vendredi 31 mai 2013

Question du jour

Un message muet de 2 minutes et 18 secondes est enregistré sur ma boite vocale. L’excès de masturbation intellectuelle de ces derniers temps aurait-il fini par me rendre sourde ?



Petit rappel inutile à l'attention des rares esprits susceptibles d'être en mode lecture un mot sur deux : L'expression "masturbation intellectuelle" qualifie une activité de l’esprit qui n'est pas considérée comme "féconde".

mercredi 29 mai 2013

Ahummm (Sagesse divine ?)


Parce que notre esprit est trop souvent préoccupé par le pire, il nous faut prendre le temps d’apprécier le meilleur - (Niouconfuciusconfusionnée).


(Et oui, il m’arrive aussi de "penser"… de temps en temps)


mardi 28 mai 2013

Latéralisation fonctionnelle "Gauche"

Je me rappelle le grand tableau triptyque de ma dernière année de maternelle.
Le volet droit était quadrillé sur toute sa surface, l’éducation nationale avait sans doute le secret espoir de nous convertir à la géométrie Euclidienne plane dans un repère orthonormé.
Le volet gauche, lui, portait un lignage musical, vraisemblablement signe d’un désir profond de découvrir parmi nous un nouveau petit Mozart. Quant au volet central, il ne me faisait pas du tout rêver, il ressemblait à une page de mon cahier à gros interlignes.

De chaque côté de ce tableau la maîtresse avait écrit "droite" à la craie bleue et "gauche" à la craie rouge, assistance capitale pour un enfant de 4 ans qui en est encore à se mélanger les pinceaux dans la précipitation. 
Pendant de nombreuses années il m'a fallu me représenter ce tableau pour m'y retrouver rapidement. Aujourd’hui, la latéralisation fonctionnelle est heureusement complètement acquise, à mon âge, tout de même, ce serait un comble. Je retrouve donc ma droite et ma gauche instinctivement, par contre je n’ai toujours pas acquis un sens de l’orientation digne de ce nom.
Peut-être est-ce dû à ce volet droit bien tentant, véritable incitation à la débauche faire dès mon plus jeune âge, de la géométrie dans le plan.
Qui sait ?

lundi 27 mai 2013

Météo ? Mets donc plutôt tes bas !

(Note rédigée en début de semaine dernière et restée coincée, allez donc savoir pourquoi, dans les brouillons de Blogger. Encore un épais mystère… très mystérieux à éclaircir ! A replacer donc dans le contexte du moment. A noter : ma cafetière et moi avons, depuis, retrouvé une relation passionnée)


"Ne me dis pas que toi, tu es du genre à te laisser influencer par la météo" me lança t-il, un brin moqueur, alors que nous évoquions une période particulièrement abondante en pluies diluviennes.
Tiens donc et pourquoi pas moi ? Il est pourtant connu que les sudistes dépérissent quand ils n’ont pas leurs doses minima de soleil et de ciel bleu. Et même si je trouve un plaisir certain à flâner sous la pluie, à être secouée par le vent ou à lézarder au soleil, je n’apprécie que très peu les changements brutaux.
J’ai toujours détesté les douches Ecossaises, au sens propre comme au figuré, elles me mettent de mauvais poil, d’autant que je viens de rompre une nouvelle fois, mais-cette-fois-c’est-pour-de-bon, avec… ma cafetière et que la séparation ne se passe pas bien du tout. Je suis donc doublement de mauvais poil.

Après quelques jours d’un temps printanier arrivé au bon moment, ce week-end l’automne semblait être là, avec une avance considérable. N’aurais-je pas vu passer l’été ? Ma boussole aurait-elle perdu le Nord ?
Quasi noyée sous les eaux (Boudu ! Si j’avais quelques centimètres de plus…), soufflée par un vent à décorner tous les cornus de la galaxie, faire un choix entre profiter du déluge pour m’adonner à un shopping effréné sous abri et tenter un remake personnel de Mary Poppins, fût laborieux. Après maintes palabres et un vote plus que douteux (À la manière mafieuse, évidemment. Si j’ai honte ? Pas du tout !), il a finalement été décidé à l'unilatérale que cette journée serait placée sous le signe du cocooning et du zen. Il nous fallait bien ça après la grande dépression météorologique et l’annonce officielle de l'effondrement économique.

