Festival du jazz est organisé en centre ville, le charme est, quoiqu’il en soit, à jamais rompu. 

mardi 28 mai 2013

Latéralisation fonctionnelle "Gauche"

Je me rappelle le grand tableau triptyque de ma dernière année de maternelle.
Le volet droit était quadrillé sur toute sa surface, l’éducation nationale avait sans doute le secret espoir de nous convertir à la géométrie Euclidienne plane dans un repère orthonormé.
Le volet gauche, lui, portait un lignage musical, vraisemblablement signe d’un désir profond de découvrir parmi nous un nouveau petit Mozart. Quant au volet central, il ne me faisait pas du tout rêver, il ressemblait à une page de mon cahier à gros interlignes.

De chaque côté de ce tableau la maîtresse avait écrit "droite" à la craie bleue et "gauche" à la craie rouge, assistance capitale pour un enfant de 4 ans qui en est encore à se mélanger les pinceaux dans la précipitation. 
Pendant de nombreuses années il m'a fallu me représenter ce tableau pour m'y retrouver rapidement. Aujourd’hui, la latéralisation fonctionnelle est heureusement complètement acquise, à mon âge, tout de même, ce serait un comble. Je retrouve donc ma droite et ma gauche instinctivement, par contre je n’ai toujours pas acquis un sens de l’orientation digne de ce nom.
Peut-être est-ce dû à ce volet droit bien tentant, véritable incitation à la débauche faire dès mon plus jeune âge, de la géométrie dans le plan.
Qui sait ?

jeudi 23 mai 2013

Devoir de mémoire


Je sais que je ne suis pas encore assez âgée pour être nostalgique à ce point, Maman. En même temps, la nostalgie n'a pas le "privilège" de l'âge, c'est évident. Ce n’est pas de la mélancolie, je t’assure, c’est un petit coup de spleen sans idéal. Un petit coup de rien du tout. C’est la fiasque d'émotions que j’ouvre parfois pour en laisser échapper les bouffées trop entêtantes, pour surtout en capter l’essence et gonfler mes poumons à les faire exploser, à m’enivrer les sens de cet air du grand large. J’ai toujours aimé la mer et les bateaux, le vent et les embruns.

J’ai besoin de ces immersions régulières dans notre passé, c’est un peu comme si, en faisant revivre notre histoire, j’avais la certitude qu’elle ne tombera jamais dans l’oubli, qu’il y aura toujours quelqu’un pour la raconter et la transmettre. Je ne veux pas oublier, je ne veux surtout rien oublier. C’est devenu une obsession depuis ta maladie. Tu sais, maman, bientôt, tu ne sauras plus qui je suis. Bientôt le livre de ta vie aura été complètement effacé. 60 ans de souvenirs réduits en poussière, évaporés je ne sais où. C'est injuste, tu es trop jeune, jamais je ne m’y ferai.

Aujourd’hui ma mémoire me ramène au temps où Papy et moi allions pêcher aux Issambres. Quelle joie ! C’était l’éternel concours de pêche du 1er mai, la première baignade, le premier pique-nique entre amis : le pan bagnat, la pissaladiere, les petits légumes farcis, la tourte de blettes… Et nous deux, fiers comme des athlètes médaillés, posant pour la photo du trio de tête qui paraîtrait dans le journal régional dès le lendemain. Mais j'y pense... Papy gardait toutes ces coupures de presse, je me demande où elles ont bien pu passer. Parties avec lui, sans doute…
Me rappeler ces bons moments c’est faire revenir le doux parfum de ce temps là, c'est ma petite bulle d'oxygène. Et ça me rend heureuse, Maman. J'ai tellement peur de voir le néant s'emparer définitivement de ton regard, j'ai tellement peur de ce vide en toi... de ce vide de toi. 

Je me suis un peu perdue dans le labyrinthe des souvenirs, j'en reviens à ma fiasque de sent-bon. Je l’ouvre et la referme rapidement pour ne pas que la tête me tourne davantage.
Je n’ai jamais su composer avec les demi-mesures mais cette odeur est tellement plus douce à respirer…
avec modération.


mardi 30 avril 2013

Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître...

(Internet en ce temps là…)

En feuilletant mon agenda de l’année 2000, j’ai retrouvé mes login et mot de passe de l’époque OrekaJ’avais souscrit à l’offre gratuite de 6 h/mois qui venait en complément de mon abonnement. En 1999 je surfais depuis chez moi avec un forfait tout compris de 30 h/mois pour la modique somme de 155 fr.
30 h… Dire que j’ai pu un jour m’en satisfaire. 
Qui donc peut bien se souvenir d'Oreka aujourd’hui ?

