L’orage gronde, des éclairs par dizaines zèbrent le ciel ;
Le déluge s’abat une nouvelle fois. Les bourrasques de vent projettent des
trombes d’eau sur les baies vitrées, par saccades. Les terrasses sont inondées,
les tuyaux d’évacuation ont bien du mal à absorber le débit d’entrée. Il fait
quasiment nuit, un rideau de pluie masque complètement l’horizon. La sirène des pompiers retentit au loin. C’est
apocalyptique.
Le vacarme est tapageur, j’ai du mal à entendre les quelques
notes de Folk arrivant en fond sonore d’un coin du salon. J’ai tout autant de peine à percevoir la voix habitée de Damien Rice : "Cold Water",
aujourd’hui, la bien nommée.
Pieds nus, je foule le tapis, j’arpente la pièce pour me
réchauffer. Il faisait si doux il y a à peine quelques minutes… Je finis par me
recroqueviller sur le canapé, songeuse, lovée dans mon plaid favori. J’attends
le retour de ma petite famille que je sais bien à l’abri. Quiète et songeuse. L’instant est petite bulle de sérénité.
À l’extérieur les éléments se déchaînent, la pluie, le vent et
la mer se démènent. Le contraste est saisissant : Alors qu’au dehors c’est
le grand chambardement, au-dedans l’ambiance est feutrée, le calme accompagne l’heure du goûter.
Le grand mug de chocolat chaud est posé sur
la table basse juste à côté de la coupe de fruits et de la boite de macarons de Boulay. Mon péché
mignon. Enfin... un parmi tant d’autres ! Je picore quelques grains de raisin par
ci, je grappille un macaron par là.
Prise en flagrants délices…
Je suis tombée, je crois, dans une faille spatio-temporelle et ne
cherche absolument pas à en sortir. Je ne veux surtout pas, j'aime cet entre-deux qui me
permet de ne pas avoir à penser au reste...
Moi pendant l'orage j'étais dehors en train de rentrer chez moi ,à pied sinon c'est pas drôle, et bien sûr je suis partie ce matin en nu-pied et sans parapluie ...j'aurais préféré être tout comme toi près d'une boite de macarons :-)
RépondreSupprimerLe matin le temps était superbe et les températures idéales, aucune raison donc de prendre un parapluie ni de chausser les bottes en caoutchouc. En fait je ne prends quasiment jamais de parapluie ; primo, je le perds ou l'oublie et secundo, il ne pleut jamais quand je l'ai.
SupprimerTu as du prendre un sacré bain (de pieds), il a suffit de quelques secondes - le temps de rentrer les coussins du mobilier de jardin et quelques babioles fragiles - pour que je sois trempée jusqu'aux os. C'est sûr que par chez nous, on ignore ce qu'est le crachin Breton. Rire.
Quand l'orage arrive je dégaine l'appareil et qui sais, some time j'arrive à capturer un ou deux éclairs ;-)
RépondreSupprimerHum... et un de ces jours, si j'en crois Benjamin Franklin qui sait ?... sometime tu te feras griller "sous le feu" (et au beurre salé) comme un homard ;-)
SupprimerJe te garantis que sous le déluge d'hier t'aurais rien pu dégainer. A part, peut-être, l'Arche de Noé :-))
Certains jours, j'aime à me déguiser en plaid chaleureux, en mug de chocolat fumant voire en macaron de Boulay...
RépondreSupprimerLa chaleur d'un corps, la douceur des lèvres...
Quelques instants volés dans une faille spacio-temporelle...
Et puis le réveil fait tinter ses clochettes et réveille mes copines: Fée Pabodehors, Fée Froidanslamaison et Fée Brairedêtresiloin...
Il est évident que tu aimes à te déguiser... d'ailleurs t'imaginer en Fée me perturbe beaucoup. J'ai du mal à te visualiser en femme. Rire.
SupprimerTu n'oublieras pas d'épiler ton poil aux pattes au risque de devenir la Fée Raillée et de passer pour la Fée (ti)Gnasse ?
Au fait, la Fée (cara)Bosse ou la Fée Tarde à se remettre au boulot ?
Après avoir fait la Fée Néante à La Baule, la Fée Morale va prendre une artère routière pour se rendre dans le Nord puis dès lundi prochain elle reprendra le boulot sous les vivats de la foule car elle est vraiment... Elle est vraiment Fée No Mé Na Le !!! Lalalalalala !
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