mardi 25 mars 2014

A La Recherche Du Temps Perdu


- Mamaaaan ! Mamaaaan ! Youpi, c'est aujourd’hui !
- Quoi donc ?
La journée mondiale de la procrastination
- Ah bon ? Eh bien, on la fêtera demain... ou après-demain
- ... 

jeudi 20 mars 2014

Le Neurone Qui Flanche

Parfois, j’aimerais pouvoir me gratter l’intérieur de la tête pour apaiser mes démangeaisons cérébrales...

mardi 18 mars 2014

Comme Une Lionne En Cage

J’ai enchaîné deux rendez-vous pompeux ce matin, de ceux auxquels on se rend à reculons et dont on a hâte qu’ils se terminent sous peine de casser sa pipe par suffocation ou par sidération. Voire les deux si on a une petite santé !

L’ambiance était solennelle, l’atmosphère pesante dans cet office notarial et le temps y était comme suspendu… La tentation de stimuler les aiguilles de l’horloge Marie-Antoinette toute moche posée sur encastrée dans la cheminée, fut grande. Comme celle d’épousseter mon interlocuteur, strict, raide comme la justice et sans âge, engoncé dans un costume trop étroit. Respectueuse et bien éduquée, plutôt que de satisfaire à mon envie de prendre le large, je choisis de prendre mon mal en patience et trouvai un autre moyen de… moyenner.

Pendant ce temps-là le ciel, le soleil et la mer, par la fenêtre, me narguaient. 

lundi 17 mars 2014

Chronique D’un Crime Parfait

La note promet d’être longue et forcément... la lecture aussi. J’ai essayé de résumer au maximum de mes possibilités mais allez donc demander à une bavarde de faire un choix entre tous ces mots indispensables. Pas facile de se couper la parole, alors… je vous offre un kawa ? Un baba ? Du chocolat ? ;-)

Comment bien réussir son crime ? Mission des plus délicates, le propre du crime parfait étant qu’il le reste jusqu’au jour où il est élucidé. Le modus operandi du crime idéal est donc une "matière" peu portée à notre connaissance, il n’existe pas de guide type, encore moins de notice du mode de fonctionnement typique d'un criminel.
Consciencieuse jusqu’au bout des ongles, je ne pouvais décemment pas donner conseils ni suggérer techniques sans les avoir testées au préalable. Ne reculant devant aucune difficulté pour vous, chers lectrices et lecteurs, j’ai tâché mon beau pull pour éprouver et approuver certaines méthodes.

Tout d’abord… Qu’est-ce qu’un crime "passionné" ? Il s’agit tout simplement de la version gore du "qui aime bien, châtie bien". Si vous êtes adeptes du crime passionné, et là je m’adresse plus particulièrement à vous chères lectrices, je suis d’accord pour risquer ma peau dans cette affaire mais pas pour en changer, je ne peux donc pas me mettre à votre place messieurs.
  La victime est : votre mari, compagnon, concubin, Canard, partenaire, Jules, Choupinou, Doudou, Lapin, Mamour... peu importe. 
  Le mobile est : l’Amour : Trop d’amour, pas assez d’amour, de l’amour pas comme il faut, de l’amour plus qu’il n’en faut ou de l’amour qui dégouline un peu trop généreusement en dehors du couple (Un pinailleur belliqueux ?).

Maintenant que le décor est grossièrement planté, passons aux différents modi operandi :
   

samedi 15 mars 2014

Métaphore Varappeuse

Vivre, c'est un peu pratiquer l'escalade. Pour cheminer il est impératif de trouver des aspérités auxquelles nous (r)accrocher, il est fondamental de regarder constamment autour et devant soi afin de parvenir à trouver la meilleure voie ; celle qui nous mènera au but et dans les meilleures conditions.

