lundi 30 septembre 2013

Rien Vu, Rien Entendu & Muette Comme Une Carpe

[…]

    - Il est pénible je t'assure, constamment sur les nerfs, désagréable au possible, y compris avec les enfants, il fait tout pour me faire ch%*#. Et radin en plus de ça ! Non vraiment j’en peux plus là ! Tu sais pas c’que c’est toi d’avoir un mari comme le mien (Heureusement ! Je me serais carapatée depuis belle lurette avec les enfants, le chien, le poisson rouge, le hanneton, le service en porcelaine de la tante Jeanne, les verres en cristal de mémé Pauline, la ménagère en argent du mariage… et sa voiture). En plus il ment comme un arracheur de dents (Normal, il est dentiste) et même si je le confonds, il continue à nier. Ça m’horripile.
   - Attends, calme-toi, respire, on va s’asseoir un moment ok ? Tu me donnes le tournis à gesticuler comme ça.
    - L’engueulade de ce matin est la goutte d’eau qui fait déborder mon vase. Je t’assure, j’ai eu des dizaines de fois l’envie de le tuer, mais cette fois je sens que… ! 
    - Tu sens que... quoi ?
    - Dis-moi… Toi qui as toujours de bonnes idées… T’en aurais pas une là… ? (Gloups)
    - Moi ? Des bonnes idées ? Pour le zigouiller mes idées ?! Sérieusement ?… Non ! 
   - T’es bête ! Non pas pour le zigouiller, pour faire évoluer ma situation, pour me donner le courage de le planter ou je ne sais pas moi… trouve
    - Mais t’es une malade, tu m’as fichu une de ces trouilles ! … "Le planter" ?

[…]



Voici un extrait des propos échangés ce matin avec une de mes partenaires de café/sport/papotage. 
Cette petite méprise a tout de suite fait naître une idée humoristico-criminelle, ladite idée amenant la question suivante : Comment réussir  à faire passer un meurtre avec préméditation pour un crime passionnel ?

dimanche 29 septembre 2013

Après Moi Le Déluge


L’orage gronde, des éclairs par dizaines zèbrent le ciel ; Le déluge s’abat une nouvelle fois. Les bourrasques de vent projettent des trombes d’eau sur les baies vitrées, par saccades. Les terrasses sont inondées, les tuyaux d’évacuation ont bien du mal à absorber le débit d’entrée. Il fait quasiment nuit, un rideau de pluie masque complètement l’horizon. La sirène des pompiers retentit au loin. C’est apocalyptique.

Le vacarme est tapageur, j’ai du mal à entendre les quelques notes de Folk arrivant en fond sonore d’un coin du salon. J’ai tout autant de peine à percevoir la voix habitée de Damien Rice : "Cold Water", aujourd’hui, la bien nommée.
Pieds nus, je foule le tapis, j’arpente la pièce pour me réchauffer. Il faisait si doux il y a à peine quelques minutes… Je finis par me recroqueviller sur le canapé, songeuse, lovée dans mon plaid favori. J’attends le retour de ma petite famille que je sais bien à l’abri. Quiète et songeuse. L’instant est petite bulle de sérénité.

À l’extérieur les éléments se déchaînent, la pluie, le vent et la mer se démènent. Le contraste est saisissant : Alors qu’au dehors c’est le grand chambardement, au-dedans l’ambiance est feutrée, le calme accompagne l’heure du goûter. 
Le grand mug de chocolat chaud est posé sur la table basse juste à côté de la coupe de fruits et de la boite de macarons de Boulay. Mon péché mignon. Enfin... un parmi tant d’autres ! Je picore quelques grains de raisin par ci, je grappille un macaron par là.
Prise en flagrants délices…

Je suis tombée, je crois, dans une faille spatio-temporelle et ne cherche absolument pas à en sortir. Je ne veux surtout pas, j'aime cet entre-deux qui me permet de ne pas avoir à penser au reste...


samedi 28 septembre 2013

Demain J’enlève Le Bas !

{Yesterday, all my troubles seemed so far away...}


Les hauts existent pour faire oublier les bas et les bas, pour apprécier les hauts. Les sommets ne sont jamais assez hauts et les abîmes toujours trop profonds.
L'électrocardiogramme de mes émotions n'est jamais plat, contrairement à mon electro-encéphalogramme !
       
             C’est bon signe non ?



Petite note rapide, "déclenchée" par un article de Gilsoub

vendredi 27 septembre 2013

Pour Les Hommes Qui En Ont


En portant des jeans aussi serrés n’avez-vous pas peur de vous faire sauter la cervelle de flinguer vos testicules ?

