J'avais oublié à quel point il est ardu d'écrire tous les jours ici.
Écrire n'est pas vraiment difficile, chacun de nous peut écrire tout comme n'importe quoi et de façon plus ou moins académique, du moment que ça lui convient. Par contre, se "laisser tomber dans" ou se "laisser prendre par" l'écriture, comme je le fais depuis quatorze ans sur un autre support, est plus problématique pour moi depuis quelques semaines. Je me rends compte de mon incapacité sans cesse grandissante à aborder certains sujets "ici" alors qu'ils n'ont jamais été tabous pour moi "partout ailleurs".
Parfois les mots ne sortent pas et peu importe le bout par lequel je les prends pour tenter de les assembler, au pire ils refusent de se délier et au mieux ils ne se lient pas entre eux. J'ai, bien entendu, testé la méthode du reviens-y plus tard, sans grand succès hélas.
Depuis trois jours je butte sur les mots d'une phrase que je ne parviens pas à construire correctement. Quelque chose m'accroche l'oreille, m'arrache la... bouche lorsque je la lis à haute voix. Il y a de la retenue dans l'air, peut-être même une forme aiguë de rétention, un filtre quelconque un peu trop zélé, voire une soudaine Omerta en guise de représailles. Qui sait ?
Si les mots refusent davantage chaque jour de s'écrire tout en élargissant le champ d'action des sujets à ne plus aborder, je risque la page désespérément blanche d'ici peu. Le comble...
Ce n'est pas le poids écrasant d'un monde (mal-en-point) sur mes épaules qui me coud ainsi la bouche mais celui d'une partie de la vie chamboulée de toute la famille qui pèse de plus en plus lourd - aussi - sur ma plume.
Écrire n'est pas vraiment difficile, chacun de nous peut écrire tout comme n'importe quoi et de façon plus ou moins académique, du moment que ça lui convient. Par contre, se "laisser tomber dans" ou se "laisser prendre par" l'écriture, comme je le fais depuis quatorze ans sur un autre support, est plus problématique pour moi depuis quelques semaines. Je me rends compte de mon incapacité sans cesse grandissante à aborder certains sujets "ici" alors qu'ils n'ont jamais été tabous pour moi "partout ailleurs".
Parfois les mots ne sortent pas et peu importe le bout par lequel je les prends pour tenter de les assembler, au pire ils refusent de se délier et au mieux ils ne se lient pas entre eux. J'ai, bien entendu, testé la méthode du reviens-y plus tard, sans grand succès hélas.
Depuis trois jours je butte sur les mots d'une phrase que je ne parviens pas à construire correctement. Quelque chose m'accroche l'oreille, m'arrache la... bouche lorsque je la lis à haute voix. Il y a de la retenue dans l'air, peut-être même une forme aiguë de rétention, un filtre quelconque un peu trop zélé, voire une soudaine Omerta en guise de représailles. Qui sait ?
Si les mots refusent davantage chaque jour de s'écrire tout en élargissant le champ d'action des sujets à ne plus aborder, je risque la page désespérément blanche d'ici peu. Le comble...
Ce n'est pas le poids écrasant d'un monde (mal-en-point) sur mes épaules qui me coud ainsi la bouche mais celui d'une partie de la vie chamboulée de toute la famille qui pèse de plus en plus lourd - aussi - sur ma plume.


