Ah le revoilà le fameux "vendredi 13" ! Je ne
suis pas superstitieuse du tout (je croise les doigts, manquerait plus que ça !),
cependant, pour contrer une période un peu poissarde j’ai décidé de tester le
bon sort et donc de formuler quelques vœux pieux. Aussi et surtout d’essayer
de tenir la guigne à bonne distance. Après tout… je n’ai rien à perdre et ce n’est
certainement pas le pompon de marin, bien à l’abri dans la poche intérieure de mon
sac, qui me contredira.
Profane en la matière, j’ai pris des renseignements auprès de quelques proches, histoire de me mettre à coup sûr Mme Chance dans la poche, vendredi au moins.
En ce qui concerne la famille, d’origine Corse par ma mère et Sicilienne par mon père (Et oui… Le Vésuve, l’Etna, le Stromboli et la Cosa nostra d’un côté, la tête de Maure, le Bruccio, le fiadone, les paillotes, I muvrini et les… "boom !", de l’autre), il est, je pense, inutile de vous dire que feues mes grands-mères y croyaient dur comme fer à cheval. Pas forcément au vendredi 13 mais à toutes les superstitions possibles et inimaginables :
- "On ne pose
pas les chaussures sur la table, ni un chapeau ou une casquette sur un lit",
- "On ne se coupe pas les ongles les jours en R",
- "On touche du bois à tout va",
- "On ne met pas 13 personnes à la même table",
- "On ne fait pas de sortie en bateau un vendredi 13, ni un lundi de Pâques",
- "On ne pose pas le pain à l’envers",
- "On garde toujours un œil de Sainte Lucie sur soi", etc. etc.
Je n’ai pas grandi avec ce culte-là, heureusement, si cela
avait été le cas, les stocks de sel des Salins du midi seraient épuisés depuis
longtemps et il est fort à parier que nous en serions à liquider ceux de Guérande.
Quant aux amis, ils prétendent ne pas y ajouter foi, pourtant,
ils semblent être bel et bien influencés par la croyance puisque certains affirment
éviter de prendre une décision professionnelle importante, d’autres, au contraire,
profitent de ce jour de chance pour signer un contrat, d’autres encore remplissent
exceptionnellement une grille de Loto, au cas où.
Sophie a une astuce imparable pour attirer la chance ; elle fait 13 allers-retours, à quatre pattes, sous une table à 13 h 13 tout en formulant son vœu à haute voix, sans oublier de croiser quelques doigts. Alain, glisse dans sa poche avant gauche une patte de lapin albinos. Pierre, lui, vendredi 13 ou pas, a accroché depuis longtemps un fer à cheval au dessus de la porte d’entrée de sa maison. Anne cherche des trèfles à quatre feuilles dans sa pelouse le vendredi dès l’aube…
Mon pompon fera l’affaire !
Evidemment, entre aujourd’hui et vendredi, il faut à tout
prix éviter de croiser un unijambiste bègue ou un chat noir, d’ouvrir un parapluie
à l’intérieur et bien sûr, de passer sous une échelle. La chance serait alors fortement
contrariée et prendrait ses jambes à son cou.
Si vous êtes paraskévidékatriaphobe, c'est-à-dire si vous
redoutez les "vendredi 13", préparez-vous, le prochain sera en décembre !
Personelement, je ne suis pas superstitieux, cela porte malheur !
RépondreSupprimerPerso je suis superstitieuse quand ça m'arrange et pour ce qui m'arrange. Dans ce cas-là, je t'assure que ça peut porter bonheur ! :-))
SupprimerJe ne veux pas être superstitieux parce que j'ai un esprit cartésien et plutôt scientifique. Mais je dois avouer que parfois je suis troublé par mon comportement...
RépondreSupprimerJe ne veux pas l'être non plus pour les mêmes raisons que les tiennes mais je me suis rendu compte, à l'occasion de la rédaction de cette note, que j'étais tout de même influencée, sans le vouloir, par certaines de ces "croyances".
SupprimerDemain sera donc un jour comme les autres, plutôt un bon jour d'ailleurs, à commencer dans la bonne humeur puisqu'il est supposé porter bonheur. Chez moi, la méthode Coué marche bien ;-)
J’ai connu un bûcheron qui touchait du bois à tout va et qui a pourtant été écrasé par un tronc…
RépondreSupprimerJ’ai aussi connu un peintre en bâtiment qui ne passait jamais sous les échelles et qui pourtant en est tombé…
Quant à la malédiction des chats noirs, c’est juste un bruit que font courir les vraies blondes…
Je m’en moque, de toute façon, mon chat, je l’ai perdu…
Houla... Il est grand temps, je crois, d'aller sacrifier un poulet (deux ne seront pas de trop) chez mon marabout attitré pour que l'amer se retire.
SupprimerJe ne me sépare jamais de mon pompon fétiche mais je veux bien te refiler ma patte de vieux lapin albinos 1ère main et même un œil de Sainte Lucie ramassé sur la plage de Palombaggia !