jeudi 28 novembre 2013

404 Not Found

"Rien n’est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir..." 


Il m'arrive de chercher un mot très longtemps, parfois même toute une journée. Autant que vous le sachiez : j’ai l’idée fixe. Et c’est peu dire…
Il m'agace, me démange, me chatouille et me gratouille. Où ça ? Et bien partout ! Plus je m'énerve et moins je le trouve, sans doute est-il adepte du "suis-moi je te fuis".
Je suis capable d’en perdre le sommeil juste parce que c'est ce mot là que je veux retrouver, lui et pas un autre, forcément moins bien. Je peux également asticoter ma famille durant des heures, tentant de la mettre sur la voie de mon mot via une tactique très spéciale élaborée par un comportementaliste influent, procédé panachant mime, contorsions et dandinements enthousiastes.

Pourtant je ne connais que lui, je l'ai utilisé un nombre incalculable de fois. Le sentant approcher à reculons, manœuvrer dans le but de me faire le coup de l'esquive alors que je le sens juste là sur le bout de ma langue, est encore plus rageant.
Il s’estompe, se dilue, ses contours sont devenus flous, un peu comme un visage que nous ne pourrions plus voir après une trop longue absence. Pour le mot c’est exactement pareil, il s’est fait bouffer par le vague et se cache, tapi au fin fond d’un recoin de mon neurone tout bonnement parce que la liaison neuronale bugge.

J'ai parfois le système d'exploitation faiblard, tout comme je peux multiplier les erreurs fatales mais il est inconcevable que ce soit lui qui puisse avoir le dernier… Mot.

Plus têtu que moi tu meurs ! 

mercredi 27 novembre 2013

(In)Culture & (Dé)Confiture #2

Pour les Cht’is et les Marseillais de Las Vegas à Mykonos, en passant par Ibiza, Hollywood et Pétaouchnok,
Pour les Cht’is et les Marseillais qui font du monocycle, du parachute obsessionnel et de la choucroute armoricaine,
Pour les participants de Loft Bœufs Story, de ZéroSecret Story, ceux de L'Île de la tentation des blaireaux, d’Opération séduction Bulldozer,
Pour Greg le millionnaire trépané, Marjolaine et les Millionnaires Oseille, pour les participants de L'amour est dans le pré une drôle de vacherie et ceux de Qui veut épouser mon (débile de) fils ?
Enfin… pour Les Anges (gl)Andouilles de la télé-réalité, La belle bête et ses princes pas charmants, etc. :


- Un cul de poule n'est pas le popotin d'une fille de joie,
- Silicon Valley n'est pas un pôle technologique à vocation esthétique,
- 37, 2 le matin n'est pas un documentaire médical présenté par Michel Cymes et Adriana Karembeu,
- Le Shah était Persan mais pas du tout de l'ordre des félidés,
- Un concubin n'est pas un "âne" de Cuba, de même qu'un contenu n'est pas un "benêt" empêtré dans une camisole de force,
- Le rouge et le noir n'a pas été écrit par Jeanne Mas,
- Un climaX ne désigne pas un ensemble de conditions atmosphériques torrides tropicales,
- Une pépée n'est pas la femme de grand-père,
- Un épicurien ne fait pas une cure thermale, encore moins une détox,
Nycthémère (tout comme Nyctalope précédemment) n'est pas un mot grossier et injurieux,
- Callipyge n'est pas une personne qui ne "pige" rien en calligraphie,


     Suite au prochain numéro... 


                (Pour retrouver le N°1 c'est >>> ici <<<)

mardi 26 novembre 2013

Japoniaiseries

Quand certaines rêvent d'être hôtesse de l’air pour avoir les fesses en l’air, moi je rêve que je suis une cocotte en papier pliée façon Origami et qu’on m’écrabouille sous le pied. 
Alors... est-ce de l'art ou du cochon ?

 Dr Freud, s’il vous plait, dites-moi qu’il s’agit là d’un rêve érotique… 

jeudi 21 novembre 2013

J’ai Des Rites A La Noix

Depuis quelques temps, tous les ans à la même période à une quinzaine de jours près, j’ai hâte d’en terminer avec cette fin d’année de merde (Oui, oui vous avez bien lu, j’ai écrit "de merde", mais là, sincèrement j’ai le droit ! ;-)).
Et même si la nouvelle année est synonyme d’une bougie supplémentaire à poser sur mon gâteau d’anniversaire et d’un an de plus pour mes artères, qu’importe puisque j’ai, à chaque fois, la certitude que la prochaine sera assurément bonne. Après tout, je peux bien me passer des deux derniers mois de 2013 si les douze de 2014 s’annoncent prometteurs.
 
