jeudi 31 octobre 2013

Une Heure De Moins Sur La Pendule

J’adore ces journées de 25 heures durant lesquelles j’ai enfin l’impression de voir le temps prendre son temps, et moi avec. Il devrait y en avoir une tous les week-ends, que les honorables travailleurs du dimanche veuillent bien pardonner mon égoïsme.
Par contre, ma pendule interne n’oscille visiblement pas comme elle le devrait, figée elle campe désespérément sur ses positions et reste fidèle à l’heure d’été. Depuis dimanche dernier je suis donc couchée comme les poules, réveillée tous les matins avant le chant du coq, sur le coup des 5 h et - j’ai autant de mal à le croire qu’à l’écrire - en pleine forme s’il vous plait. Pourvou qué ça doure !


Toute médaille ayant son revers, d’ici peu nous serons hélas cernés par la nuit noire dès 17 h 30. Il sera alors l’heure d’activer le mode hibernation, de le mettre à profit pour recharger les accus et refaire dare-dare son petit stock de gras derrière les oreilles (ou ailleurs)  jusqu’au prochain printemps.


lundi 28 octobre 2013

Goodbye Lou !






Deux de mes titres préférés : 
      Sunday Morning
      Perfect Day


Esprit De Contre Addiction

Esquive : Subst. fém. 
Synonyme : Dérobade.
Activité acrobatique favorite fréquemment employée par un (une) contorsionniste diplômé(e) , rebelle et têtu(e), visant à le (la) soustraire à une personne ou situation susceptible de vouloir l’amener "ici" ou le (la) retenir "là bas". 

Double salto arrière généralement efficace. Comportement ironique ou spirituel (parfois même les deux, les rares jours de forme olympique) par lequel il (ou elle) adresse un pied de nez bien mérité - toujours voulu de manière plaisante - par plaisir et simple esprit de contradiction. 

Cyrano, Byron et D'Artagnan ? En garde !

dimanche 27 octobre 2013

Ange Mode d’Emploi

En ce moment, plus particulièrement en ce moment, il me faut avoir une patience d’ange et je suis on ne peut mieux placée pour dire que ce n’est plus ma qualité première.
À une époque pas si lointaine je n’aurais pas été aussi catégorique, mon stoïcisme dépendait la plupart du temps de "avec qui, pour qui, pourquoi et pour quoi ?", donc quasi toujours à toute épreuve.
Aujourd’hui, hélas, c’est la débâcle dans la raspoutitsa malgré quatre minutes douze par jour de méditation en position du lotus inversé et au moins 108 aum deux fois par semaine.
Il y a, à n'en pas douter, à nouveau du grabuge dans mes chakras ! 

Dieu sait (non, pas lui mais puisque j'y suis… lui encore plus que les autres) que je ne suis pas un ange, alors comment faire ?

Un ange passe… 



samedi 26 octobre 2013

La Pilule Bleue Au Secours Du Jet Lag ?

|Mode Je suis creuse comme une assiette à soupe et je le prouve /On|

Pour la plupart des férus de destinations lointaines, le décalage horaire est un problème de taille et chacun y va de sa méthode pour tenter d’en diminuer, voire d’en faire disparaître les effets indésirables. Certains prônent la prise d’hypnotiques, d’autres une exposition à la lumière le soir ou le port de lunettes noires le matin, selon si l’on voyage vers l’Est ou vers l’Ouest. Bref, rien d’extraordinaire.

Jusque là, elle était connue pour venir à bout des petits dysfonctionnements érectiles chez l’homme, la petite pilule bleue est désormais présentée sous un jour nouveau, sa molécule principale permettant d’interagir sur le rythme biologique d’un individu. Employée à faible dose, elle limiterait les effets néfastes dus au décalage horaire… chez le hamster (globe-trotter ?!).
Et oui, je sais, il est terriblement injuste qu’un hamster puisse voyager au long cours tout en gardant une forme olympique alors que l’homme, lui, en attrape plutôt la flemme.
Pour autant, ne nous réjouissons pas trop vite, la prescription du remède miracle n’est pas pour tout de suite, les chercheurs travaillent à estimer la dose appropriée qui n’aura aucun effet secondaire "gênant" pour les hommes, du style :
  - levée intempestive des couleurs,
  - garde-à-vous inopiné,
  - montage de tente inconvenant,
  - béquille dissipée ou pire,
  - priapisme.
Dur pour le personnel navigant qui, du coup, risque d’encore moins se marrer à 33 000 pieds.

Une question me taraude : Tester le Viagra® sur le hamster par nature chaud lapin… est-ce bien raisonnable ? 


|Mode Je suis creuse comme une assiette à soupe et je le prouve /Off|

mercredi 23 octobre 2013

Crise De Foi

En attendant de retrouver :
   - Un semblant de cerveau, 
   - De l’énergie à revendre, 
   - Un tout petit moment de plénitude,
   - Les mots pour le dire,
  - L'effet magique d’impulse (vous vous souvenez ? "Un inconnu vous offre des fleurs" ou "Tu m'emmènes à Manosque ?"),
   - Les ailes... du désir,
   - Le soleil aussi à l’intérieur,
   - La foi…

Je décante dans l'univers de Ben Harper (She’s only happy in the sun, écoutable ici)




|Hélène, merci pour ton commentaire, j’y répondrai en toute fin de semaine ou en début de semaine prochaine ;-)|

samedi 19 octobre 2013

J'ai Orné Mes Murs De Pierres Précieuses

J’ai fait encadrer des petits bouts de bonheur, ils sont aujourd’hui solidement accrochés aux murs de la maison. Je les souhaitais visibles par tous ceux qui pénètrent chez nous, que la personne soit juste de passage ou intime.
Ce sont des photos de famille, en noir et blanc ou en couleurs. Des dizaines de sourires témoins des instants d’insouciance que nous ne parvenons plus à retrouver. Bien sûr il y en a d’autres mais ils n’ont plus du tout la saveur d’Avant, ni la fréquence. Et même lorsque les rires fusent, il subsiste dans un coin de ma tête une profonde tristesse dont je ne parviens pas à me défaire.

