jeudi 30 avril 2015

Théorie De L'après Coup (Des Nious De La Plantation De Fraises)

Prendre la vie comme elle vient, profiter de tout comme d'un rien. De tous ces petits riens restés trop longtemps invisibles tant le voile était opaque. Arrêter de se prendre la tête avec des questions existentielles sur ce qui ne changera de toute façon pas malgré les débats et le combat. Simplement vivre ce que la vie propose de vivre au moment M, même si ce n'est pas le bon, même si c’est terriblement compliqué. 

Je suis restée loin des blogs, prise entre la (sur)charge parentale, le trop plein d'une réalité difficile, une saturation qui me situe au bord du gouffre, une étrange impression de solitude intérieure, d’incompétence et d’impuissance totales. Pourtant tout n'est heureusement pas souci, néanmoins, ce qui l'est absorbe et gangrène le meilleur.
Incapable de vous offrir mieux que du vague à larmes et de la mélancolie, je suis restée en retrait, longtemps, au point d’avoir aujourd’hui la sensation d’être une étrangère sur mon propre blog. 


Les brèves éclaircies m’ont permis de faire mes premiers vrais pas sur Twitter (Ah Twitter, il me faudra vous dire… un de ces jours !), davantage dans mes faisables. 
Primo, écrire au maximum 140 caractères me facilite la tâche ; pas besoin de longs discours, encore moins pour faire des flops face à des flopées de super-neuronés du jeu de mots. C’est coton ! 
Secundo, la spontanéité, la liberté, la souplesse, le petit grain de folie et l’opportunité d’y avoir accès depuis mon téléphone (ce que Blogger ne permet plus) le fait correspondre davantage à mes possibles. Et là, c’est la ouate… mais pas que ! 

Depuis quelques temps j’arrive enfin à prendre un certain recul sur les évènements de ces dernières années, même si la gestion de crise n’est pas mon fort. La sérénité n’est pas revenue (c’est à se demander si elle reviendra un jour) mais les moments où ma tête reste hors de l’eau sont plus fréquents. Enfin j’ose m’accorder de belles bouffées d’oxygène. Lucide, je sais que cela ne durera pas, alors je prends aujourd’hui ce qu’il y a à prendre et je laisse à demain son lot d’incertitudes. 

Je vous espère en forme et heureux. Je vous remercie infiniment pour vos messages, vos pensées, ainsi que pour vos passages réguliers ici. 
Je suis là... 


(Pour ceux qui ne connaitraient pas encore l'histoire le combat, c'est >>> ici <<<)

13 commentaires:

  1. Cela fait plaisir de te re-lire! Je venais régulièrement voir s'il y avait du N-ew-iou et j'étais chaque fois déçue! Tenir la tête hors de l'eau, je sais combien c'est difficile dans les moments calamiteux et j'ai souvent du mal encore à trouver les mots à poser sur mon blog. Je te souhaite de parvenir à te ménager des espaces et des instants d'apaisement et que le soleil s'invite dans ta vie chaque fois que c'est possible, même si les éclaircies sont fugitives. Tiens bon la corde et continue d'être là!

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    1. Merci Anthom pour tes mots, ils sont très touchants. Les liens que nous parvenons à tisser grâce à nos espaces personnels et aux réseaux sociaux, m'ont toujours émerveillée, souvent surprise. D'ailleurs je déteste employer le mot Virtualité les concernant, inapproprié.

      Je me suis déçue d'être incapable de libérer de l'espace "cérébral" pour continuer ici. J'ai un cerveau primaire et il se charge très bien de me rappeler l'idée fixe du moment. Du coup il m'est impossible de passer outre, de me concentrer. Physiquement je peux tout faire, tout gérer mais psychologiquement c'est extrêmement compliqué.

      Merci d'être toujours là, je passerai te lire avec grand plaisir aujourd'hui ou durant le week-end.

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  2. Ouep pareil, content de te lire ici, même si je te suis sur Twitter, de temps en temps ;-) Allez plein de pensées au plaisir de te recroiser plus souvent ;-)

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    1. Merci G. je suis heureuse de te retrouver et impatiente de rattraper, si je peux, mon retard de lecture ;-) Je devrais pouvoir "attaquer" ce week !
      (Je te vois passer de temps à autre sur Twitter... aussi).
      Bises

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  3. Doucement mais surement!
    Bon re-re-retour!

    Côté Twitter, ce n'est pas mon truc!
    Bien que j'y suis, mon dernier message date de juillet 2013.
    Si je dois utiliser un truc qui m'espionne autant utiliser FaceBook qui est aussi "mal" mais qui laisse plus de possibilité dans la rédaction des messages.
    Chacun son truc! ;-)

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    1. Salut Luc, merci ! ;)
      Justement, Twitter et ses messages riquiquis de 140 caractères me conviennent très bien en ce moment. Ayant du mal à faire court je galère un peu mais je parviens quand même à me défouler.
      Je m'y suis inscrite en 2010, par curiosité, mais à l'époque je n'avais pas du tout accroché. Souvent femme varie... :)))

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  4. reBienvenue chez toi ! Heureux de te relire, ces petites chroniques si finement rédigées me manquaient !

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    1. Ton commentaire est touchant Diablotin, un grand merci !
      Je vais tenter d'être plus régulière dans la lecture des notes de mes blogs préférés comme dans la publication de mes inutilités cybernétiques ;)

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  5. Je pense en te lisant à une chanson d'un chanteur que j'apprecie peu mais qu'il m'arrive d'écouter.
    Je pense que les mots que l'on pose nous permettent de rester en vie et en réaction avec les autres. Je me retrouve bien, comme à chaque fois, dans ton texte.

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    1. Encore faut-il parvenir à les sortir ces mots. Chez moi, ils ont tendance à rester coincés au fond de ma gorge, le temps d'une digestion lente...
      Merci pour les tiens déposés ici :-)

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  6. C'est super de te lire à nouveau… Je passe souvent et j'espère que tu vas réécrire ici

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    1. Merci Obni !
      Je me rends compte qu'il m'est très difficile de reprendre le "fil" ou de le faire évoluer.
      J écris, j'efface, j'écris, j'efface et il n'en reste finalement rien.
      En bref : C'est pas du tout comme le vélo ;))

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    2. Ben il est temps d'arrêter le vélo et de retrouver ton clavier, alors...

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