vendredi 13 septembre 2013

Sans Coeur Et Sans Reproche


Après avoir erré un certain temps à la recherche de la boutique imposée par le professeur de danse de ma fille, après avoir projeté de le tuer une bonne demi-douzaine de fois pour cette obligation et autant pour m’avoir transmis une adresse erronée ; ledit magasin est, in fine, à l’autre bout de la ville...
Après avoir "traîné" dans la direction opposée une Lilounette râleuse, fatiguée de marcher, fatiguée d’avoir chaud, mal aux pieds, faim, soif... j’ai vu comme un véritable miracle une table disponible à la terrasse ombragée d’un glacier sur le port. Nous avons pu enfin nous poser un moment, impatientes de déguster notre péché mignon du jour : une énorme glace tutti frutti.

A notre droite se trouvait un couple avec deux adorables bambins d’environ six/sept ans, des jumeaux, blonds comme les blés. De ces enfants au visage d'ange que l’on ne peut imaginer autrement que doux comme des agneaux.
Je n’ai pas prêté une attention particulière à ce qu’ils disaient mais même sans oreilles je n’aurais pu éviter d’entendre le dialogue qui s’instaurait :
      - Toi tu le tiens et moi je l’assomme
      - Je veux l’assommer moi et puis lui écrabouiller la tête aussi !
      - Non, tu lui écrabouilles pas la tête, tu la lui coupes et après tu lui arraches les pattes
      - Oui ! Toutes les pattes !
      - Et après moi je le coupe en morceaux, des petits morceaux.

Je ne me souviens pas avoir été aussi barbare, ou alors à l’insu de mon plein gré. Bien sûr il m’est arrivé de zigouiller deux ou trois moustiques zélés susceptibles de mettre le souk dans ma formule sanguine, quelques fourmis ou mouches envahissantes... Et un gros scorpion cet été. Je n’ai jamais été cruelle, ni envers les Hommes (Il m’est pourtant arrivé d’avoir de sacrées envies de meurtres), encore moins envers les animaux.

Hier, j’aurais volontiers secouru l’insecte assommé, torturé et découpé en mille morceaux par deux petits monstres, pour le remplacer par le professeur de danse autoritaire et acariâtre de ma fille. En plus de toutes les atrocités infligées et subies, il aurait été haché menu. 


J’ai du être serial killeuse dans une autre vie... ou bouchère charcutière.

4 commentaires:

  1. J'aime bien votre comparaison de ces chères têtes blondes avec des agneaux...
    Vous auriez du les faire taire...
    J'aimerai poursuivre cette conversation mais j'ai un vieil ami pour le dîner...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les faire taire ? Me mêler de leur terrible boucherie ? Vous n'y pensez pas... Avec les têtes de psychopathes qu'avaient leurs parents, ça ne risquait pas ! Je n'avais aucune envie de finir en pot-au-feu ou en blanquette. Pire, en chipolata grillée sur le barbecue du dimanche :-)).

      Supprimer
  2. Des petits agneau, avec une bonne sauce aux champignons ;-)

    RépondreSupprimer