Au dehors, des trombes d’eau, à l’intérieur, du zen : Du zen debout, du zen assis, du zen en mode horizontal aussi… Et quand au mode horizontal s’adjoint un rythme de gastéropode neurasthénique qui fait passer le mime Marceau pour un hyperactif, il est bien difficile de reprendre une activité  débordante le lendemain.

L'idéal serait d'instaurer un jour de non-activité supplémentaire, une sorte de sas de "pression" pour se remettre de ces jours de farniente... Non ?

vendredi 24 mai 2013

Politiquement correct #2


On ne dit pas : "C’est parti pour le 4ème collier de nouilles Zanpani, le second bracelet de haricots Borlotti ou le pot à crayons en rouleau de papier toilette recyclable customisé" mais : "Quel bonheur ! Pikachu et Carapuce vont encore démontrer leur époustouflant don de créativité manuelle et leur sens inné de l’art mineur".



And the winner is…


75 000 votants ont choisi, parmi une liste de douze mots, d’élire Mensonge(s) comme mot de l’année 2013. En marge du public, un jury de lettreux (lexicologues, sociologues et journalistes) s’est réuni et a opté, lui, pour Transparence.
Tiens donc : le mal (?) et son remède (?) ? Comme c'est bizarre !

Mon petit doigt me dit que les électeurs se sont laissés influencer par l’actualité politico-économico-gastronomique des six derniers mois (Le cas Huzac, les lasagnes au cheval de course, etc. etc)

J’ai une petite préférence pour… Couac.


(Source : Le festival du mot)



jeudi 23 mai 2013

Devoir de mémoire


Je sais que je ne suis pas encore assez âgée pour être nostalgique à ce point, Maman. En même temps, la nostalgie n'a pas le "privilège" de l'âge, c'est évident. Ce n’est pas de la mélancolie, je t’assure, c’est un petit coup de spleen sans idéal. Un petit coup de rien du tout. C’est la fiasque d'émotions que j’ouvre parfois pour en laisser échapper les bouffées trop entêtantes, pour surtout en capter l’essence et gonfler mes poumons à les faire exploser, à m’enivrer les sens de cet air du grand large. J’ai toujours aimé la mer et les bateaux, le vent et les embruns.

J’ai besoin de ces immersions régulières dans notre passé, c’est un peu comme si, en faisant revivre notre histoire, j’avais la certitude qu’elle ne tombera jamais dans l’oubli, qu’il y aura toujours quelqu’un pour la raconter et la transmettre. Je ne veux pas oublier, je ne veux surtout rien oublier. C’est devenu une obsession depuis ta maladie. Tu sais, maman, bientôt, tu ne sauras plus qui je suis. Bientôt le livre de ta vie aura été complètement effacé. 60 ans de souvenirs réduits en poussière, évaporés je ne sais où. C'est injuste, tu es trop jeune, jamais je ne m’y ferai.

Aujourd’hui ma mémoire me ramène au temps où Papy et moi allions pêcher aux Issambres. Quelle joie ! C’était l’éternel concours de pêche du 1er mai, la première baignade, le premier pique-nique entre amis : le pan bagnat, la pissaladiere, les petits légumes farcis, la tourte de blettes… Et nous deux, fiers comme des athlètes médaillés, posant pour la photo du trio de tête qui paraîtrait dans le journal régional dès le lendemain. Mais j'y pense... Papy gardait toutes ces coupures de presse, je me demande où elles ont bien pu passer. Parties avec lui, sans doute…
Me rappeler ces bons moments c’est faire revenir le doux parfum de ce temps là, c'est ma petite bulle d'oxygène. Et ça me rend heureuse, Maman. J'ai tellement peur de voir le néant s'emparer définitivement de ton regard, j'ai tellement peur de ce vide en toi... de ce vide de toi. 

