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lundi 12 janvier 2015

CaricaTués

Je ne suis pas journaliste et je ne lisais pas Charlie Hebdo. Malgré tout, je suis bouleversée, attristée, sidérée, indignée et en colère. J'en ai vraiment gros sur le cœur, tellement que je ne parviens à penser à autre chose qu'à cet attentat, parce que c'est un attentat.
Je connaissais depuis longtemps Cabu, Wolinski et Tignous, un peu moins Honoré. Quant à Charb, ses interventions télévisées lors de l'incendie des locaux du journal en 2011 l'ont fait sortir de l'anonymat.

J'ai souvent pensé qu'ils y allaient fort, trop fort même parfois, mais n'est-ce pas là le propre d'un journal satirique ? Alors la réponse à la satire serait/devrait être... ça tire et ça flingue ?
Je ne comprends pas que dans LE pays des Droits de l'homme - et ailleurs également mais plus particulièrement ici - on puisse assassiner, exécuter des gens pour des idées (fussent-elles insolentes), pour une façon de penser ou d'être (fut-elle arrogante), pour des dessins (fussent-ils provocateurs) qui ne conviennent pas à une doctrine. 
J'ai envie de hurler : "Oh les gars, ce ne sont que des dessins, merde !".

Depuis hier j'entends et je vois dans les journaux télévisés certaines personnes déclamer "Même pas peur, même pas mal !", mots lancés tel un baroud d'honneur en direction des (et en réponse aux) terroristes terrorisants, comme pour se donner de l’entrain et du courage. Et bien je n'ai pas peur... de dire que moi j'ai la trouille, que moi j'ai mal. La trouille, mal pour eux, pour elles, pour vous, pour toi, pour toi aussi, pour moi, pour nos enfants, pour la liberté d'expression et pour le droit de penser.

mardi 23 septembre 2014

Arrête Ton Char Ben-Hur

Depuis quelques jours, mon (venu de nulle part... ou probablement d'ailleurs, en tout cas inconnu jusqu'à ce matin) compteur de commentaires spams, semble s'être affolé, il enfle de façon spectaculaire et cela ne m’enchante guère. 

Aucune popularité subite acquise après une participation à Blog Factor ou à The Blog, ni  le passage fortuit d’un groupe 
transnational de réfugiés cherchant désespérément un abri antiradiations, anti-explosions, anti-enlèvements, anti-etc, au cas où les terrorisants mettraient leurs menaces à exécution. 
Nullement l’ombre d’une communauté de plus ou moins grands fêlés, maîtres dans l’art du hameçonnage, espérant trouver refuge dans un petit coin sans trop d’allées et venues, le temps de ferrer quelque alevin aussi frétillant que manipulable.
 
Bien lui en prit, il ne s’agit pas non plus d’un banc... de sardines désorientées venues s’échouer sur ma p(l)age et en aucun cas d’une batterie de psys avides désirant se pencher attentivement sur mon cas tourmenté.
 

mercredi 16 juillet 2014

Comme Une Grenouille Sur Son Nénuphar

La tête déjà un peu en vacances

Entre envie de bien agir et crainte de mal faire, la nuance est la même qu’entre bonne volonté et mauvaise conscience.

                - NiouConfucius Confusionnée -




vendredi 4 avril 2014

Großen Katastrophen !

C’est malin ! J’ai renversé la totalité du contenu de mon mug de café sur le bureau.
Tellement affairée à catapulter, d’un coup de poignet ultra caféine, le clavier en dehors du périmètre cataclysmique que j’en ai oublié de secourir les dossiers de mon mari.

J’ai devant moi une pile de documents - qui, soit dit en passant, ne devaient pas se trouver là - tellement imbibés qu’ils en sont devenus quasiment illisibles.
Ouille ! Il va me falloir être très diplomate, extrêmement rusée et fine négociatrice...

