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mardi 17 juin 2014

Comptes Défaits

Le week-end dernier j’ai lu Mort d'un banquier : Les dessous de l'affaire Stern, ouvrage écrit par deux journalistes suisses.
Le livre est sans grand intérêt mais captivant tout de même, les auteurs relatent les faits tels qu'ils sont et décrivent les dessous de quelques affaires financières en lien avec Edouard Stern, affaires qui permettent de comprendre un peu mieux le lynchage médiatique de l’époque. 

Je me suis rappelé l’indécence, le grand déballage, les unes de fort mauvais goût, la mise à mort sociale et professionnelle d’un puissant homme d’affaire qui venait d’être la victime d’un assassinat.


C'est l'histoire d'un amour ou du combat peu ordinaire d’une passion dévorante, mené à la manière d’une corrida. Un beau jour arrive l’estocade, s’ensuit le coup de grâce. Au banquet de la mise à mort, un soir, Thanatos s’est invité à la table d’Eros.
Un brin d'Eyes wide shut dans cette sordide affaire ; la soumise (égocentrique érotomane - ? -) dompte son Maître (pervers narcissique manipulateur - ? -) et le tient par on ne sait quels bouts. Si, on sait : le plume et le flingue.

Alors… pouvoir, argent, sexe… Latex et bain de sang ? Apparemment oui puisque la justice met K.O. la thèse d’un éventuel complot politico financier.
Une chose est sûre, nous étions bien loin d’un conte de fées et l'addition fut salée.
"On achève bien l’étalon" dirait quelqu’un que je connais. Pas pire, sans doute, que de mourir d’un accident de masturbation


(Rappel des faits >>> ici <<<)

samedi 9 mars 2013

La septième vague

En entrant dans cette librairie mon regard fut tout de suite attiré par deux livres posés négligemment sur le coin d’une tablette. J’ignore pourquoi mes yeux se sont portés sur ces deux petits bouquins de la collection Poche, disposés l’un sur l’autre et dont je ne distinguais même pas les titres.
Sans doute attendaient-ils d’être rangés sur le rayonnage adéquat, peut-être languissaient-ils d’être repris par un futur lecteur qui les aurait abandonnés là, le temps de dégoter d’autres trésors. Ils se trouvaient pourtant à l’extrémité droite de la boutique, à l’opposé de l’endroit où moi je me trouvais, tellement plus proche de dizaines d’autres ouvrages à portée de main.
Je suis partie en quête de quelques éventuelles futures lectures, déambulant une bonne demi-heure parmi des centaines de livres de catégories différentes, conseillée par un libraire "habité" par sa passion. En vain, rien ne m’a dit.
J’ai fini par m’approcher de mon attirance première, j’ai saisi rapidement les deux livres sans en lire le résumé mais en sachant tout de même qu’il s’agissait du tome 1 et de sa suite, de peur qu’on me les prenne. 


Le premier tome, Quand souffle le vent du Nord, est le récit d’une romance épistolaire entre Emmi et Léo, entrés en contact grâce à un mauvais acheminement de mail. Heureux hasard. Leurs échanges deviennent vite addiction mais la relation repose sur trois principes : jamais de rencontre, pas de "chair", pas d’avenir. Aucuns possibles.
J’ai été emportée par le premier tome, par cette véritable petite pépite de bonheur, d’illusion d’absolu et pressée de retrouver leurs échanges, je me suis hâtée d’entamer le second. La septième vague a été bue à son tour comme du petit lait, savourée avec plaisir et non sans une émotion certaine… 

L’auteur nous entraîne dans les affres de la communication à l’ère de l’Internet, prises à contre-courant puisque, ici, contrairement à l’idée que la plupart de nous s’en fait, Léo et Emmi ne portent pas de masque, il n’y a pas de place pour le mensonge et leur relation est bien réelle.  
J’ai adoré l’approche psychologique plutôt fine ainsi que quelques belles maximes que j’aurais aimé écrire. 

Ces deux petits livres sont en bonne place, toujours à portée de vue, je les feuillette souvent, j’en relis quelques passages de temps en temps mais je ne me résous pas à les remiser.




"La mer est calme. Son miroir scintille, le soleil est aveuglant. Je n'attends rien. Tout est là, tout suit son cours. Pas de changement en vue. Calme plat. C'est plus facile à vivre. Tout du moins cela facilite le sommeil"

"Pour vivre sur une mer tranquille il faut être fait pour cela. Certains vivent le calme plat comme une paix intérieure, d'autres comme un marasme sans fin".  



          Daniel Glattauer - La septième vague