C’était le bon temps ou pour avoir une connexion Internet bas débit (56 k) merdique/merdeuse, peu stable de surcroît, il était indispensable de ne pas avoir la flemme olympique, de pédaler d’arrache-pied ou d’être proche d’un Lance Armstrong encore inconnu au bataillon du Tour de France, et qu’il accepte de s’entraîner dans le sous-sol pour doper la connexion Internet. Soit…

En 2001 les premiers abonnements illimités arrivèrent sur le marché. J’avais connu ce fournisseur d’accès aux Etats-Unis et j’en étais plutôt satisfaite, dans ce cas pourquoi changer une équipe qui gagne ?  Et même si Bidule France était bien moins performant que Bidule US, qu’importe, je surfais tout de même sur la vague de l’illimité.
Ces forfaits furent les bienvenus, attendus comme le messie par les abonnés et ce malgré un débit riquiqui pas du tout maousse costaud puisqu’il fallait deux bonnes minutes pour ouvrir une page contenant plus de quatre images. Les 30 heures par mois fondaient comme neige au soleil. Je ne vous parle même pas de l’incommensurable galère quotidienne pour se connecter. Trouver LE serveur relevait du parcours du combattant et demandait une patience à toute épreuve, le succès de l’offre dépassant largement les espérances du FAI, il était constamment occupé.
In fine, c’était une offre illimitée plus que limitée, hormis pour les problèmes techniques qui eux, battaient tous les records. Et quand, par chance, la connexion s’établissait enfin il fallait veiller à ne pas rester inactif plus de cinq minutes (apparition des pauses pipi TGV et du sandwich SNCF gobé à la vitesse grand v) sous peine de coupure immédiate. Astuce fourbe mise en place par le FAI afin que tous les abonnés puissent avoir une chance d’accéder à la connexion. Ceux échappant à un Parkinson stade 3, finissaient chauves et/ou atteints du syndrome du cogner-fort-du-poing-sur-le-bureau.

La parade ne tarda pas à arriver. CyberZorro, un ingénieur informaticien (un très fort maticien, d’ailleurs), surgissant d’on ne sait où de la nuit e-toilée et chevauchant fièrement sa monture TornadoNet, nous proposa un logiciel salvateur. Il était fringant, beau comme un freeware, surtout très efficace dans le rôle du simulateur d’activité permanente. IP IP IP houra !

La galère commença alors pour les correspondants qui tentaient de joindre l’abonné d’une ligne téléphonique constamment occupée.

Quelle époque... 




Atmosphère : Bendiou ma pauvre Ginette,  je viens de prendre 12 ans dans les gencives en moins d’deux !



samedi 6 avril 2013

Ma petite madeleine de Proust

Les Castagnoles
Les odeurs nous marquent de façon indélébile et il suffit de bien peu, d’un effluve venant gratouiller nos narines pour que la machine à remonter le temps se mette en route au quart de tour, sans même toussoter.
Un parfum familier, sorti illico presto subito d’un des placards à souvenirs, m’a fait retourner en enfance pas plus tard que tout à l’heure. Je dois ce double salto arrière, vers un passé pas si lointain que ça, à ma voisine qui m’a invitée à assister à la préparation puis à la fabrication d’une gourmandise niçoise que faisaient mes deux grands-mères.

Tradition ancienne, vraisemblablement venue d’Italie comme la plupart des "vieilles" familles niçoises - Le comté de Nice fut annexé à la France en 1860 -, les Castagnoles se dégustent au moment du Carnaval ; en dessert, comme au goûter. Ces petits beignets plus ou moins ronds selon le tour de main et le savoir-faire de chacun, aux arômes délicats de citron et de fleur d’oranger, sont servis tièdes, nappés de miel chaud.
Chaque année,  à la même saison, j'avais hâte d’être à l’heure du goûter. 

Pendant un instant, j’ai eu à nouveau 8 ans… même si nous ne sommes plus en période de défilés carnavalesques.
Nous avons tort de penser que le passé est loin derrière nous. Au contraire, il nous accompagne (ou nous poursuit), il est en nous, d’ailleurs nous sommes nous-mêmes le fruit de ce passé et pour moi il n’y a qu’un seul temps dans la conjugaison, c’est le présent : le présent du passé, le présent du présent et le présent du futur.



(Et il pleut encore. Je vais finir par avoir les doigts palmés !)