Lors de l’ascension nous sommes inévitablement contraints d’emprunter de rudes passages, nous nous sentons, à ce moment-là, si petit, terriblement seul et tellement vulnérable en premier de cordée face à la paroi gigantesque. Heureusement, l’abrupt du mur finit par s’équilibrer, le dénivelé par s’aplanir et l’escalade par devenir plus plan-plan, nous laissant ainsi apercevoir un horizon davantage dégagé.
Hélas, nous tombons et retomberons encore forcément sur une autre rugosité plus ou moins dégauchie et pas aussi bien placée que ça, mais c’est bel et bien grâce à ces inégalités accidents de parcours que nous parvenons à avancer, que s’ouvrent à nouveau devant nous un dessein de chemin, un tracé de voie. 


Il nous arrive de lâcher la prise, de vaciller, de perdre l’équilibre et donc quelques mètres dans notre progression, qu'importe,  il y a toujours au moins une corde pour nous assurer...




mercredi 12 mars 2014

J'adore Les Entre Parenthèses... (Entre guillemets)

Mon temps libre a perdu énormément de poids ces derniers temps, seuls subsistent quelques grammes d’instants-repos à la taille mannequin de l’extrême (squelettiques et diaphanes).
Je n'ai plus le temps de rien, je suis un crève-la-faim, une nécessiteuse.

Aujourd’hui, je me défile (un tout petit peu). Et demain ?
Demain je me mets en vacances (Saint Rodrigue, priez pour moi) jusqu’à la fin du week-end, 
si tout se goupille comme prévu. J'en profiterai pour rattraper, en partie, le retard de lecture sur mes blogs de chevet (Banzaï !!).

À moi les (bons) petits plats-plaisir dégustés au soleil, les menus-détente (copieux) à m'en faire péter la panse et l'éventail de choix sur la carte des desserts-passe-temps... (à partager)


jeudi 6 mars 2014

Dans Un État Proche De l’Ohio...

Il est des périodes où j’aimerais avoir des pouvoirs surnaturels, être fée, sorcière bienfaisante ou même Dieu et peu importe lequel. Je pourrais alors éviter le pire à ceux que j’aime, être forte et/ou trouver la force d’être efficace, convaincue d’agir au mieux pour eux.
Comment faire le deuil d’une personne si jeune et encore physiquement là ?
Comment comprendre cette démence cérébrale qui l’amène chaque jour un peu plus vers un ailleurs tant redouté ?
Comment supporter la violence verbale et parfois physique de la part de celle qui fut si tendre, douce et posée ?
Comment s’y prendre au mieux avec cette terrible maladie qui, tel un rouleau-compresseur, nous broie et nous lamine ? Comment aider, 
de façon appropriée, mes parents  à traverser cette épreuve ?
Comment trouver les mots, les arguments pour venir en aide et soulager l’aidant constamment présent qui s’épuise à petit feu ?
Comment le convaincre qu'on ne peut hélas plus rien faire pour arrêter le bouffe-neurones, qu'il ne peut faire davantage ou mieux que ce qu'il fait déjà 24 heures sur 24 et 365 jours par an depuis bientôt 4 ans ?
Comment lui faire comprendre que ne plus parvenir à tout assumer n'est pas un échec, encore moins un abandon mais la logique implacable d'efforts surhumains déployés pour lutter contre une maladie dégénérative incurable ? Comment lui faire accepter aide, soutien et 
mains tendues 

Je ne sais pas, je n’y arrive pas. Je me heurte à un (gentil) mur qui n’est prêt à passer le relais définitif à une équipe médicale mobile. J'ai déjà "perdu" ma mère dans les méandres de la maladie d’Alzheimer, je ne veux pas, en plus, perdre mon père d’épuisement…Comment vais-je arriver à surmonter tout ça ?



Ce matin une minuscule bulle d’oxygène, aussi rare qu’imprévue, m’a permis de faire une incursion rapide sur Blogger et de retrouver ce brouillon de note rédigé il y a cinq semaines. L’appel téléphonique m’annonçant le transfert de mon père aux urgences et ma présence requise illico presto pour prendre le relais auprès de ma mère, précipita les choses, les laissant suspendues dans le temps, dans un vide intersidéral. Je n’ai pas eu l'occasion de relire, d’étoffer, ni de  publier.

