vendredi 25 avril 2014

Vous Avez Demandé La Peau Lisse ?

Le vieillissement est inévitable et nous n’avons pas d’autre choix que celui de nous y faire. Hélas pour certain(es), l’apparence d’une ridule ou d’un tout petit cheveu blanc suffit à provoquer l’effondrement total.
Une fois encore nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne ; les génétiquement bien lotis résistent et traversent les décennies sans gros dégâts, évitant ainsi facétieusement l’appartenance précoce aux chefs-d’œuvre en péril. Pour les autres, dans le même laps de temps, c'est... la peau de chagrin. 

Comment rester jeune le plus longtemps possible ? Voilà LA question récurrente qui partage la une de tous les magazines beauté du moment, l’autre traitant du sempiternel sujet excitant et saisonnier sur la énième dernière méthode miracle permettant de perdre, en 4 mois, 23,5 grammes derrière les oreilles sans jamais les reprendre. 



A l’heure du jeunisme forcé où il est important, voire primordial d’effacer les outrages du temps, de gommer visages expressifs au profit de faciès tétanisés ou de gueules de Fugu, les laboratoires de recherches fourmillent d’idées nouvelles pour tenter de nous garder jeunes "toute la vie" : Crèmes de l'extrême à base d’acides de fruits, de AHA (Mortennnnnnnnn !), d’anti-radicaux libres, de coenzyme Q10, sérum miracle au venin de serpent ou à la fiente de pigeons, gymnastique faciale de compétition, etc… Rien n’est trop beau tout doit être mis en œuvre pour combler la moindre ridule, lisser les vieilles peaux, éviter les effondrements de façade et avoir bonne figure afficher minois frais dès potron-minet.

Les dernières techniques invasives sont effrayantes : injections de toxine botulique, d’acide hyaluronique, de collagène et même de gaz carbonique ! Le résultat obtenu est parfois monstrueux  (les frères Bogdanoff - extra-terrestres en herbe et Jocelyn Wildenstein - panthère plus que nébuleuse, sont deux exemples de démesure en la matière, deux parmi tant d'autres).

S’entretenir est une chose, en arriver à ressembler à un jambonneau sous vide exposé sur l’étal d’une charcuterie de grande-surface en est une autre.
Non, vraiment ça ne me dit rien qui vaille d’autant que mon huile-passe-partout semble avoir d’étonnantes vertus. Le rajeunissement est même plus qu’exceptionnel.
La preuve ? Il y a deux hivers j’ai réussi à attraper, in extremis, la coqueluche, maladie infantile par excellence. Qui dit mieux ?
A ce rythme, dans trois ans je fais l’ictère du nourrisson.


Ne soyez pas jaloux messieurs… Vous avez droit à une prime de rajeunissement supplémentaire. Alors heureux ?

4 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas Jocelyn Wildenstein. Elle fait peur !!!

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    1. Rire, c'est bien mon avis aussi !!! Quelque chose me dit qu'au réveil ce ne doit pas être (la panthère) rose ;-)
      Là, on dépasse largement le stade coug(u)ar...

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  2. J'ai bien ri au "Mortennnnnn" comme quoi je suis dans l'âge où je devrais me préoccuper de ces choses, au lieu de m'en foutre.

    Mais on est bien tous d'accord que les refaites, elles sont plus moches que si elles paraissaient leur âge, non ? Alors du coup, je comprends mal la motivation, à part le déni total ?

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    1. Je ne m'en fous pas mais le vieillissement cutané ne m'empêche pas pour autant de dormir, c'est le processus normal. Je ne suis pas du tout dans le trip de ces techniques là... J'hydrate ma peau tous les matins, fais quelques masques bonne mine (je me badigeonne avec du concombre mixé dans du yaourt bulgare - Rire) de temps en temps et en été j'utilise une huile nourrissante qui, contrairement à son nom, ne rend pas ma peau ou mes cheveux gras. Je ne suis pas prête à me faire injecter je ne sais quoi je ne sais où ! ;-)

      Tout le monde préférerait garder une apparence pas trop défraîchie mais de là à mettre tout en oeuvre pour au final être certes moins ridé(e) mais oh combien plus moche... D'ailleurs je ne comprends pas les chirurgiens qui acceptent d'en arriver à de tels excès, je ne comprends pas non plus que l'ordre des chirurgiens laisse faire.

      Sans doute y a-t-il déni et puis bien souvent on ne se voit pas comme les autres nous voient ; avec un certain recul.

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