mercredi 29 janvier 2014

T'as Pas Face-Bouc ?

À une époque pas si lointaine, ceux qui n’avaient pas  MonEspace, étaient considérés comme des sous-développés. On s’apitoyait sur leur sort ici, on les méprisait là, un peu comme s’ils vivaient sur une autre planète, la planète Plouc, celle où on regarde encore de vieux épisodes de Ma sorcière bien aimée tout en dégustant des Chocorève.
Mais comment pouvaient-ils résister à une interconnexion avec le reste de la galaxie ? Des millions – au moins - d’inconnus n’attendaient qu’une chose ; être présentés les uns aux autres… derrière l’écran de leur ordinateur.
   - Quoi ? T’as pas de MonEspace Niou ?
   - Heu… non ! Pourquoi ? C’est grave ?
   - Ça craint tu veux dire ! MonEspace c’est le top
   - C’est surtout pour les musiciens
   - On est tous un peu musiciens non ?
   - Hmm… je ne crois pas non. Tu veux que je te joue un petit air de banjo histoire de te montrer mes talents ? 

L’engouement finit par passer (ça passe toujours à plus ou moins brève échéance) et arriva le raz-de-marée Face-BoucMonEspace devint alors le top de la ringardise. Face-Bouc, ce tout à coup formidable réseau social qui te relie à tes amis-pour-la-vie était désormais THE new place to be, comme disent les adeptes de la branchitude. Encore à ce jour, "si t’as pas Face-Bouc, t’es un pedzouille !". 

    - T’as pas Face-Bouc Niou ?
    - Non
    - Comment c’est possible ?
    - Et bien tu vois, ça l’est
    - Lien, communication, échange, partage… Réseau social quoi. Tu vois ?
    - Je vois oui mais la communication, l’échange et le partage je les trouve autrement et ailleurs. Tout comme mon "réseautage social". J’ai déjà du mal à "entretenir" un blog…
    - Viandeo alors… ? 
    - Non plus. 
    - Quoi ? T’es pas sur Viandeo non plus ?
    - Non je te dis ! 
    - Ça craint professionnellement. Tu fais un métier de communication ma vieille, tu te dois d’y être !
    - … 
    - Mais… T’as Twittstar au moins ? Hein ? Dis-moi que tu as Twittstar
    - Oui ! Mais je suis toujours un peu en phase de test et je n’ai que deux abonnés qui se sont sans doute sentis obligés de… donc, c’est comme si c’était non !
    - Niou tu es désespérante. Twittstar c’est le nec plus ultra, même Demi Moore et Asthton Kutcher y sont. C’est de la vraie vraie convivialité, un réel réel outil de partage… 
    - Hmm hmm… Quel est l’intérêt de savoir que Demi a mangé une pomme et que Ashton tond la pelouse mais plus celle de Demi ? 
    - Si t’as pas Face-Bouc ni Viandeo et que t’es pas active sur Twittstar, c’est terriblement terriblement embêtant
    - Tiens, te voilà devenue bègue. Attention à la lobotomisation spontanée, "ma vieille" : Face-Bouc, Viandeo, Twittstar à forte dose, tu vois, ça peut craindre !



lundi 6 janvier 2014

Question Epineuse

Tout à l’heure, lors de ma pause-café à la brasserie du coin j’ai, bien malgré moi, assisté à un étrange ballet digestif orchestré sans la moindre gêne mais... en parfait synchronisme, il faut bien l’avouer, par deux hommes accoudés au comptoir.

Messieurs, si je peux me permettre de mettre les pieds dans le plat la timbale des bijoux de famille, ce n’est pas parce que vos bras ont la bonne longueur qu’il faut en profiter pour vous gratter >><< à tout bout de champ et en public.

Mais que peut-il bien se passer d'extraordinaire (ou pas) dans le string kangourou de certains hommes ? 
Je me le demande ! Et j’ose vous le demander…

vendredi 3 janvier 2014

Lutte Anti Résolutionnaire

Comme il est de coutume au début de chaque an nouveau, après avoir fait le bilan de fin d'année, voici venu le temps d'énoncer ses résolutions pour les douze prochains mois. Chacun y va de ses décisions sans aucun doute sincères au moment où elles sont pensées puis formulées. Les bonnes résolutions ne manquent pas, il est facile de décider d'en prendre ou de se persuader qu'il nous sera possible de le faire, plus compliqué est de les tenir par contre, la nature humaine troublant souvent toujours bonnes volontés et meilleures intentions.