Cinq semaines d’enfer, d’angoisse, de peine, de peur, de détresse, de nuits sans sommeil, de journées marathon, d’épuisement physique et moral, de don de soi, d’amour, de déceptions, de résignation, de perte totale de repères, de larmes, de sourires, de haine, de solidarité familiale, d'incompréhension, de colère.
Cinq semaines à se débattre avec les administrations, les associations, certaines institutions sans oublier le milieu médical qui ne nous aura rien épargné. De longues journées de démarches diverses et variées (très avancées mais…) pilotées par mon père depuis son lit d’hôpital, in fine toujours non abouties à cause d’un conflit cœur/raison qu’il est aisé de comprendre.
Cinq semaines à gérer dans l'urgence deux gigantesques problèmes, à ménager les susceptibilités des uns et des autres... avec des épaules bien trop fragiles et des petits bras bien trop courts.

Cinq semaines d’espoirs et autant de désillusions qui nous donnent, à ma sœur et moi, des envies de révolution en profondeur. 

Qu'en sera-t-il demain, après-demain et les jours suivants ? Qui peut le dire ? J'espère très fortement que mon père finira par se remettre, rentrer à la maison, retrouver ma mère dans d'autres conditions et prendre soin de lui.
Rien ne sera plus comme avant, il va falloir du temps pour accepter l'inacceptable, je sais que nous ne sommes pas au bout de nos peines... Hélas.


Aujourd'hui je suis à ramasser à la petite cuillère... 


mercredi 29 janvier 2014

T'as Pas Face-Bouc ?

À une époque pas si lointaine, ceux qui n’avaient pas  MonEspace, étaient considérés comme des sous-développés. On s’apitoyait sur leur sort ici, on les méprisait là, un peu comme s’ils vivaient sur une autre planète, la planète Plouc, celle où on regarde encore de vieux épisodes de Ma sorcière bien aimée tout en dégustant des Chocorève.
Mais comment pouvaient-ils résister à une interconnexion avec le reste de la galaxie ? Des millions – au moins - d’inconnus n’attendaient qu’une chose ; être présentés les uns aux autres… derrière l’écran de leur ordinateur.
   - Quoi ? T’as pas de MonEspace Niou ?
   - Heu… non ! Pourquoi ? C’est grave ?
   - Ça craint tu veux dire ! MonEspace c’est le top
   - C’est surtout pour les musiciens
   - On est tous un peu musiciens non ?
   - Hmm… je ne crois pas non. Tu veux que je te joue un petit air de banjo histoire de te montrer mes talents ? 

L’engouement finit par passer (ça passe toujours à plus ou moins brève échéance) et arriva le raz-de-marée Face-BoucMonEspace devint alors le top de la ringardise. Face-Bouc, ce tout à coup formidable réseau social qui te relie à tes amis-pour-la-vie était désormais THE new place to be, comme disent les adeptes de la branchitude. Encore à ce jour, "si t’as pas Face-Bouc, t’es un pedzouille !". 

    - T’as pas Face-Bouc Niou ?
    - Non
    - Comment c’est possible ?
    - Et bien tu vois, ça l’est
    - Lien, communication, échange, partage… Réseau social quoi. Tu vois ?
    - Je vois oui mais la communication, l’échange et le partage je les trouve autrement et ailleurs. Tout comme mon "réseautage social". J’ai déjà du mal à "entretenir" un blog…
    - Viandeo alors… ? 
    - Non plus. 
    - Quoi ? T’es pas sur Viandeo non plus ?
    - Non je te dis ! 
    - Ça craint professionnellement. Tu fais un métier de communication ma vieille, tu te dois d’y être !
    - … 
    - Mais… T’as Twittstar au moins ? Hein ? Dis-moi que tu as Twittstar
    - Oui ! Mais je suis toujours un peu en phase de test et je n’ai que deux abonnés qui se sont sans doute sentis obligés de… donc, c’est comme si c’était non !
    - Niou tu es désespérante. Twittstar c’est le nec plus ultra, même Demi Moore et Asthton Kutcher y sont. C’est de la vraie vraie convivialité, un réel réel outil de partage… 
    - Hmm hmm… Quel est l’intérêt de savoir que Demi a mangé une pomme et que Ashton tond la pelouse mais plus celle de Demi ? 
    - Si t’as pas Face-Bouc ni Viandeo et que t’es pas active sur Twittstar, c’est terriblement terriblement embêtant
    - Tiens, te voilà devenue bègue. Attention à la lobotomisation spontanée, "ma vieille" : Face-Bouc, Viandeo, Twittstar à forte dose, tu vois, ça peut craindre !