Je me suis un peu perdue dans le labyrinthe des souvenirs, j'en reviens à ma fiasque de sent-bon. Je l’ouvre et la referme rapidement pour ne pas que la tête me tourne davantage.
Je n’ai jamais su composer avec les demi-mesures mais cette odeur est tellement plus douce à respirer…
avec modération.


mercredi 22 mai 2013

Ma Pavlovade


|Mode Pavlov attitude /On|


Il suffit de bien peu pour me gâcher toute une journée. Un rendez-vous fixé pour le début de soirée suffit à faire rejaillir, du fin fond de je ne sais où, cette bonne vieille saleté d'Anxiété Jélavidure à qui j’aimerais tant faire la peau.

Hey Ivan ! Si j’osais je te…
J’ose ? 

Tu crois ?
Sûr ?
Ok…
Casse-toi pov’ con !


|Mode Pavlov attitude /Off|

mardi 21 mai 2013

Vade retro Méphisto !


Bien décidée à m’octroyer une heure de détente passive devant l’écran de mon ordinateur pro afin de venir à bout du courrier en attente dans ma boîte mails depuis... un temps certain, répondre aux deux commentaires laissés en mon absence et faire une visite à mes trois blogs de chevet (comment ça c'est la dèche ?!), je me préparais un mug de café bien corsé et quelques carrés de chocolat. Avec ça, j’avais de quoi tenir un siège, ou presque.

Mon enthousiasme fut de courte durée puisque mon clavier, malgré maintes caresses, prodiguées avec tendresse, dans le bon sens des touches et un nombre incalculable de mots doux (suivis de quelques rares noms d’oiseaux plus qu’exotiques, je dois bien l’avouer) susurrés au creux du pavé numérique, refusa d’obéir au moindre effleurement ni à la plus petite pression digitale.
- Zut, j’ai bien l’impression que mon clavier a un souci (J’explique à mon dépanneur préféré les manips déjà effectuées, en vain)
- J’arrive. Donne-moi juste quelques minutes, je mets un point final à mon article. Si tu es pressée essaie donc le clavier virtuel.


Le clavier virtuel ? J’ignorais son existence, c’est une excellente idée ! Hum… Comment dire ? Après avoir fait plus ample connaissance, je compris mieux son nom ; il a effectivement tout du virtuel, en plus virtuel encore, c’est dire. Une phrase transcrite via ce bidule va, à tous les coups, occire mon clic ! J’y pense et puis… j’oublie.

"Ma vieille, tu as, une nouvelle fois, le bonjour de la loi des séries !". 

Je suis dans la ligne de mire de Méphisto : Le nouveau nouvel aspirateur est en dépression cyclonique, la fuite d’eau on ne peut plus "fuyante" et insaisissable, joue à cache-cache avec le plombier qui commence sérieusement à douter de mes facultés mentales, le lecteur DVD de L. fige, le four micro-ondes ronronne bizarrement. Bref, les vapeurs de soufre commencent à titiller mes narines...

Et dire que les prévisions astrales pour l’année 2013 annonçaient : Toutes les planètes de la chance et du succès sont dans votre signe cette année. Attendez-vous donc à un grand cru, de ceux dont certains rêvent en vain toute leur vie. Pour vous le rêve devient réalité : Une année heureuse et riche. Vous serez entourée par vos amis, cernée par vos amours (!) et lâchée par vos emmerdes.

… Tout à coup, le doute m'assaille ! 

Politiquement correct #1


On ne dit pas "Les participants à l’émission Les anges de la télé-réalité sont totalement crétins" mais "ils souffrent d’une forme rare d’anorexie cognitive" ou "ils cultivent, avec acharnement, l’exception culturelle".