Il y a des jours où,
même le pied appuyé à fond sur la pédale de frein, tout va beaucoup trop vite,
trop fort. La vie se moque bien que bibi s’esquinte aussi les oreilles à
freiner des quatre fers ; tout s’emballe, du lever au coucher, un peu
comme si j’assistais à un concert de rock dans une rame TGV à l’insu de mon
plein gré.
Le monde se nourrit de bruit, s’empiffre de brouhaha et de vacarme à tire-larigot.
C’est un boucan d’enfer sans relâche et quasiment partout.
Ça commence dès le matin avec ce fichu réveil qui nous extirpe violemment de la douce torpeur de la nuit. Et ça continue avec le bruit des appareils électroménagers : le grille-pain fait bip bip, le micro-ondes fait bip bip, la plaque de cuisson fait bip bip, la cafetière fait bip bip… je ne vous parle pas du réfrigérateur qui m’échauffe les oreilles sur l’air de Oh Suzanna dès que j’hésite un peu trop longtemps entre un yaourt bulgare et un fromage blanc !
Et ça continue encore avec les excités du matin coincés dans les embouteillages sur le chemin du travail, adeptes de symphonies klaxonnales en fa majeur et de braillements en tout genre… Peut-être d'ailleurs, doivent-ils d’être au bord de la rupture d’anévrisme à Mireille Mathieu chantant la Marseillaise, toutes amygdales dehors, une heure plus tôt "dans" ledit réveille-matin. Qui sait ?
Bref, c’est comme ça toute la journée.
Ça commence dès le matin avec ce fichu réveil qui nous extirpe violemment de la douce torpeur de la nuit. Et ça continue avec le bruit des appareils électroménagers : le grille-pain fait bip bip, le micro-ondes fait bip bip, la plaque de cuisson fait bip bip, la cafetière fait bip bip… je ne vous parle pas du réfrigérateur qui m’échauffe les oreilles sur l’air de Oh Suzanna dès que j’hésite un peu trop longtemps entre un yaourt bulgare et un fromage blanc !
Et ça continue encore avec les excités du matin coincés dans les embouteillages sur le chemin du travail, adeptes de symphonies klaxonnales en fa majeur et de braillements en tout genre… Peut-être d'ailleurs, doivent-ils d’être au bord de la rupture d’anévrisme à Mireille Mathieu chantant la Marseillaise, toutes amygdales dehors, une heure plus tôt "dans" ledit réveille-matin. Qui sait ?
Bref, c’est comme ça toute la journée.
24 heures sur 24 nous
vivons, bien malgré nous, au rythme de cet univers assourdissant. Sans s’en
rendre vraiment compte, on a pris l’habitude d’évoluer au quotidien dans un
environnement bruyant. Le bruit est devenu un imperceptible bruit… de fond. Il
faut dire que la plupart d’entre nous n’apprécie pas le silence qui, à l’ère de
la communication tous azimuts, est
forcément associé au vide, à l’ennui, à la timidité maladive,
etc…
Mais pourquoi faudrait-il donc à tout prix le meubler (d’inutile ?), l’encombrer
(de bavardages superflus ou de banalités ?) ? Sans doute pour ne pas
l’entendre, pour éviter le malaise qu'il provoque chez certains ou pour combler un pseudo vide.
Je ne sais pas ce qu’il
en est pour vous mais moi j’aime l’entendre ce silence, pas tout le temps et pas trop longtemps mais elle me rassure cette petite musique. J’ai la
sensation de mieux voir, de davantage discerner ce qui m’entoure.
Quand le silence est là je perçois les frémissements de la nature, je profite de la sérénité et de la tranquillité que le bruit ambiant étouffe la plupart du temps. Je peux entendre à nouveau le vent qui fait bruisser les feuilles des arbres, la goutte d’eau qui s’écrase sur la table de jardin après l’orage, le piaillement discret de ce petit oiseau qui se pose tous les jours, quasiment à la même heure sur la même branche. Je distingue la respiration d’une de mes filles, le soupir de l’autre, un estomac qui gargouille, son cœur qui bat… La vie quoi !
Je suis une grande amoureuse du silence. Et pourtant je ne suis pas placée sur la première marche de l’échelle de la Pie (la Richter ou Beaufort des bavardes) qui en compte six.
Le silence est un privilège devenu trop rare et je le savoure comme toutes les bonnes raretés ; avec un plaisir profond. Mais… Chutt !
Quand le silence est là je perçois les frémissements de la nature, je profite de la sérénité et de la tranquillité que le bruit ambiant étouffe la plupart du temps. Je peux entendre à nouveau le vent qui fait bruisser les feuilles des arbres, la goutte d’eau qui s’écrase sur la table de jardin après l’orage, le piaillement discret de ce petit oiseau qui se pose tous les jours, quasiment à la même heure sur la même branche. Je distingue la respiration d’une de mes filles, le soupir de l’autre, un estomac qui gargouille, son cœur qui bat… La vie quoi !
Je suis une grande amoureuse du silence. Et pourtant je ne suis pas placée sur la première marche de l’échelle de la Pie (la Richter ou Beaufort des bavardes) qui en compte six.
