jeudi 2 octobre 2014

Taquinerie Chronique #2

La curiosité générée par la précédente note semble titiller quelques commentateurs et commentatrices. Je pensais - d’après les affirmations de certains messieurs bien mal embouchés - que l’attrait pour la matière n'était qu'une affaire de femmes. Que nenni ! Et nenni bien, même.
N’ayant pas la fibre tortueuse, étant moi-même d’une rare impatience, je vais donc aujourd’hui, vous en écrire davantage sur le non-dit d’hier.

L’histoire est d’une banalité (je souhaitais employer le terme Banal mais le correcteur orthographique de Blogger me supprime systématiquement le b minuscule… Ce n’est pourtant pas une histoire de Q que je m’apprête à vous conter) déconcertante, elle aurait pu se passer dans votre ville, sur votre lieu de travail ou même chez vous.
Une histoire simple dans le quotidien de tout un chacun.

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Bon sang de bois ! Voilà que les mots me jouent des tours, ils refusent bon ordre comme bon sens et font la grève du zèle. Il faut dire, pour leur défense (je sais oui, je me fais l’avocate du diable, mais c’est un vieux fantasme), que j'écris presque toujours sous le coup de l’impulsion, sans réflexion ni tergiversation, au moment où ils me viennent et comme ils me viennent, à l'instant où ils se lient, où ils se délient, se liguent, se rangent et s’arrangent entre eux. Plus ou moins bien d’ailleurs, selon le bon vouloir de chacun. Alors pour eux, après l’heure ce n'est plus tout à fait l’heure.
Il suffit de peu pour qu'ils n'en puissent plus et décident tout à coup de faire du rase-mots, de céder aux sirènes d’un attractif franchissement de mur du son laissant l’écrit vain là, ou de faire une démonstration de force à coups de loopages blanches. 
Il arrive aussi que les arrogants pilotes en verve, grévistes du verbe, les commandants du débord... au bord de l'implosion ainsi que le personnel arguant navigant en hauts troubles, exploitent cette brèche du temps perdu au profit de la bannière syndicale des voleurs de mots, sur laquelle nous pouvons lire : "On board pas today" ou "Cancelled".

Il va me falloir négocier serré sans pour autant perdre de la portance - ce qui serait fatal - et avec tact. Afficher le plan de vol de la mort qui tue, m’armer de patience afin de reprendre mon tour de contrôle. Amadouer un piquet de grève ne figure pas encore dans la liste de mes compétences reconnues, alors… Alea jacta est !
Il est déjà 17 heures 15 ? Je suis au regret de vous écrire que ledit récit ne sera pas pour tout de suite ; on m’attend pour le concours de crapette Corse ! 

Qui sait, il se pourrait que très prochainement  je vous raconte mon tête à tête avec "Oh Ange-Marie tu coupes ou tu attends encore que ça se coupe tout seul ?".


12 commentaires:

  1. Tout cela se corse… L'écorce d'un récit qui tangue haut (comme qui dirait l'autre)

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    1. Je dirais plutôt que l'odyssée vole bas, l’altimètre s'affole, c'est même pire que le rase-mottes puisque je suis au ras des pâquerettes. Mais j'aime assez ta référence à (peut-être) Fernandel et à son irrésistible Tango Corse.

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  2. Charlélie Pointdecroix3 octobre 2014 à 07:44

    Tu ne serais pas en train de nous la faire "comme un avion sans zèle" ?
    Des coups à nous faire chanter toute la nuit...

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    1. Quel joli pseudo M. Pointdecroix... Rire.
      Chantant presque aussi bien - hormis sous la douche - qu'un petit coucou (on a l'envergure de ses mensurations, forcément :-))) "ailant à contre-courant", je ne suis donc pas une talentueuse professeure de chant. Pour le coup, je ne suis pas, non plus, une maîtresse-chanteuse.

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    1. Traitre ! Mais où est donc passé le préavis qui aurait du être déposé en temps et en heure ? Hum... ?

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    2. Il est dans tes spams ! :-D

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    3. Rire. Attention Pinocchio, ton nez s allonge démesurément. Tu vas bientôt pouvoir toucher la lune rouge de ce soir, Saturne, voire atteindre la quatrième dimension :-D

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  4. Du talent sur cette page il y a.
    Dans le bon ordre les mots sont et fines les idées se découvrent.
    Pour décoller aide-toi de la Force (ou bien essaie l’eau chaude).

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    1. Sourire. Ou alors, pour ceux qui n'ont pas inventé l'eau chaude, comme moi, l'éther et ses vapeurs produisent aussi leur petit miracle... également sur la colle des adhésifs récalcitrants ;-)

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  5. Et le service minimum des mots, il n'y a pas obligation à l'assurer un peu, hein ???
    Ça fleure bon le roman populaire à épisode, tout ça...

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    1. Que tout le monde se rassure, il n'y a aucune saga automnale "à vue"... ni dans les paramètres du pilote automatique.

      Quant au service minimum... Ne sommes-nous pas déjà dans le maximum du minimum ?

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