lundi 6 janvier 2014

Question Epineuse

Tout à l’heure, lors de ma pause-café à la brasserie du coin j’ai, bien malgré moi, assisté à un étrange ballet digestif orchestré sans la moindre gêne mais... en parfait synchronisme, il faut bien l’avouer, par deux hommes accoudés au comptoir.

Messieurs, si je peux me permettre de mettre les pieds dans le plat la timbale des bijoux de famille, ce n’est pas parce que vos bras ont la bonne longueur qu’il faut en profiter pour vous gratter >><< à tout bout de champ et en public.

Mais que peut-il bien se passer d'extraordinaire (ou pas) dans le string kangourou de certains hommes ? 
Je me le demande ! Et j’ose vous le demander…

vendredi 3 janvier 2014

Lutte Anti Résolutionnaire

Comme il est de coutume au début de chaque an nouveau, après avoir fait le bilan de fin d'année, voici venu le temps d'énoncer ses résolutions pour les douze prochains mois. Chacun y va de ses décisions sans aucun doute sincères au moment où elles sont pensées puis formulées. Les bonnes résolutions ne manquent pas, il est facile de décider d'en prendre ou de se persuader qu'il nous sera possible de le faire, plus compliqué est de les tenir par contre, la nature humaine troublant souvent toujours bonnes volontés et meilleures intentions.

Comme je suis un peu longue à la détente, en particulier en ce qui concerne les sujets ne me passionnant pas outre mesure, j'en suis encore à pinailler, à finaliser et à tenter d'équilibrer mon bilan de fin d'année. Actif, passif, pertes et profits... Alors pour ce qui est de mes résolutions, je n'y ai pas encore réfléchi et je ne compte pas me pencher sur le sujet plus que ça. J'ai suffisamment d'idées en tête en ce moment pour éviter de venir y ajouter des trucs-bidules-machins juste faits pour me démantibuler le neurone.
Cependant, afin de ne pas passer pour une mégère non apprivoisée, j'ai tout de même consenti à faire un effort... A l'aube de la nouvelle année j'ai donc choisi d'us et coutumer comme une majorité et je la prends cette maudite résolution ! Oui, une seule mais une que je me sais capable d'honorer. Cela m'évitera de décevoir et de me décevoir en ne respectant pas les engagements pris.
Ma résolution unique et principale sera donc : de ne pas en prendre !

Cela me paraît être une excellente solution si je m'en réfère au peu d'évolution que je me sens d'opérer à ce jour. Non pas que tout soit impeccable dans ma vie, j'ai un de ces ménages à faire dans le plat de spaghetti qu'est mon cerveau, si vous saviez... Tout est perfectible, surtout moi d'ailleurs.
Je m'octroie simplement le privilège d'agir en électron semi libre, semi libre parce que j'ai une famille, elle compte et j'en tiens compte. Si j'ai besoin d'agir en vue d'une éventuelle conversion cela se fera au moment propice et sans planification. Pas de contrat moral passé avec moi-même, pas de promesse non plus, pas plus que de serment, ni d'engagement. J'étudierai le sujet au fur et à mesure, mettrai un pas devant l'autre, gravirai marche après marche et poserai mes jalons. Je ne veux plus tirer de plan sur la comète, plus vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, plus me faire de fausses idées ou de fausses joies, je ne veux plus décevoir ni être déçue. Je veux pouvoir continuer à vivre, donner, apprécier, apprendre, connaître, aimer et partager.

2014 sera-t-elle l'année de tous les bonheurs ou de tous les dangers, de l'avancement ou de l'ankylose, du renouveau ou du pédalage dans la choucroute ? Je l'ignore, je ne suis pas devin... Une chose est sûre :

Elle sera.


Bonne et heureuse année à vous !