Ils sont de retour, extirpés de nos
armoires en urgence et bien en avance, si je me fie au calendrier ! Les
manteaux, doudounes ou parkas, pulls de laine, écharpes ou foulards, parfois
même bonnets, bottes… joues rosies et souffle qui réchauffe les
mains : C'est l'hiver qui nous enveloppe et nous camoufle.
Le ciel est bleu, de ce bleu profond uniquement visible à cette période de l'année lorsque le vent souffle, de ce bleu absolu qui découpe avec précision le relief des alentours. La mer est d'huile. Un soleil timide émerge à peine au-dessus de la colline, à cette heure, il n'est pas suffisamment haut pour tiédir l'atmosphère. Il n’est pas encore huit heures.
Ils sont nombreux dans
ce café, certains sont assis près de la vitre donnant sur la rue principale,
d'autres sont accoudés au comptoir, d'autres encore vont et viennent. Ils papotent,
regardent au dehors, rêvent peut-être, profitent de la chaleur ambiante en
buvant thé, chocolat ou café. Les sourires s'affichent sereins, les paroles et
les gestes sont modérés.Le ciel est bleu, de ce bleu profond uniquement visible à cette période de l'année lorsque le vent souffle, de ce bleu absolu qui découpe avec précision le relief des alentours. La mer est d'huile. Un soleil timide émerge à peine au-dessus de la colline, à cette heure, il n'est pas suffisamment haut pour tiédir l'atmosphère. Il n’est pas encore huit heures.
Image figée d'un moment privilégié avant que ne commence une autre journée marathon. Je suis encore de l’autre côté tout comme ces fumeurs qui arpentent le trottoir, bien emmitouflés dans leurs effets d’hiver. A cet instant précis, le temps est comme suspendu. Juste l'empreinte d'un présent figé dans ce froid glacial (foi de sudiste !). Un arrêt sur image. Je perçois à peine le bruit du vent et au loin, je distingue celui d’un pas approchant que je reconnaîtrais entre mille autres.
Je pousse la porte, m'engouffre dans la cohue. Le contraste est saisissant, presque violent ! Le brouhaha me happe en moins d’une seconde et la chaleur du lieu me surprend. Je me faufile, adresse un sourire ici, un bonjour là, échange quelques mots et m’attable côté vitre. Il commande un café, un thé citron et des croissants.
En fond sonore, Louise Attaque interprète "Arrache-Moi".
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