Je ne suis pas contrariée pour autant, c’était de toute façon du très mauvais café.

mercredi 11 décembre 2013

Je Vide Mon Grand Sac

Deux trousseaux de clés
Une télécommande (bip) pour ouvrir la porte du garage
Un chéquier
Un agenda
Un porte-monnaie aussi lourd qu'une enclume (Et non, je ne suis toujours pas de Marseille !)
Un porte-feuilles-photos-papiers-cartes enfoui tel un magot de pirate
Un paquet de mouchoirs jetables
Mon trésor de stylo plume
Une mini trousse à maquillage de secours
Un petit carnet de notes (coupables ?!) Moleskine à couverture rouge
Une boîte d'Advil™ pour les jours sans
Deux pochettes rafraîchissantes, dernier vestige d’AF
Un tampon périodique un peu malmené (à jeter !)
Deux gris-gris censés porter bonheur
Le Smartphone, à portée de mains, logé dans l'emplacement spécialement réservé aux prises rapides
Lunettes de soleil dans leur étui
Un CD, vieil album de Véronique Sanson
Une profusion de tickets de péages en liasse (à ranger !)
Un baume pour les lèvres
Une grosse barrette pour les jours de grand vent
Une paire de mitaines inutiles ; ce sont mes extrémités qui se gèlent
Un mot doux…
Des listes de courses froissées et oubliées
Un post-it© sur lequel figure un numéro de téléphone sans nom (à vérifier !)
Trois tickets de caisse 
Quelques bonbons à la menthe, un Caranougat
Une brosse à cheveux (Non Messieurs, je ne me coiffe pas en conduisant)
Une clé USB
L’emballage d’une barre chocolatée dégustée il y a... quelques jours
Ah tiens ! Le foulard, disparu depuis une semaine, est là, plié en douze au fond d'une poche...


Hep, docteur Freud ? Et oui, ça tombe encore sur vous !

jeudi 28 novembre 2013

404 Not Found

"Rien n’est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir..." 


Il m'arrive de chercher un mot très longtemps, parfois même toute une journée. Autant que vous le sachiez : j’ai l’idée fixe. Et c’est peu dire…
Il m'agace, me démange, me chatouille et me gratouille. Où ça ? Et bien partout ! Plus je m'énerve et moins je le trouve, sans doute est-il adepte du "suis-moi je te fuis".
Je suis capable d’en perdre le sommeil juste parce que c'est ce mot là que je veux retrouver, lui et pas un autre, forcément moins bien. Je peux également asticoter ma famille durant des heures, tentant de la mettre sur la voie de mon mot via une tactique très spéciale élaborée par un comportementaliste influent, procédé panachant mime, contorsions et dandinements enthousiastes.

Pourtant je ne connais que lui, je l'ai utilisé un nombre incalculable de fois. Le sentant approcher à reculons, manœuvrer dans le but de me faire le coup de l'esquive alors que je le sens juste là sur le bout de ma langue, est encore plus rageant.
Il s’estompe, se dilue, ses contours sont devenus flous, un peu comme un visage que nous ne pourrions plus voir après une trop longue absence. Pour le mot c’est exactement pareil, il s’est fait bouffer par le vague et se cache, tapi au fin fond d’un recoin de mon neurone tout bonnement parce que la liaison neuronale bugge.

J'ai parfois le système d'exploitation faiblard, tout comme je peux multiplier les erreurs fatales mais il est inconcevable que ce soit lui qui puisse avoir le dernier… Mot.

Plus têtu que moi tu meurs ! 

lundi 28 octobre 2013

Goodbye Lou !






Deux de mes titres préférés : 
      Sunday Morning
      Perfect Day


mercredi 16 octobre 2013

Chutt De Mots


Aujourd'hui... en chutt libre.
Au bas mot, jusqu’ici tout va bien.

samedi 5 octobre 2013

Samedi 5 Octobre 2013 - 16 : 47: 50


Pourquoi ne pas noter, de façon plus ou moins anarchique, quelques mots, deux ou trois phrases, de celles que je consigne tous les jours ou presque sur mon carnet ?
Mettre rapidement en forme un petit texte de rien du tout, inconsistant autant qu’inutile… sur le pouce. L’abandonner ici, frêle, futile et malhabile. Laisser s’exprimer l'humeur de l’instant, l’idée et l'émotion à la seconde.
Une sorte d’état des lieux.