Nous voilà arrivés en pleine période critique, et hélas cette fin d’année n’échappe pas à la règle des fins d’année de merde (les emmerdes volent toujours en escadrille, c’est bien connu), toutes proportions gardées évidemment. Vivement la suivante donc… à condition qu’elle veuille bien tenir ma promesse d’être meilleure.

C’est étonnant comme une peine, la sienne mais plus particulièrement celle de ceux que nous aimons, nous permet d’aller puiser au plus profond de soi une énergie débordante jusque-là insoupçonnée.



mercredi 20 novembre 2013

Effets D’hiver... et Variés

Ils sont de retour, extirpés de nos armoires en urgence et bien en avance, si je me fie au calendrier ! Les manteaux, doudounes ou parkas, pulls de laine, écharpes ou foulards, parfois même bonnets, bottes… joues rosies et souffle qui réchauffe les mains : C'est l'hiver qui nous enveloppe et nous camoufle.

Le ciel est bleu, de ce bleu profond uniquement visible à cette période de l'année lorsque le vent souffle, de ce bleu absolu qui découpe avec précision le relief des alentours. La mer est d'huile. Un soleil timide émerge à peine au-dessus de la colline, à cette heure, il n'est pas suffisamment haut pour tiédir l'atmosphère. Il n’est pas encore huit heures.

Ils sont nombreux dans ce café, certains sont assis près de la vitre donnant sur la rue principale, d'autres sont accoudés au comptoir, d'autres encore vont et viennent. Ils papotent, regardent au dehors, rêvent peut-être, profitent de la chaleur ambiante en buvant thé, chocolat ou café. Les sourires s'affichent sereins, les paroles et les gestes sont modérés.
Image figée d'un moment privilégié avant que ne commence une autre journée marathon. Je suis encore de l’autre côté tout comme ces fumeurs qui arpentent le trottoir, bien emmitouflés dans leurs effets d’hiver. A cet instant précis, le temps est comme suspendu. Juste l'empreinte d'un présent figé dans ce froid glacial (foi de sudiste !). Un arrêt sur image. Je perçois à peine le bruit du vent et au loin, je distingue celui d’un pas approchant que je reconnaîtrais entre mille autres. 


Je pousse la porte, m'engouffre dans la cohue. Le contraste est saisissant, presque violent ! Le brouhaha me happe en moins d’une seconde et la chaleur du lieu me surprend. Je me faufile, adresse un sourire ici, un bonjour là, échange quelques mots et m’attable côté vitre. Il commande un café, un thé citron et des croissants.


En fond sonore, Louise Attaque interprète "Arrache-Moi". 



jeudi 14 novembre 2013

Bien Dégagé Derrière Les Oreilles

Il fut un temps où il m’était impossible de vivre sans ma dose quotidienne de musique. J’étais capable d’en écouter partout et à tout moment : en travaillant, en écrivant, en préparant le repas, en dépoussiérant les meubles, en conduisant, en prenant ma douche ou en bullant, tout simplement. Selon les circonstances et les lieux d’écoute, le volume était plus ou moins fort, les écouteurs branchés ou pas.
Et aujourd’hui… aujourd’hui, le constat est simple : il y a trop de musique partout, de celle que je ne choisis pas : au restaurant, au supermarché et quasiment dans tous les magasins (de Félix Popotin à No sport, en passant par Yves Crocher, Les Galeries Farfouillette, Geneviève Laitue, etc). Mais aussi chez le coiffeur, dans la salle d’attente du dentiste ou du médecin, au téléphone lorsque je suis en attente, que ce soit avec une administration, une société Lambda ou mon opérateur téléphonique.
Partout on m'impose de la musique d’ascenseur. J’en ai tellement "bouffé", et à toutes les sauces, que j’en viens à saturer. Quand j'écoute de la musique je ne fais qu’écouter de la musique, parce que, comme l’affirme un célèbre slogan "elle le vaut bien".

Alors, s’il vous plait mesdames et messieurs, grands spécialistes du marketing auditif, mettez-là un peu en sourdine, ça nous fera des vacances. 
(Exit la journée de la gentillesse ;-))

mercredi 13 novembre 2013

Les Suppôts De Satan Iront Se Faire Voir Ailleurs


Aujourd’hui, et pour la cinquième année consécutive, c’est la journée de la gentillesse. Vous n’avez donc plus aucune excuse pour être détestables, ni pour porter mine renfrognée.

Soyez sympathiques, ouverts, faites preuve de générosité, de respect, de considération et de bonne humeur, au boulot comme dans le métro ou au dodo. Soyez agréables, souriants et polis (pdbdm !). Soyez bons et vous verrez qu’être bon ce n’est pas être con pour autant (quoique...).