Comme je suis un peu longue à la détente, en particulier en ce qui concerne les sujets ne me passionnant pas outre mesure, j'en suis encore à pinailler, à finaliser et à tenter d'équilibrer mon bilan de fin d'année. Actif, passif, pertes et profits... Alors pour ce qui est de mes résolutions, je n'y ai pas encore réfléchi et je ne compte pas me pencher sur le sujet plus que ça. J'ai suffisamment d'idées en tête en ce moment pour éviter de venir y ajouter des trucs-bidules-machins juste faits pour me démantibuler le neurone.
Cependant, afin de ne pas passer pour une mégère non apprivoisée, j'ai tout de même consenti à faire un effort... A l'aube de la nouvelle année j'ai donc choisi d'us et coutumer comme une majorité et je la prends cette maudite résolution ! Oui, une seule mais une que je me sais capable d'honorer. Cela m'évitera de décevoir et de me décevoir en ne respectant pas les engagements pris.
Ma résolution unique et principale sera donc : de ne pas en prendre !

Cela me paraît être une excellente solution si je m'en réfère au peu d'évolution que je me sens d'opérer à ce jour. Non pas que tout soit impeccable dans ma vie, j'ai un de ces ménages à faire dans le plat de spaghetti qu'est mon cerveau, si vous saviez... Tout est perfectible, surtout moi d'ailleurs.
Je m'octroie simplement le privilège d'agir en électron semi libre, semi libre parce que j'ai une famille, elle compte et j'en tiens compte. Si j'ai besoin d'agir en vue d'une éventuelle conversion cela se fera au moment propice et sans planification. Pas de contrat moral passé avec moi-même, pas de promesse non plus, pas plus que de serment, ni d'engagement. J'étudierai le sujet au fur et à mesure, mettrai un pas devant l'autre, gravirai marche après marche et poserai mes jalons. Je ne veux plus tirer de plan sur la comète, plus vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, plus me faire de fausses idées ou de fausses joies, je ne veux plus décevoir ni être déçue. Je veux pouvoir continuer à vivre, donner, apprécier, apprendre, connaître, aimer et partager.

2014 sera-t-elle l'année de tous les bonheurs ou de tous les dangers, de l'avancement ou de l'ankylose, du renouveau ou du pédalage dans la choucroute ? Je l'ignore, je ne suis pas devin... Une chose est sûre :

Elle sera.


Bonne et heureuse année à vous !

lundi 23 décembre 2013

Lundi 23 décembre 2013 - 23:12:13

La course de fond des semaines passées et le sprint final pas piqué des hannetons de ces trois derniers jours, sont bel et bien finis !
Les cadeaux sont enfin dans la hotte du Père-Noël, l’étoile sur le sapin, le sapin décoré, les menus organisés, les courses quasi terminées, les truffes maison dans mon estomac, la bûche dans la cheminée, les autres encore chez le pâtissier…
J’ai même pris le temps de poser en Mère-Noël pour le calendrier de l’association pour la défense de l'identité régionale du pan-bagnat Nissarte. C’est dire.

Ce soir je sature et je n’ai plus qu’une envie : prendre la poudre d’escampette, me réfugier au calme de mon paradis, au coin d’un bon feu alors qu’au dehors, à 1800 mètres d’altitude, la tempête de neige fait rage. 

Nous sommes à quelques encablures de la veillée de Noël, je n’aurai sans doute plus l’opportunité de passer par ici avant quelques jours. Profitant d’une dernière pause avant le tourbillon qui me happera d’ici peu, je vous souhaite un heureux Noël. 
Prenez soin de vous…

dimanche 22 décembre 2013

22 ! V'la Cerbère... Ou Choupette ?

Quelques rêves bizarres, dont il ne me restait qu'un vague souvenir au réveil, sont venus hanter ma nuit. Si je suis bien incapable de parler de la majorité d'entre eux faute de matière, en revanche, je me rappelle plus particulièrement et avec précision le contenu plutôt singulier de l'un : Un caniche royal beige à pompons, installé en équilibre précaire sur la table de chevet, me regardait dormir d'un air bêcheur et soupçonneux. 

J'ose espérer qu'il ne s'agit pas là d'un rêve prémonitoire qui verra un Père-Noël bien mal intentionné m'apporter un caniche empaillé transformé en lampe de chevet !

jeudi 19 décembre 2013

Le Père-Noël C’est Vraiment Que Pour Les Enfants

Chaque année, la semaine précédant Noël voit la chimie de mon cerveau se modifier au point de déclencher, entre autre, une étrange frénésie pâtissière. Cette année, outre la fabrication de truffes, de fruits déguisés, de biscuits suédois et autres sablés, j’ai eu envie de faire les bûches qui viendront clore le repas de Noël. Juste pour le plaisir de les faire et d’annoncer : "C’est moi qui les ai faites !".