Sur le coup ça peut être plaisant. Ou pas. Incohérent, ludique, léger, vif et/ou désinvolte, ça s'envole comme une bulle de savon, ça laisse un petit goût frais, un parfum fugace, un bariolage espiègle. Surtout ne pas relire, garder le brut et l’abrupt.
La spontanéité libère mais comme rien n’est mis en (con)forme, je bloque. Les mots ne s’assemblent pas, les phrases ne se construisent pas et tout reste "en l'état". Insatisfaite, je n'avance pas !

J'ai besoin d'analyser, de comprendre, de tout compliquer, d'analyser à nouveau, de décortiquer. J'hésite, j'écris, j'efface. J'écris à nouveau, je doute et in fine, j’efface tout.

Demain peut-être...

mardi 16 juillet 2013

Retranchée dans la grotte… la squaw

Depuis jeudi, j’erre comme une âme en peine dans une pénombre imposée. La moindre lueur, le plus petit éclat de lumière provoquent une violente douleur oculaire à m’en retourner le cœur et l’estomac. Un accident "domestique" de rien du tout, tout bête comme chou et me voilà obligée de rester bien aux abris, le temps pour mes lésions cornéennes de se résorber.

Assignée à résidence jusqu’à la tombée de la nuit, j’ai la sensation d’être retranchée dans ma grotte pour me maintenir, vaille que vaille, hors d’atteinte d’un prédateur nuisible. Je commence sérieusement à saturer de ses nouveaux horaires de vampire.

Dans l’attente de jours meilleurs, le choix est Cornélien : Ronger plus ou moins patiemment mon os dans un coin, tailler gaiement de beaux silex pour pouvoir mettre le feu à toutes les broussailles dès ma première sortie ou déterrer peaux de bêtes et pinceaux en poils de martre afin d’exprimer mon identité artistique, ornant la tanière de superbes peintures rupestres.

Dans la famille Pierrafeu, vous avez demandé… Wilma ?


mardi 9 juillet 2013

Manque d'R

L'ai. est suffocant, leu.s gestes sont lou.ds et leu.s co.ps enkylosés, Les ce.veaux, eux, semblent engou.dis mais les esp.its s’échauffent da.e-da.e  pou.  un  .apt de place de pa.king ou dans la file, chez le glacie..
Accablés pa. l’éc.asante chaleu., d'aut.es attendent su. la te..asse omb.agée, amo.phes et c.amoisis, l'o.age en déliv.ance. 

A l’ho.izon, tonne..es (pas de B.est !) et éclai.rs nous font un spectacle son et lumiè.e du plus bel effet. Mais .ien ne vient...


Les homa.ds b.etons sont à point !

mercredi 15 mai 2013

Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville


Le temps passe... La vie et le travail nous emportent. Les occupations, les préoccupations, les joies et les bonheurs nous happent.
Nous nous étions pourtant promis de nous revoir, entre filles, comme nous le faisions à Rauba capeù ou sur la Prom’ à la belle saison. Nous pensions nous retrouver devant "mon lycée" Masséna ou à la fac de sciences, avant de partir démonter remonter le temps.

Nous pensions que d’autres occasions se présenteraient, que nous aurions davantage de temps à passer ensemble, encore de nombreux moments à partager. Nous ne nous doutions pas que le temps qu’il restait était à ce point compté.
Pas à quarante ans... non !

La vie est certes belle, oui, mais quelle chienne.


jeudi 11 avril 2013

Mot du jour : Lézard


Les rayons du soleil qui caressent délicatement - comme du bout des doigts - la peau, découverte pour la circonstance… qui réchauffent - comme du bout des lèvres - le visage abandonné et tendu vers le ciel.
Il y a la douceur de l'air après tous ces jours où il a fallu slalomer entre les gouttes, un sourire qui passe et un autre qui s’affiche, les pensées qui vagabondent, le regard qui s'anime.
Il y a une petite musique dans la tête : Ben Harper - She's only happy in the sun.

             C'était la pause déjeuner du jeudi, sous quelques bienvenus rayons de sourire.