(Les femmes peuvent aussi donner leur avis, évidemment)

mardi 24 septembre 2013

Crabite Aigüe A Légère Tendance Hélicoïdale


Il y a des jours où, dès le réveil, je vois se dessiner rapido-presto l’esquisse de ce que sera le déroulement du reste de ma journée.
Aujourd'hui n’échappe pas à la règle du je-l’ai-sentie-venir-dès-potron-minet LA journée contrariante. (Je te l'avais bien dit)
À bugs. 
"Bugsante" comme on les aime.
Heureuse de constater tout de même que mon flair légendaire ne s’est toujours pas carapaté depuis mes quarante ans ! Si vous saviez, on m’en a dit tellement sur cette quarantaine… Mais passons, ce n’est pas le sujet du jour, il fera l’objet d’un autre débat et d’un nouvel article d’ici quelque temps. Ou pas ;-)

Tout, ou presque, va de travers. Comme un crabe, j'avance de guingois. De guingois et lentement, forcément. N'y aurait-il pas un brin d'escargot dans ce crabe là ? 
Peut-être ai-je tout simplement une difficulté temporaire à évaluer les choses et les situations. Le genre humain m’étonnera toujours.
Peut-être aussi que mon GPS interne s’est mis en tête, vendetta et honneur de la famille obligent, de me faire tourner en bourrique, juste aujourd’hui. Justement aujourd’hui.
Bref, je fais un CDL : Complexe De la Langoustine - du 24 septembre - qui serait à mi-chemin entre le Complexe du Homard qui touche plus particulièrement les ados et celui de l’Ecrevisse, apparaissant, paraît-il, bien plus tard chez les femmes ados très très attardées ou chez les "jeunes" quadras. Ce qui parfois, revient au même.

Paradoxalement et à mon grand étonnement, je me sens l'âme d'un moine bouddhiste. Enfin… presque.

Et cette image que j'essaie en vain de supprimer... Han !!


lundi 23 septembre 2013

A Géographie Variable


- Quelqu'un connaît-il Dublin ?
- C'est en Allemagne ça non ?
- Ma foi non, mais bon...
- Non ? Je confonds peut-être avec une autre ville
- Oui, aucun doute, tu penses à Berlin
- Ah oui c'est ça, Berlin ! Feu le mur, les boules et tout le toutim
- Les boules ? Quelles boules ?
- Les beignets. C'est super bon les boules de Berlin
- ... Connais pas... je ne suis pas très beignets, je préfère les tartes. Et Dublin c'est en Irlande
- Mais qu'est ce que tu peux bien aller ficher en Irlande ?
- Je ne vais pas en Irlande puisque je pars à Oslo
- Hum... Tu vas encore flirter avec un Suédois toi
- Un Suédois ? Quelle drôle d'idée
- Ben oui, si tu vas à Oslo, autant joindre l’utile à l’agréable. Et puis, les Suédois sont beaux...
- Ben non ! Oslo c'est en Norvège. Stockholm, par contre, c'est en Suède !
- Oui, enfin, c'est du pareil au même
- Ah pas du tout ! Va donc dire à un Norvégien qu'il est Suédois toi...
- Tu as quelqu’un à voir... en... là bas ?
- A ton avis ? Oui. Dans le cas contraire je n’irais pas
- Effectivement. Et Dublin alors ?
- Quoi Dublin ?
- Ben pourquoi tu demandes si quelqu'un connaît Dublin ?
- Parce que… Ah bravo ! Tes inepties géographiques ont affolé ma boussole et ont fini par faire perdre le nord au fil de ma pensée
- Tu chipotes : Dublin, Berlin, Norvège, Suède, c’est du pareil au même tout ça.
- J’ai du mal à croire ce que j’entends. Dis-moi… Il était compétent beau ton prof de Géo ?
- M'en parle pas, il était vieux, moche et complètement à l'ouest
- Je veux bien te croire...

mercredi 18 septembre 2013

(In)Culture & (Dé)Confiture #1


Pour les Cht’is/Marseillais à Las Vegas, à Mykonos, à Ibiza, à Hollywood, à Pétaouchnok,
Pour les Cht’is/Marseillais qui font du ski, de la trottinette sur gazon et de la tondeuse Moldave,
Pour les participants de Loft Story, de Secret Story, ceux de L'Île de la tentation, d’Opération séduction,
Pour Greg le millionnaire, Marjolaine et les Millionnaires, pour les participants de L'amour est dans le pré, de L’amour est aveugle et ceux de Qui veut épouser mon fils ?
Enfin… pour Les Anges de la téléréalité, etc. (Merci Wiki !) :

-  Le pendule de Foucault n’est pas un jeu télévisé,
Nyctalope n’est pas une injure misogyne,
-  Un parallélépipède n’est pas un canard de la deuxième période géologique du mésozoïque,
-  L’hypoténuse n’est pas un cheval malingre, Pythagore n’est pas non plus un boucher grec,
-  Le bain-marie n’est pas un jacuzzi virginal à Lourdes,
-  La chasse à courre n’est pas un speed dating,
Abemus papam n’est pas un cri choral poussé, à leur naissance, par des jumeaux à la vue de leur père,
-  La Volga n’est pas un alcool fort,
-  "Multiracial" et "pluriculturel" ne se rapportent pas à un club échangiste,
-  La grande ourse n’est ni brune, ni polaire,
-  Un intermezzo n’est pas un fromage italien,
-  La pyramide de Ponzi ne se trouve pas en Egypte, ni la chapelle Sixtine à Las Vegas,
-  Le Téléthon n'est pas le poisson présentateur vedette de Chasse, pêche et traditions.