Pour une belle réalisation il est essentiel de réussir la génoise ou, dans mon cas, son frère jumeau, le biscuit joconde. Il doit rester souple afin d’éviter qu’il ne se brise au roulage.
Rien de bien ardu pensais-je, j’en ai vu d’autres, j’ai fait des dizaines de gâteaux roulés et ce biscuit, je vais le faire les yeux fermés, j’en suis certaine !
Je trouve deux recettes de chefs pâtissiers, demande quelques avis de-ci de-là et forte des différentes astuces de chacun, je passe en mode création. La recette de la bûche de Nicolas Bernardé me parait plutôt pas mal, elle semble simple à réaliser et, ce qui ne gâche rien, elle a une belle tête. Tout du moins sur le papier…
Banco ! Ce sera donc celle-là, quitte à varier les arômes pour la rendre plus digeste après un long et copieux repas.

Je prépare le biscuit, l’enfourne et le temps de sa cuisson je m’occupe de la crème au café ainsi que du concassage des noisettes préalablement torréfiées. Vingt minutes plus tard le biscuit est enfin cuit et le verdict tombe : tout comme la bûche sur la photo, il a une belle tête : Ni trop blanc, ni trop brun. À point. Certes, c’est une tête de pas-bien-terminé mais quoi de plus normal à ce stade de la recette ?
J’imbibe copieusement le biscuit de sirop, j’étale la crème sur le biscuit, la parsème des noisettes concassées… et je roule. Enfin ! La merveille (si, si, j'y tiens) n’a plus qu’à reposer quelques heures au réfrigérateur, gainée serré dans son papier sulfu pour éviter tout affaissement inconvenant. Viendra ensuite le moment du tartinage décoratif.
Cette ultime étape est rapide et le dessert-beau-comme-un-camion, s’étant tout de même légèrement avachi entre temps, repart illico presto au frais pour parfaire sa tenue. Pendant ce temps-là, fière de ma réalisation, je téléphone à la terre entière pour annoncer, un peu trop tôt, la bonne nouvelle : "Il est né le divin enfant et il est… presque parfait".

Préoccupée par le casse-tête des menus à élaborer, des listes de courses à faire et des cadeaux à terminer, la bûche m’était complètement sortie de l’esprit jusqu’à ce que parvienne, du fin fond de la cuisine, le bruit d’un remue-ménage inhabituel à l’ouverture du frigo du dimanche. Des éclats de rires fusent… ça glousse, ça piaille, ça chuchote et arrivent les mots qui tuent :
    - "Mais c’est kloug ! Regarde, maman a fait kloug !".

Amusée
Mortifiée, j’ai rajouté en gros et en rouge sur ma liste : Commander les bûches.

lundi 16 décembre 2013

Il Est Urgent De Prendre Le Poisson-Vache Par Les Cornes

Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, si nous n’agissons pas rapidement en instaurant une restructuration profonde du secteur de la pêche industrielle, tous les poissons pourraient avoir disparu de nos océans d'ici à 2050. 

Je propose donc dès aujourd’hui :
- de réglementer l'ouverture des bars 24 h/24, les restaurants japonais (heu...), la pêche sportive en 
douzième signe du zodiac zodiaque, les chats devant les aquariums, l’usage intensif du loup pendant le carnaval de Venise,
- de relâcher maquereaux et morues en captivité,
- de flatter le flétan Groenlandais,
- de dégager la Sardine qui bouche l’entrée du port de Marseille,
- de supprimer le premier avril,
- de punir les pécheurs au sourire sardonique pour qui thons et cageots sont à mettre dans la même bourriche,
- de surgeler, sur le champ, le Captain Iglo et consorts.


Dialogue De Sourds Au Royaume D’une Borgne


Souvent aucun mot ne vient, juste l'envie de regarder, toucher, savourer.
Un désir muet…

Parfois les silences sont paroles bruissantes dans le jardin secret. 

vendredi 13 décembre 2013

Chaud Chocolat

Un  carré (de) blanc s'impose... il me semble.

Des formes généreuses nappées d'un chocolat sensuellement onctueux à mettre l'eau à la bouche de la fontaine de Trévi, la musique langoureuse 
de Michel Polnareff à faire fondre l'acier de la Tour Eiffel en moins de deux... De quoi rendre chocolat les (a)mateurs les plus sensibles.
Le chocolatier Suchard passe à l'offensive et s'offre une pub "Le chocolat ce n'est pas que pour les enfants", associant plaisir du chocolat et plaisir charnel.




La version avec la sémillante Cigarette Russe :




Et la marmotte, elle, elle continue de mettre son petit chocolat dans le papier alu... ?

jeudi 12 décembre 2013

Hoh Oho...

Je ne sais pas si je fais bien de ne plus croire au Père-Noël. Sincèrement, avec un tel retard accumulé pour les derniers premiers préparatifs, entre les cadeaux dont j’ai une idée plus que vague (à trois exceptions près) et l’organisation de deux repas pour un bataillon de gros mangeurs, j’aurais grand besoin d’une intervention mythique, voire divine…

Si deux ou trois lutins, en provenance de
Rovaniemi à destination du spot de surf de Bells Beach
, venaient à passer par là, sachez que je ne suis pas contre un coup de main efficace… et bien placé : Mains baladeuses s'abstenir !