Chaque année,
la semaine précédant Noël voit la chimie de mon cerveau se modifier au point de
déclencher, entre autre, une étrange frénésie pâtissière. Cette année, outre la fabrication de truffes, de fruits déguisés, de biscuits
suédois et autres sablés, j’ai eu envie de faire les bûches qui viendront clore le repas de Noël. Juste pour le plaisir de les faire et d’annoncer : "C’est
moi qui les ai faites !".
Pour une belle réalisation il est essentiel de réussir la génoise ou, dans mon cas, son frère jumeau, le biscuit joconde. Il doit rester souple afin d’éviter qu’il ne se brise au roulage.
Rien de bien ardu pensais-je, j’en ai vu d’autres, j’ai fait des dizaines de gâteaux roulés et ce biscuit, je vais le faire les yeux fermés, j’en suis certaine !
Je trouve deux recettes de chefs pâtissiers, demande quelques avis de-ci de-là et forte des différentes astuces de chacun, je passe en mode création. La recette de la bûche de Nicolas Bernardé me parait plutôt pas mal, elle semble simple à réaliser et, ce qui ne gâche rien, elle a une belle tête. Tout du moins sur le papier…
Banco ! Ce sera donc celle-là, quitte à varier les arômes pour la rendre plus digeste après un long et copieux repas.
Pour une belle réalisation il est essentiel de réussir la génoise ou, dans mon cas, son frère jumeau, le biscuit joconde. Il doit rester souple afin d’éviter qu’il ne se brise au roulage.
Rien de bien ardu pensais-je, j’en ai vu d’autres, j’ai fait des dizaines de gâteaux roulés et ce biscuit, je vais le faire les yeux fermés, j’en suis certaine !
Je trouve deux recettes de chefs pâtissiers, demande quelques avis de-ci de-là et forte des différentes astuces de chacun, je passe en mode création. La recette de la bûche de Nicolas Bernardé me parait plutôt pas mal, elle semble simple à réaliser et, ce qui ne gâche rien, elle a une belle tête. Tout du moins sur le papier…
Banco ! Ce sera donc celle-là, quitte à varier les arômes pour la rendre plus digeste après un long et copieux repas.
Je prépare le
biscuit, l’enfourne et le temps de sa cuisson je m’occupe de la crème au café ainsi
que du concassage des noisettes préalablement torréfiées. Vingt minutes plus
tard le biscuit est enfin cuit et le verdict tombe : tout comme la bûche sur
la photo, il a une belle tête : Ni trop blanc, ni trop brun. À point. Certes, c’est
une tête de pas-bien-terminé mais quoi de plus normal à ce stade de la recette
?
J’imbibe copieusement le biscuit de sirop, j’étale la crème sur le biscuit, la parsème des noisettes concassées… et je roule. Enfin ! La merveille (si, si, j'y tiens) n’a plus qu’à reposer quelques heures au réfrigérateur, gainée serré dans son papier sulfu pour éviter tout affaissement inconvenant. Viendra ensuite le moment du tartinage décoratif.
Cette ultime étape est rapide et le dessert-beau-comme-un-camion, s’étant tout de même légèrement avachi entre temps, repart illico presto au frais pour parfaire sa tenue. Pendant ce temps-là, fière de ma réalisation, je téléphone à la terre entière pour annoncer, un peu trop tôt, la bonne nouvelle : "Il est né le divin enfant et il est… presque parfait".
J’imbibe copieusement le biscuit de sirop, j’étale la crème sur le biscuit, la parsème des noisettes concassées… et je roule. Enfin ! La merveille (si, si, j'y tiens) n’a plus qu’à reposer quelques heures au réfrigérateur, gainée serré dans son papier sulfu pour éviter tout affaissement inconvenant. Viendra ensuite le moment du tartinage décoratif.
Cette ultime étape est rapide et le dessert-beau-comme-un-camion, s’étant tout de même légèrement avachi entre temps, repart illico presto au frais pour parfaire sa tenue. Pendant ce temps-là, fière de ma réalisation, je téléphone à la terre entière pour annoncer, un peu trop tôt, la bonne nouvelle : "Il est né le divin enfant et il est… presque parfait".
Préoccupée par le casse-tête des menus à élaborer, des listes
de courses à faire et des cadeaux à terminer, la bûche m’était complètement sortie
de l’esprit jusqu’à ce que parvienne, du fin fond de la cuisine, le bruit d’un
remue-ménage inhabituel à l’ouverture du frigo du dimanche. Des éclats de rires
fusent… ça glousse, ça piaille, ça chuchote et arrivent les mots qui tuent :
- "Mais c’est kloug ! Regarde, maman a fait kloug !".
Amusée Mortifiée, j’ai rajouté en gros et en rouge sur ma liste : Commander les bûches.
- "Mais c’est kloug ! Regarde, maman a fait kloug !".
Amusée
Il y a du moqueur chez toi, on dirait !
RépondreSupprimerPauvre de toi. Je dois avouer que les trucs dits "de Noël" me tentent assez peu (dindes, bûches, tout ça). En revanche en ce moment j'ai envie de tenter une tarte au pamplemousse (légère obsession pour les agrumes, ça va passer).
Il y a surtout deux petites taquines à qui je ne peux en vouloir : telle mère telle(s) fille(s) dit-on... elles sont donc à bonne école ;-)
SupprimerJe ne tiens pas à la dinde non plus ni aux marrons d'ailleurs, sauf s'ils sont glacés, en crème ou en glace. Par contre j'aime bien l'ambiance des préparatifs sucrés de Noël tout comme celle de la déco, elles imprègnent la maison de bonne humeur et des odeurs de mon enfance.
La buche, souvent trop grasse et extrêmement lourde au siècle dernier, n'est plus ce qu' elle était. Les crèmes se sont allégées, le biscuit est devenu aérien, les parfums sont exotiques... Et puis, depuis quelques temps, nous avons besoin de garder quelques repères dans la famille, de poser des balises, des petits trucs anodins pour nous, sensés faire travailler la mémoire de ma maman qui, hélas, s'enfuit au pas de course.
Je te rejoins pour les agrumes... j'y ajoute le kiwi et l'ananas.
L'avais-tu seulement bien roulé sous les aisselles?
RépondreSupprimerAh le roulage sous les aisselles c'est pour aujourd'hui Anthom ! Parce qu'aujourd'hui c'est atelier Doubitchous de Sofia ;-)
SupprimerAh la buche traditionnel plutôt au chocolat en ce qui me concerne, je me damnerais pour ! C'est juste un souvenir d'enfance et chaque année je m'en paye une !
RépondreSupprimerSi je maintiens deux entraînements intensifs par mois, l'an prochain je devrais pouvoir t'en offrir une du tonnerre, faite maison (sans mitaines ni gants ni moufles) ! :-))
Supprimer:-) cette bûche kloug était elle bonne au moins ? bon courage pour les préparatifs !
RépondreSupprimerMerci Hélène !
SupprimerLa crème était excellente mais le biscuit, pourtant sensé être facile à faire, n'était pas bon du tout : Trop compact, pas assez sucré et cassant. Du coup, la buche avait un air lointain de mille feuilles... raté aussi. Rire.
Je suis têtue, elle n'aura pas le dernier mot, je ferai d'autres tentatives après Noël, même si la période est passée. À moins de créer la Fête des bûcherons du Mercantour ;-)