Je baye aux corneilles (merci Maître Capello). C’est horrible comme je suis assommée cet
après-midi.
La nuit a été quasi blanche. Comment dit-on dans ces cas-là, qu’elle était grise ? Sombre ? Beige ? Crème ? Disons crème, pour le côté doux et onctueux de ce que le terme évoque. Et puis il va on ne peut mieux avec le grand mug de café qui fume paisiblement, juste là, entre mon clavier et l’écran. Je sais, j’avais dit que je ne boirais plus de café mais à part le café et le clairon, je ne vois pas très bien ce qui pourrait me sortir de cette somnolence. Pour le clairon, c’est… clairement non, ne restait donc plus que la drogue habituelle pour me stupéfier un minimum, n’en déplaise à mon foie.
La nuit a été quasi blanche. Comment dit-on dans ces cas-là, qu’elle était grise ? Sombre ? Beige ? Crème ? Disons crème, pour le côté doux et onctueux de ce que le terme évoque. Et puis il va on ne peut mieux avec le grand mug de café qui fume paisiblement, juste là, entre mon clavier et l’écran. Je sais, j’avais dit que je ne boirais plus de café mais à part le café et le clairon, je ne vois pas très bien ce qui pourrait me sortir de cette somnolence. Pour le clairon, c’est… clairement non, ne restait donc plus que la drogue habituelle pour me stupéfier un minimum, n’en déplaise à mon foie.
Apathique, je fixe l’écran en espérant qu’une idée en jaillisse, vienne
coloniser mon cerveau, ne serait-ce qu’un dixième de seconde, pour combler enfin
ce vide qui y squatte depuis ce matin. J’attends que le sujet fuse, j’attends d’avoir
quelques mots à déposer, à aligner. Je n’irais pas jusqu’à souhaiter de grands mots, ni
même quelques mots d’esprit mais j’aimerais beaucoup consigner au moins le
premier, celui qui fera sortir les motus de l’antre du Sans mot dire écrire.
Le passeur de mots, en quelque sorte.
Deux ou trois tout petits, même minis, même affreux, même déviés et ridicules,
même vilains et inutiles feront mon affaire. Ils me permettraient ainsi d’arriver, cahin-caha,
jusqu’au dernier. Et dieu sait que j'aime l'avoir celui-là !
J'écris en douce pendant que mon enthousiasme et mon aspiration sont
encore (ou déjà) au lit. Je bâille de sommeil, de fatigue et d'ennui : Trouver son mot à dire est épuisant…
Les mots, ces petits vocables anodins et pourtant fuyant à l’envi…
RépondreSupprimerVous vous préparâtes, vous vous assîtes, vous vous rendîtes sur votre blog et patratra vous vous aperçûtes de l’absence de ces petits lutins pas mot[tivés].
On sent bien que vous aimez l’écrit , mais pas l’écrit vain ; que vous pratiquez aisément l’art de la conversation car on aime le mot dit (comme Fritz Lang).
Et pourtant, chère amie, vous êtes surprise de « bailler ».
Dois-je en conclure que vous vous êtes reconvertie dans l’immobilier, d’où l’emploi de ce verbe « bailler » signifiant « donner à bail ».
Hé oui, car pour obtenir définitivement les faveurs de Max Favalelli (que vous aviez commencé à recueillir dans votre billet précédent avec vos définitions de mots croisés) ou encore des académiciens (et Dieu sait si on aime votre académie) il vous aurait fallu avoir recours au verbe « bayer » dont l’exemple le plus évident est « Je baye aux corneilles (ou aux grues, ça se dit aussi, surtout dans le bâtiment ou sur certains trottoirs de la Capitale au début du siècle dernier) ».
E
t d’ailleurs, cette histoire de corneilles ne peut que nous mettre sur les dents en prévision d’une brouille bien futile : il est connu que corneille et molaire ne firent pas bon ménage.
A très bientôt pour une nouvelle émission des Jeux de 20 heures.
Et je remets 10 francs dans le nourrain !
Merci Maître Capello, rien ne semble vous échapper. Votre esprit aiguisé, votre sens du mot exact ou de la juste expression, ainsi que votre énergie à défendre la langue française vous honore. Et m'épate. J'en suis toute retournée.
SupprimerCorrection a été apportée, dorénavant je m'abstiendrai de rédiger un billet en bâillant aux corneilles : j'attendrai d'avoir retrouvé tous mes esprits. Enfin, ce qu'il en reste. Rire.
Je suis tombée dans le piège du barbarisme, à pieds joints, alors que M. Guivier, mon professeur de Français au collège, en avait cité l'exemple en traitant des paronymes. La petite cervelle que je suis avait enfoui la chose dans les tréfonds de je ne sais où. Dans l'oreille interne droite, peut-être...
Et je remets 10 francs dans le cochon !
Dans ma précipitation à vous répondre depuis une machine diabolique dont vous ignorez l’existence, j'en ai omis une chose très importante que je rectifie, séance tenante : je n'ai aucune dent contre vous... Nonobstant, je vous ai à l’œil ;-)
SupprimerEt je remets 100 francs dans le nourrain ! (A ce train là il va engraisser très vite notre cochon de lait... Nous pourrons très bientôt en faire un festin)