N’hésitez pas à être tout sucre tout miel surtout avec vos ennemis, ça ne mange pas de pain et vous vous féliciterez d'avoir enfin pu faire votre BA de l'année. Soyez-le avec modération, dès demain votre taux de glycémie à jeun devra avoir retrouvé son régime de croisière puisque ce sera la journée mondiale… du diabète !

Alors... heureux ? 

mardi 12 novembre 2013

La Vraie Bonne Idée Du Jour ?

"Je trouve ça triste pour un président de pas avoir de buzz. Il faudrait qu'il fasse un truc, une sextape, j’sais pas, un truc marrant. Il faut qu'il fasse du buzz parce que François, sinon, on va l'oublier". 

Nabilla Buzz - Analyste politique et conseillère en communication à ses heures perdues.


Parfois la solution à un problème est tellement évidente qu’elle n’effleure même pas l’esprit du commun des mortels. Heureusement, désormais nous pouvons compter sur les idées de génie de la déesse Nabilla ! 
En effet, la papesse de la télé-trash-réalité made in France à la plastique made in Silicone-vallon, est intervenue pour apporter - avec délicatesse, comme il se doit - son conseil autant avisé qu'éclairé pour pallier illico-sexo-subito à la baisse de la côte de popularité de François Hollande. Et elle apporte une "clé"… comment dire ? Étonnante ! La solution risque fort de décoiffer définitivement les cravates de notre président et d’affermir indubitablement l’austérité de sa compagne.
Je ne suis pas certaine que François et Valérie soient open… mais ça se tente. 
Que voulez-vous, à la guerre comme à la guerre !

Le mois prochain, ne ratez surtout pas les conseils dispensés (gratuitement ?) par Miss Buzz pour remédier au problème de la faim dans le monde…

vendredi 8 novembre 2013

Chronique D’une Mort Annoncée

Certaines choses sont, sous aucun prétexte, à remettre à demain voire à la prochaine heure, sous peine de s’en mordre les doigts jusqu’à la dernière phalange, de s'arracher l'ultime touffe de cheveux ou d’en bouffer clavier et souris, piles comprises.
Le disque dur de mon ordinateur a rendu l’âme la semaine dernière, il n’a visiblement pas digéré le menu Défragmentation, pourtant concocté avec amour par Bibi Grand Chef mini cheffesse e-toilée puisque dès le lendemain il donnait des signes de sidération stomacale, d'embarras gastrique et autres joyeusetés du genre, audibles jusque sur Saturne.
Patatras ! Crac ! Boom ! Ce qui devait arriver arriva et, je vous le donne en mille, avant que ne soit faite la plus petite sauvegarde (Tiens, tu me feras 500 lignes : "à bas la procrastination !").
                                              
                                                                    
R.I.P environnement personnalisé, bureau du tonnerre, favoris, fichiers musique, adresses mail enregistrés sur feu le logiciel de messagerie, documents divers et variés plus ou moins "précieux", photos, programmes et liens utiles, etc. etc.
Me voici donc sans repères, toute déboussolée, passée par la force des choses en mode domestication d’une nouvelle machine qui n’en fait, tout comme moi, qu’à sa tête. 

Je sens que nous allons bien nous entendre…

jeudi 7 novembre 2013

Piqûre De Rêve

Dans la partie supérieure de la grande baie vitrée donnant sur la mer, le ciel bleu semble s'être accroché. Depuis hier c’est à nouveau le printemps et le soleil baigne la pièce. Ses rayons, filtrant au travers du verre, parviennent même à me "pincer" la peau.
Mes mains enserrent le énième mug de thé brûlant depuis le réveil, elles tremblent quand je repense à mon rêve. En fait, aucun besoin d’y penser pour voir défiler à nouveau certaines images, elles s'imposent d’elles-mêmes. Au contraire, il me faut me concentrer, focaliser mon esprit ailleurs pour ne plus les voir, pour tenter de les faire se diluer dans ce flot azur qui m’entoure.

Sa voix, son regard, son obstination à me retenir, sa volonté pour m'empêcher de tomber. La violence, la peur, le vide, la peur du vide… Son prénom, murmuré dans un souffle court et du bout de mes lèvres dans un premier temps, devient un cri sorti du plus profond de mon être. Et puis arrive la douceur... enfin : Sa main salvatrice se glisse dans la mienne, comme une évidence. 
Tout est calme et serein, pas d’éclat de voix, ni de hurlement. Aucun son.  C'est l'apaisement. J'ai l'impression de me diluer dans le morceau de ce ciel bleu profond qui happe mon regard. L’atterrissage se fait en douceur, la piqûre de rêve a laissé son empreinte là, tout au fond de mes yeux grands ouverts...


Il est des rêves dont on ne se défait pas facilement.