Ils sont fixés là les petits segments de nos vies ; certains dans l’entrée, d’autres dans le salon, d’autres encore dans le couloir menant aux chambres et aux salles de bains... Ils sont affichés là les aperçus nous rappelant le temps béni. Présent ou passé plus ou moins récent. 
La maladie de ma mère emporte tout sur son passage, tel un fleuve en crue elle engloutit ses souvenirs par vagues successives, elle érode, corrode, ravine, submerge, aspire notre bonne humeur, elle pompe notre énergie, notre courage et la totalité de nos espoirs. Elle anéantit mon père qui, à 61 ans aspirait à une douceur de vivre.
J’ai besoin d’avoir tous les jours ces preuves d’amour et de bonheur sous les yeux ; elles m’aident à supporter tant bien que mal l’épreuve qui nous touche. Je me raccroche à des choses qui ne sont pas forcément logiques mais qui sont dans ma logique du moment, celle qui m’évite de sombrer.

J’ai serti, comme un orfèvre le fait pour mettre en valeur son plus beau joyau, tous ces petits ou grands moments de bonheur qui font/sont la vie. Notre vie.
Il est réconfortant de les contempler les jours où je sens que le dangereux tangage me pousse vers le naufrage.

"La maladie d’Alzheimer n’est pas une maladie contagieuse, elle est contaminante !" - F. Laborde




Nota Bene : N’ayant ni le courage, ni la force de publier ce nouvel article au moment où j’y mets le point final (vendredi 18 octobre à 17 h 05), j’en profite pour tester l’outil de planification des publications mis à disposition par Blogger. 

vendredi 18 octobre 2013

Blog-notes #5

Ne surtout pas oublier de relire - au moins sept fois dans ma tête sous peine de m'en mordre la langue jusqu'à la Sainte Trinité - mes sms avant leur envoi, surtout quand ils sont adressés à mon mari. Cela évitera que cette satanée écriture intuitive ne transforme, à nouveau, "cœur" (mot doux) en "cocu" (mot doute)  !


jeudi 17 octobre 2013

Entre Les Murs


C'était un petit recoin de rien de tout, un bout de vide, un espace dépouillé, perdu entre deux rues. Une impasse de l'existence.
Il y avait bien peu de place mais dans ce lieu si exigu se nichait, en hauteur, une minuscule fenêtre ouverte sur l'extérieur, sur un dehors chaleureux, lumineux et rayonnant. Quel contraste ! Le curieux jeu des ombres et de la lumière accentuait l'atmosphère singulière de cet endroit. Il y faisait sombre, presque froid, humide et étrange. Tout était si différent de ce que j’avais connu jusqu’à présent. A part de ce là-bas, de l'autre côté de ce regard ouvert sur la vie.

Le lieu semblait hors du temps, sans emprise, comme préservé de toute influence extérieure. Bizarrement, moi qui aime les vues dégagées et les grands espaces, j'étais tout à fait bien ici. À l’abri de tout ce qui touche. Le climat y était des plus plaisants, propice à une suspension complète de… tout. Reposant. 


C’était un petit coin juste pour moi, déniché au meilleur des moments. J'y suis restée quelques instants, à penser, à rêver, à m’imprégner du lieu, à guetter un bruit ou une présence, à attendre que le temps passe. Dans ce haut lieu de l'inexistence et de l’absence de tout, il ne s'est rien passé. Il ne m'est rien arrivé. Juste une pause délicieuse et une petite pointe de doute :

        Mais où suis-je ?


mercredi 16 octobre 2013

L'Effeuille d'Automne

[Finalement les mots sont revenus et le mutisme inconscient fut de courte durée. Je constate avec surprise et amusement que le lilliputien billet précédent était, en quelque sorte, une prédiction de chute. Madame Irma sommeillerait-elle en moi ?]


Deux feuilles se sont détachées d’un des vieux platanes de l’allée et n'en finissent pas de tomber. Portées par le souffle léger du vent elles évoluent de concert : virevoltent, se frôlent, pivotent, s’enroulent l'une autour de l'autre sans jamais se toucher, se rapprochent pour mieux s'esquiver. Pour autant, elles se précipitent toutes deux vers un même destin : leur chute.

J’observe ce ballet éphémère qui ne durera que le temps de porter à la bouche la tasse de café accompagnant la fin de mon déjeuner. Il me fait penser à certaines relations humaines : on se côtoie, on se suit, on se fuit, on s’imite, on s’apprécie, on se tourne autour… pourtant la pudeur, l'émoi ou le respect - peut-être bien les trois à la fois - font que l’on ne s’assemble se rassemble pas malgré cette ressemblance qui devrait nous (re)lier.

C’est tout de même saisissant ces existences qui glissent ensemble à un moment donné et font tout pour se garder à bonne distance.