Le silence est un privilège devenu trop rare et je le savoure comme toutes les bonnes raretés ; avec un plaisir profond. Mais… Chutt !
|Phrase du jour : Vos gueules les mouettes !|
|Et puis : Je donnerais beaucoup pour avoir sous la main le contenu d’une boîte Haribo à me mettre sous la dent|
|Et puis… encore : Je ferai plus court la semaine prochaine, promis !|
http://www.alvis-audio.com/catalog/page3.html
RépondreSupprimerTrès efficace :-)
Hum... comment dire ? Je ne supporte pas d'avoir quelque chose sur ou dans les oreilles, même si le quelque chose est de compétition et qu'il ne me coupe pas du monde (dixit la pub) Ça me rend... nerveuse :-))
SupprimerTrès poétique le lien de Gilsoub! Mais, si on se bouche les oreilles, justement on n'entend plus le silence!
RépondreSupprimerLa quintessence du silence, pour moi, c'est cette sérénité qui monte de la terre endormie, par ma fenêtre ouverte sur la nuit. Et des centaines d'oiseaux et d'insectes qui déclinent les appels et chuchotis les plus divers, le frôlement d'une branche de rosier sur le mur, le passage rapide d'une aile de hanneton contre la moustiquaire...
Très joliment exprimé !
SupprimerMon moment préféré est le lever du jour, cet instant où la vie reprend tout doux et petit à petit après le repos de la nuit.
Le silence est d'or, certes ! Mais, "sans musique, la vie serait une erreur", rappelait Nietzsche ;-)
RépondreSupprimerNietzsche a bien raison...
SupprimerMais justement, je trouve que le silence - et pas l'insonorité totale - est une musique. Je ne sais pas si je suis très claire dans mon explication ! ;-)
Nnnnt nnnnt nnnnt... Meme chez Webern, où la musique se raréfie aux limites du silence, celui-ci n'est pas total ;-) Maix je te recommande d'écouter (sic) 4'33 de John Cage : la partition, qui dure donc 4'33, est toute blanche. L'oeuvre ne doit être donnée qu'en concert, et c'est la qualité de ces 4'33 qui est à chaque fois différente et tributaire du contexte et de la salle...
Supprimer"Nnnnt nnnnt nnnnt" ? ... signifie que je n'ai pas été claire dans mon explication ? ;-)
SupprimerJe viens de visionner quelques vidéos de l'oeuvre. Ce minimalisme absolu est assez étonnant mais bien pensé, finalement. Et il fallait oser !
Semblable mais dans un tout autre domaine on a le "Carré blanc sur fond blanc" de Malevitch...
Oui, c'est le même type d' [escroquerie][arnaque] oeuvre conceptuelle ;-) !!!
SupprimerRire. Tout est dit, c'est "conceptuel", "avant-gardiste", "expérimental", etc. etc. C'est entre l'Art... naque et le canul... Art et ça marche apparemment ;-)
SupprimerSi je peux me permettre d'intervenir dans votre échange, juste pour constater que c'est avec ce type de performance empoisonnante que l'Art se nique...
Supprimerok, je sors...
Permets-toi, je t'en prie ;-)
SupprimerLe souci (je me demande si c'en est un d'ailleurs) est que l'art "conceptuel", "contemporain" (comptant pour rien), etc. est quasiment devenu une institution et surtout prétexte à faire de jolis profits. Tout ceci est affaire de goût, du goût de chacun, comme toujours.
Il peut y avoir de belles œuvres mais quand on me dit qu'une toile blanche de 20 x 20 cm, un drap défraîchi épinglé sur un mur, un bidet accroché à un arbre, un Piss Christ ou une boîte en carton posée sur une table a demandé réflexion ainsi qu'une profonde recherche de l'artiste... je ris !
Je vais t'en faire de l'art comptant pour rien, et pas plus tard que tout de suite ! ;-))
Je parie que ton frigo, c'est un S••••ng ;-) ! Ils aiment bien faire chanter leurs appareils ! Leur mélodie du lave-linge est d'ailleurs la même que celle du sèche-linge :-)
RépondreSupprimerRire. Et tu serais prêt à parier combien ? :-))
SupprimerCelui-ci : http://www.bienchoisirmonelectromenager.com/nouveautes-samsung-2012-2-nouveaux-refrigerateurs-combines fait de la musique et chante électroniquement -je conviens que c'est assez moche- l'air demandé...
SupprimerJe vois ça... Mais non mon réfrigérateur n'est pas un S....ng. Le chaebol sud-coréen a donc pompé Oh Suzanna sur les yankees ! Les forty-niners doivent se retourner dans leurs tombes.
SupprimerEt encore, ce n’est pas à Paris que tu vis !!!
RépondreSupprimerIci le silence n’est plus qu’un concept lointain alors qu’il devrait être au cœur des préoccupations de la ronde infernale puisque « Silence, on tourne ! ».
En ce moment, je rêve de souffle de vent sur les plumes des oiseaux, de bruissement de lande, de grand air pur et du repos des oreilles… Je veux bien partir avec toi en isolement chez les Inuits ou simplement sur les Grands Causses de Lozère ou d’ailleurs…
Quoiqu’avec toi…
le silence…
comment dire…
Mais je sais quelques habiles manières à te clouer le bec ! ;-)
Oh ! Tu me proposes la botte chez les Inuits ou les bottes en Lozère ? :-D
SupprimerPour le grand air pur et le repos des oreilles, je te propose les Kerguelen ou Saint-Pierre et Miquelon, voire la Terre Adelie. Là, à part les skuas, les manchots empereurs, les phoques de Weddell et les petrels des neiges...
Pour le bruissement de la lande il y a l'Irlande que j'adore ou l'Noooord que tu connais mieux que moi.
Quant au souffle du vent sur les plumes des oiseaux... j'hésite, tout dépend si tu les veux exotiques les zozios ;-)