Suite au prochain numéro... 


lundi 16 septembre 2013

La Grande Lessive

En avance d’une bonne demi-heure, j’attends patiemment, assise sur un banc face à la mer, que le temps veuille bien passer, que "mon" heure l'heure de mon rendez-vous veuille bien arriver.
J’observe le ballet de deux balayeuses de voirie qui astiquent méthodiquement,  bruyamment, l’une la chaussée et l’autre la section de trottoir se trouvant à ma gauche.
J’assiste alors, pensive, à la disparition de quelques feuilles mortes, au décapage des souillures de la veille… jusqu’à l’effacement total de l’empreinte invisible de mes derniers pas sur le passage protégé. Bientôt viendra le tour des miettes de mon croissant, elles aussi disparaîtront définitivement, comme par enchantement.

Tout est effacé, balayé, absorbé par les rotobrosses mange-tout, aspirés par les flexibles suceurs et lessivés par les jets d'eau haute pression. C’est une véritable purification municipale… Les engins font place nette, éliminent. Tout :  les traces douteuses, les erreurs de trajectoires, les mauvais souvenirs, les peurs incrustées comme les regrets poisseux. 
Les senteurs marines et la bonne odeur du café fraîchement torréfié ont laissé place au parfum de synthèse d’un puissant détergeant. Dommage !

Ça semble si simple et tellement fulgurant. Quelle aubaine ce serait pour nous d’avoir la possibilité de faire aussi rapidement "peau neuve", de détruire, éliminer, gommer, laver, détacher, purger comme par magie et ponctuellement ce qui nous pollue la vie.

Je ne serais pas contre un rapprochement-tout-contre régulier - néanmoins silencieux et inodore - avec un de ces gros ramasse-miettes !

vendredi 13 septembre 2013

Sans Coeur Et Sans Reproche


Après avoir erré un certain temps à la recherche de la boutique imposée par le professeur de danse de ma fille, après avoir projeté de le tuer une bonne demi-douzaine de fois pour cette obligation et autant pour m’avoir transmis une adresse erronée ; ledit magasin est, in fine, à l’autre bout de la ville...
Après avoir "traîné" dans la direction opposée une Lilounette râleuse, fatiguée de marcher, fatiguée d’avoir chaud, mal aux pieds, faim, soif... j’ai vu comme un véritable miracle une table disponible à la terrasse ombragée d’un glacier sur le port. Nous avons pu enfin nous poser un moment, impatientes de déguster notre péché mignon du jour : une énorme glace tutti frutti.

A notre droite se trouvait un couple avec deux adorables bambins d’environ six/sept ans, des jumeaux, blonds comme les blés. De ces enfants au visage d'ange que l’on ne peut imaginer autrement que doux comme des agneaux.
Je n’ai pas prêté une attention particulière à ce qu’ils disaient mais même sans oreilles je n’aurais pu éviter d’entendre le dialogue qui s’instaurait :
      - Toi tu le tiens et moi je l’assomme
      - Je veux l’assommer moi et puis lui écrabouiller la tête aussi !
      - Non, tu lui écrabouilles pas la tête, tu la lui coupes et après tu lui arraches les pattes
      - Oui ! Toutes les pattes !
      - Et après moi je le coupe en morceaux, des petits morceaux.

Je ne me souviens pas avoir été aussi barbare, ou alors à l’insu de mon plein gré. Bien sûr il m’est arrivé de zigouiller deux ou trois moustiques zélés susceptibles de mettre le souk dans ma formule sanguine, quelques fourmis ou mouches envahissantes... Et un gros scorpion cet été. Je n’ai jamais été cruelle, ni envers les Hommes (Il m’est pourtant arrivé d’avoir de sacrées envies de meurtres), encore moins envers les animaux.

Hier, j’aurais volontiers secouru l’insecte assommé, torturé et découpé en mille morceaux par deux petits monstres, pour le remplacer par le professeur de danse autoritaire et acariâtre de ma fille. En plus de toutes les atrocités infligées et subies, il aurait été haché menu. 


J’ai du être serial killeuse dans une autre vie... ou bouchère charcutière.

jeudi 12 septembre 2013

Politiquement correct #4

(Petit clin d’œil aux deux seuls Dotcleariens recensés qui supportent régulièrement mes inepties bloguesques)


On ne dit pas : "C'est le drame, elle rame à contre-courant sur cette plateforme pour débutants" mais "Elle n’a pas la chance d’être propulsée par Dotclear".